Chères UJA,
Chers membres des UJA,
Chers Amis,
Un grand merci à lUJA de Strasbourg-Saverne et à sa Présidente, Anne GANGLOFF. Par votre sens de lorganisation et votre générosité, vous nous permettez de vivre un magnifique 79ème Congrès.
Vous avez parfaitement réussi, toujours dans le cadre du saint et sacré protocole de Congrès, à faire découvrir ou redécouvrir votre singulière culture alsacienne.
Dans ses aspects les plus accessibles aux non-initiés : le riesling, le munster ou la choucroute ;
mais également dans ses aspects appelant déjà à une certaine maîtrise pratique : les spätzle, le baeckeoffe, le dampfnüdle, et le Charles-Edouard Pelletier.
Sil est une certitude cest que vous savez recevoir. Sincèrement, merci.
Vous savez recevoir, car vous aimez donner. Et cela vous réussit. Cela nous réussit.
Jen veux pour preuve ce qui à mon sens a été votre plus belle faveur : ( ) lorsque, au sein de cette célèbre salle Gaston Monnerville à Paris, le samedi 4 juin 2016, vous avez permis lélection au sein du Bureau de la FNUJA de Simon WARYNSKI.
Simon, voilà, cest le moment. Cest paradoxal, mais la délicatesse de tes attentions Jeudi à loccasion de ton discours, ma assassiné. Tu me sais sensible et tu ny es pas allé de main morte. Jai résisté pour ne pas pleurer, car je me disais peut-être naïvement quun Premier Vice-Président, candidat à la Présidence de la FNUJA, ça ne pleure pas.
Tu ne mas pas épargné. Maintenant cest à mon tour, laisse-moi te rendre la monnaie de ta pièce.
Ma première année au Bureau sous la présidence dAminata ne nous a pas permis de véritablement nous découvrir. Cela était dû à la peur, la volonté de bien faire, ou plutôt de ne pas mal faire, la méconnaissance de notre syndicat, ma difficulté à trouver ma place, bref, la complexité de cette fameuse 1ère année au Bureau.
Travestissons un peu notre mémoire : je retiendrai que, partageant déjà le même prénom, il ne fallait pas trop brouiller les pistes par une amitié soudaine.
Ce nest quà loccasion de ce fameux comité décentralisé à Grenoble que nous nous sommes rapprochés, tous deux empreints dune malice qui, nous le savons maintenant, nous liera par la suite.
Cette suite, il aura fallu attendre plus de 2 ans pour la connaître, avec tout de même un évènement intermédiaire, sorte de prélude à limage que je garderai de toi : celle dun modèle.
Ce passage éclair à Strasbourg, chez toi, à loccasion dun dossier commun maura révélé une chose : ton bonheur, accompli, sincère, partagé, celui dun mari, dun père, dun associé. Cest ce bonheur que je voulais. Cela parait évident, mais cela ne létait pas pour moi à cette époque.
Mon arrivée au sein du Bureau tu las rappelé a été mouvementée, cest le moins que lon puisse dire.
A partir de ce moment, chaque jour passé a été un pas de plus vers toi, pour une amitié qui, je le crois, est promise à de belles années. Tu nes pas simple à cerner, et je crois quil faut abandonner lidée de le pouvoir pour profiter de ce que tu as de meilleure à offrir : ton intelligence, ton humour, ton indulgence et ta bienveillance.
Quand je fais le bilan de cette année passée, jai dit et fait certaines erreurs. Tu nas jamais manqué une occasion de me faire comprendre et de me pardonner.
Je sais que tu mas toujours protégé.
Tes qualités ont été des véritables forces pour notre syndicat.
Tu as dit de moi dans ton discours que tu navais jamais vu quelquun avec autant dénergie. Cette énergie, je te la dois. Nest-ce-pas là la principale qualité dun leader que damener ses équipes à donner le meilleur delles-mêmes. Cette année, jai donné le meilleur de moi-même, et cela grâce à toi.
Jaurais tellement encore à dire, mais à lheure où jécris ces lignes nous sommes déjà vendredi soir, il est déjà 23h56, et le bureau de la FNUJA est représenté notamment par un faux moustachu à la coupe mulet blonde qui ressemble moins à un dresseur de fauve quà un candidat à la recomposition de Village People, et par un chevalier de lamour trash qui pense pouvoir séduire un autre membre du bureau, armé dun fouet queue de chat et coiffé dun masque bdsm.
Simon, la complexité de ta pensée, qui en fait sa force, alliée à la facilité de ton caractère ont fait de toi pour la FNUJA un Président dexception, et pour moi, un ami cher.
Monsieur le Président, Cher ami, Merci.
Enfin, je ne peux débuter ma candidature sans un regard appuyé vers Claire, mon épouse, cette femme que jadmire, qui me pardonne et qui maime. Ma partenaire de vie, de tous mes combats. Je crois que tes échappées shopping avec Cariole et culinaires avec Matthieu (quand elles aboutissent) auront facilité lacceptation de mon engagement. Bientôt dailleurs, Matthieu, il faudra prévoir un couvert supplémentaire à tes tablées, avec si possible chaise haute et bavoir récupérateur.
*
Chères UJA,
Chers membres des UJA,
Chers amis,
Je mesure limmense honneur quest celui de vous présenter ma candidature à la Présidence de la FNUJA.
Cet honneur, je le mesure :
Chers membres des UJA,
Chers Amis,
Un grand merci à lUJA de Strasbourg-Saverne et à sa Présidente, Anne GANGLOFF. Par votre sens de lorganisation et votre générosité, vous nous permettez de vivre un magnifique 79ème Congrès.
Vous avez parfaitement réussi, toujours dans le cadre du saint et sacré protocole de Congrès, à faire découvrir ou redécouvrir votre singulière culture alsacienne.
Dans ses aspects les plus accessibles aux non-initiés : le riesling, le munster ou la choucroute ;
mais également dans ses aspects appelant déjà à une certaine maîtrise pratique : les spätzle, le baeckeoffe, le dampfnüdle, et le Charles-Edouard Pelletier.
Sil est une certitude cest que vous savez recevoir. Sincèrement, merci.
Vous savez recevoir, car vous aimez donner. Et cela vous réussit. Cela nous réussit.
Jen veux pour preuve ce qui à mon sens a été votre plus belle faveur : ( ) lorsque, au sein de cette célèbre salle Gaston Monnerville à Paris, le samedi 4 juin 2016, vous avez permis lélection au sein du Bureau de la FNUJA de Simon WARYNSKI.
Simon, voilà, cest le moment. Cest paradoxal, mais la délicatesse de tes attentions Jeudi à loccasion de ton discours, ma assassiné. Tu me sais sensible et tu ny es pas allé de main morte. Jai résisté pour ne pas pleurer, car je me disais peut-être naïvement quun Premier Vice-Président, candidat à la Présidence de la FNUJA, ça ne pleure pas.
Tu ne mas pas épargné. Maintenant cest à mon tour, laisse-moi te rendre la monnaie de ta pièce.
Ma première année au Bureau sous la présidence dAminata ne nous a pas permis de véritablement nous découvrir. Cela était dû à la peur, la volonté de bien faire, ou plutôt de ne pas mal faire, la méconnaissance de notre syndicat, ma difficulté à trouver ma place, bref, la complexité de cette fameuse 1ère année au Bureau.
Travestissons un peu notre mémoire : je retiendrai que, partageant déjà le même prénom, il ne fallait pas trop brouiller les pistes par une amitié soudaine.
Ce nest quà loccasion de ce fameux comité décentralisé à Grenoble que nous nous sommes rapprochés, tous deux empreints dune malice qui, nous le savons maintenant, nous liera par la suite.
Cette suite, il aura fallu attendre plus de 2 ans pour la connaître, avec tout de même un évènement intermédiaire, sorte de prélude à limage que je garderai de toi : celle dun modèle.
Ce passage éclair à Strasbourg, chez toi, à loccasion dun dossier commun maura révélé une chose : ton bonheur, accompli, sincère, partagé, celui dun mari, dun père, dun associé. Cest ce bonheur que je voulais. Cela parait évident, mais cela ne létait pas pour moi à cette époque.
Mon arrivée au sein du Bureau tu las rappelé a été mouvementée, cest le moins que lon puisse dire.
A partir de ce moment, chaque jour passé a été un pas de plus vers toi, pour une amitié qui, je le crois, est promise à de belles années. Tu nes pas simple à cerner, et je crois quil faut abandonner lidée de le pouvoir pour profiter de ce que tu as de meilleure à offrir : ton intelligence, ton humour, ton indulgence et ta bienveillance.
Quand je fais le bilan de cette année passée, jai dit et fait certaines erreurs. Tu nas jamais manqué une occasion de me faire comprendre et de me pardonner.
Je sais que tu mas toujours protégé.
Tes qualités ont été des véritables forces pour notre syndicat.
Tu as dit de moi dans ton discours que tu navais jamais vu quelquun avec autant dénergie. Cette énergie, je te la dois. Nest-ce-pas là la principale qualité dun leader que damener ses équipes à donner le meilleur delles-mêmes. Cette année, jai donné le meilleur de moi-même, et cela grâce à toi.
Jaurais tellement encore à dire, mais à lheure où jécris ces lignes nous sommes déjà vendredi soir, il est déjà 23h56, et le bureau de la FNUJA est représenté notamment par un faux moustachu à la coupe mulet blonde qui ressemble moins à un dresseur de fauve quà un candidat à la recomposition de Village People, et par un chevalier de lamour trash qui pense pouvoir séduire un autre membre du bureau, armé dun fouet queue de chat et coiffé dun masque bdsm.
Simon, la complexité de ta pensée, qui en fait sa force, alliée à la facilité de ton caractère ont fait de toi pour la FNUJA un Président dexception, et pour moi, un ami cher.
Monsieur le Président, Cher ami, Merci.
Enfin, je ne peux débuter ma candidature sans un regard appuyé vers Claire, mon épouse, cette femme que jadmire, qui me pardonne et qui maime. Ma partenaire de vie, de tous mes combats. Je crois que tes échappées shopping avec Cariole et culinaires avec Matthieu (quand elles aboutissent) auront facilité lacceptation de mon engagement. Bientôt dailleurs, Matthieu, il faudra prévoir un couvert supplémentaire à tes tablées, avec si possible chaise haute et bavoir récupérateur.
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Chères UJA,
Chers membres des UJA,
Chers amis,
Je mesure limmense honneur quest celui de vous présenter ma candidature à la Présidence de la FNUJA.
Cet honneur, je le mesure :
- dabord par lexpérience acquise au sein de lUJA de Paris et plus particulièrement par lexpérience de sa présidence ;
- ensuite par lexpérience des congrès, des comités et des travaux en commissions depuis 5 ans ;
- enfin et surtout, par les deux années passées au sein du Bureau.
Cet honneur, je le mesure aussi à la longévité de notre syndicat. Si beaucoup retiennent 1947 et la création du Comité National des UJA de France, il faut savoir que 15 ans plus tôt, en 1932, il y a donc maintenant 90 ans, dans la salle du Conseil de lOrdre du barreau de Montpellier, sur linitiative de notre confrère Georges HAZAN, président de lUJA de Paris, les délégués des UJA dAix-en-Provence, Lille, Lyon, Montpellier, Marseille, Nice, Paris, Perpignan et Toulouse se sont réunis pour créer, sous la présidence du confrère Plagniol, président de lUJA de Montpellier, l « Association Centrale des UJA ».
Je mesure cet honneur de savoir que 90 ans dengagements nous contemplent. Et cest ce regard, maintenant porté sur nous par nos Présidents et membres dhonneur, qui moblige.
Jai souvent dit aux membres de mon bureau parisien que quand on élit quelquun à lUJA, et cest la même chose pour la FNUJA, ce ne doit pas être une récompense, mais cela doit être une promesse. Car à offrir des postes en remerciement on prend le risque denvoyer au front des anciens combattants.
Alors bien sûr on tient compte des garanties que présentent un candidat (son expérience, son travail, son engagement, sa disponibilité). Mais doivent venir au nombre de ces garanties également les projets, les ambitions, lénergie.
Cette candidature est donc moins celle dun bilan, que celle dun programme.
Un honneur qui mobligera à protéger. Protéger notre doctrine en en devenant le gardien. Nos travaux, nos débats, nos mobilisations font vivre notre syndicat, et constituent autant de positions quavec le soutien du Bureau, le travail et la loyauté des élus, je tiendrai. Des positions que je nabandonnerai pas, que ne troquerai pas.
Cet honneur mobligera aussi à incarner. Incarner les principes et valeurs de notre syndicat :
- notre serment dabord, socle fondamental, inaliénable, presque loi naturelle. Quelles que soient les contingences, les chantages, ces principes ne pourront jamais devenir une monnaie déchange ;
- la solidarité ensuite. Je ne peux, ici à Strasbourg, capitale européenne et des droits de lhomme, parler de nos principes sans avoir une pensée pour celles et ceux qui hors de nos frontières souffrent de ce que lhomme peut avoir de cupidité et dinhumanité, et souffrent des violations de lÉtat de droit. Je suis de ceux qui pensent que chacun est capable du pire, et que les seuls remparts aux défauts de lindividu, sont les qualités du collectif. Cest par la générosité que se réalisent les plus belles entreprises. Aujourdhui, je vous propose de mettre mon humanisme et ma foi en la force collective au service de la protection de notre syndicat et de sa doctrine ;
- La modernité enfin. Si la FNUJA protège les avocats daujourdhui, elle pense ceux de demain. Le monde, la société, la profession évolue. Nous avons été les précurseurs de nombre des plus belles avancées de la profession. Nous devons le rester.
Pour finir, cet honneur mobligera à fédérer. Nos statuts ont été pensés et rédigés pour permettre de couper toute allégeance du Premier Vice-Président et du Président à leur UJA dorigine. Depuis cette année, je représente chacune des UJA, sans distinction et sans privilège pour aucune.
Chère UJA de Paris, vous mavez, lan passé, offert votre confiance confiance que vous mavez renouvelée cette année pour être candidat à la Présidence de la FNUJA. Ce parcours, je vous le dois et je vous en remercie.
Cette investiture est la manifestation dun attachement fort de lUJA de Paris à la FNUJA.
Le terme de Fédération à un sens. Sens que lon retrouve en droit international. Une fédération est différente dune union. Fédérer, ce n’est pas unir par labandon de tout ou partie dune souveraineté. La fédération, cest lalliance.
Fédérer cest, dune part, avant toute chose, respecter la souveraineté de chaque UJA et, dautre part, identifier ou construire des causes communes qui permettront de forger cette alliance.
La FNUJA cest lalliance de toutes les UJA derrière les principes et valeurs qui leur sont communs.
Naturellement, est cest là le but dune fédération, cette communauté de valeurs croit. Sous ce toit de plus en plus large, il est primordial de sinterroger sur ce quattendent les UJA de la FNUJA.
Si vous maccordez votre confiance, je souhaiterais quau cours du premier trimestre chaque bureau dUJA nous accorde à moi et un ou plusieurs membres du Bureau, quelques instants pour échanger sur ses attentes, souhaits, satisfactions ou insatisfactions. On a souvent appelé cela le « maillage territorial ». Je pense quil est important que la FNUJA sinterroge sur ce quelle peut apporter à chacune des UJA, prise individuellement. Outre le plaisir procuré de pouvoir vous retrouver, ce moment sera loccasion de rappeler à chaque UJA toute la place quelle occupe au sein de la FNUJA, et didentifier les pistes et les moyens damélioration.
Si vous me faîtes lhonneur de mélire, je mobligerai donc à protéger, incarner et fédérer dans la continuité de ceux qui mauront précédé.
Cette mission, je la réaliserai éclairé des conseils et expériences de nos anciens qui, pour nombre dentre eux, mépaulent déjà depuis plusieurs années.
Je sais aussi que je pourrai compter sur un Bureau à qui je demanderai encore cette année dêtre intransigeant et sincère avec moi. La communication et la franchise sont la clé de la réussite.
Enfin, cette mission, ne pourra être menée à bien sans le travail et la loyauté de nos élus. Un mandat FNUJA oblige également. Par respect pour notre institution, mais aussi par respect pour celles et ceux qui, malgré leur dévouement, nont pas été investis. Nos élus sont élus car ils sont compétents, mais surtout car ils ont prouvé et garanti leur loyauté.
Chaque niveau daction de notre syndicat est un maillon de la fédération. De la doctrine des UJA, vers les commissions FNUJA, puis le Bureau, le Comité et le Congrès, jusquà nos élus : aucun maillon de cette chaîne ne doit faillir. Notre cohésion fait notre force. Si chacun des maillons de cette chaîne est fiable, notre action sera infaillible, intouchable, incontestable.
Cette année, nous le supposons plus que jamais, sera celle du retour de la réforme des retraites. Lexpérience des années précédentes et de la mobilisation orchestrée par Jean-Baptiste Blanc et Catheline Modat sera un atout pour défendre la solidarité de notre système, mais nous ne nous leurrons pas : elle ne suffira pas.
Nous allons devoir mobiliser le plus tôt possible notre commission protection sociale et nos élus, au CNB et à la CNBF, pour engager ce qui sera une lutte de tous les instants. Nous allons devoir communiquer, former, discuter, construire des stratégies. Plus tôt nous serons mobilisés, meilleure sera notre défense.
Dans cette perspective, je souhaite que rapidement nos experts sur le sujet forment et épaulent de nouvelles forces vives au sein de la commission afin que rapidement, nous puissions multiplier les actions et mobilisations.
À cela sajoute un projet de réforme de la carte judiciaire. Au lendemain des États Généraux de la Justice et du constat opéré par la profession sur les injustices de tout ordre, la Chancellerie envisage une réforme de la carte judiciaire. Toute notre attention devra être portée sur ce projet qui ne doit pas être un énième instrument de rationalisation budgétaire au détriment de laccès au droit.
Évidemment, le Gouvernement lancera dautres sujets sur lesquels nous devrons être attentifs et réactifs.
Au sein de notre Vème République, les seconds mandats présidentiels sont les mandats de tous les possibles. Il nous faudra donc être pleinement mobilisés.
La profession elle-même sera initiatrice de projets qui appelleront notre vigilance. Je pense aux activités dérogatoires accessoires, au code de déontologie de la profession davocat et aux suites données aux États Généraux de la Justice. Et il y en aura dautres.
Aussi, et surtout, je souhaite que la FNUJA sempare davantage de son rôle dinitiateur de projets, notamment au sein des institutions représentatives. Pour dire les choses simplement, je souhaite que la FNUJA joue un rôle accru dans lémergence des sujets qui vont intéresser la profession et les pouvoirs publics.
Très tôt nous nous manifesterons auprès de nos interlocuteurs, acteurs ou représentants des pouvoirs publics, pour initier une véritable politique de dialogue avec eux. Je souhaite quà chaque fois quun projet de loi ou de décret intéressant la profession est envisagé, au sein des ministères se pose la question de savoir ce quen pense la FNUJA.
A linstar du travail qui a été réalisé sur la création de la nouvelle sanction disciplinaire pour les mauvaises pratiques des collaborants, la FNUJA a intérêt à se saisir pleinement de sa faculté dinitiative et, sans jouer un rôle de métronome des débats institutionnels, demeurer une force incontournable de proposition.
Cet exercice ne pourra à mon sens être rendu possible que sous deux conditions :
- la première, cest évidemment que nos commissions vivent et uvrent à la réalisation de ce travail prospectif. Présidents et membres des commissions, réunissez-vous, échangez, mettez les sujets sur la table, et si cela est nécessaire, renversez-là ! Je serai là, nous serons là avec les référents Bureau à votre disposition. Nhésitez jamais à échanger, transmettre avec nous. Votre initiative ne vous sera jamais reprochée. Vous êtes le cur de notre institution. La FNUJA cest vous ;
- la seconde condition, cest que nous laissions à nos élus une liberté dans lexercice de leur mandat et dans la droite ligne de notre doctrine. Chers élus, vous êtes les yeux et les oreilles de notre syndicat, mais je refuserai toutefois de vous laisser croire que vous êtes de simples facteurs de notre doctrine. La difficulté de votre mandat, la temporalité souvent réduite sur ses sollicitations appelle votre conscience et vos initiatives. Que ce soit lors des assemblées générales ou pour les travaux en commissions, je serai, nous serons avec le Bureau, toujours à votre écoute et à votre disposition pour vous accompagner.
Ce recentrage sur nous-même dans linstruction des sujets nous permettra, en plus dêtre réactif, de demeurer créatif et, pour faire honneur à linvitation du président Jérôme GAVAUDAN, de répondre notamment à la question de savoir ce que veulent les jeunes avocats. Car si cela doit être le rôle dun syndicat, cest bien le nôtre.
Et plusieurs sujets me semblent appeler nos réflexions :
- Pour plusieurs raisons, le marché sest inversé : aujourdhui loffre nest plus du côté du collaborant mais du collaborateur, et ce sont désormais les collaborants qui sont en demande. Ces derniers doivent aujourdhui présenter des réelles garanties quant aux perspectives de carrières, et cela passera à mon sens par la création et la mise en uvre de « parcours ». Je souhaiterais que la FNUJA soit précurseur sur ce sujet. Je souhaiterais que nous puissions offrir aux avocats collaborants et collaborateurs un instrumentum destiné à faciliter lassociation ou linstallation de ces derniers. De nombreux outils ou dispositifs, mériteraient dêtre pensés et articulés pour créer ce que jappelle un « Parcours du collaborateur » au sein du cabinet. Association en industrie, dépatrimonialisation, rémunération dapport daffaires, intéressement au résultat sont autant dinstruments à mobiliser ;
- les solution de gestion et dhébergement des données des avocats, et plus particulièrement les conditions techniques et tarifaires proposés aux avocats et cabinets les plus modestes ou en développement pourraient appeler à la création doutils et infrastructures type datacenter dédiés à la profession. Des réflexions en ce sens de notre syndicat pourraient également être utiles ;
- contrairement à ce que certains peuvent penser, lavocat à encore toute sa place à prendre dans notre Constitution. Les atteintes récemment portées à notre secret nous ont prouvé que les garanties législatives ne sont pas immuables et que limportance de la place de lavocat dans lÉtat de droit appelle une consécration au rang constitutionnel ;
- la place croissante de la communication dans notre exercice a créé un réel besoin de formation et a entraîné des dérives consistant à préférer la visibilité à certains de nos principes tels que la dignité ou la modération. Je crois que nous avons tout à gagner à faire laveu dun besoin daide sur ce sujet. En ce sens, des formations à la communication radio ou télévisuelle, en partenariat avec des professionnels des médias comme les journalistes, pourraient être mises en place ;
- évidemment nous devons continuer leffort entrepris dans le dialogue constant et les formations communes avec les magistrats ;
- et notre offre de formation est unique et doit le demeurer. Les caravanes reprendront leurs chemins vers les UJA pour former sur différents thèmes.
Ces éléments sont des idées que je vous propose de saisir. Mais en définitive, le programme de ce mandat, ce sera le vôtre.
Jen ai bientôt terminé, et il me reste quelques derniers regards à porter.
Sonia, ou devrais-je dire « Ouled ». Nous semblons si différents. Déjà dans nos parcours. Ensuite, on ne va pas non plus se mentir : à travers nos UJA dorigine et au rythme des sujets clivants, nous nous sommes confrontés, affrontés. On a parfois même dû se détester.
Dès le début de ce mandat, nous nous sommes engagés réciproquement à aller lun vers lautre, à communiquer, à tout nous dire. Cette année passée maura permis de te découvrir. Une main de velours dans un gant de fer. Lhyper-sensibilité derrière le caractère dacier forgé dans les flammes de la vie.
Nous ne sommes en réalité pas si différents. Nous avons tous deux une forte personnalité, et notre engagement pour la FNUJA nous a permis de nous découvrir parfaitement complémentaire. Cette complémentarité fera la force de notre équipe et de notre syndicat. Parce que croyez-moi, on peut être courageux et nous affronter individuellement, mais il faudra être téméraire pour sattaquer à nous deux.
Sonia, tu es intelligente, loyale, et je lai découvert parfois à mes dépens, extrêmement futée. Tu as tous les atouts pour être Première Vice-Présidente, et devenir Présidente de la FNUJA.
Mon deuxième regard se porte sur toi Boris. Je ne peux mempêcher de te dire ce que je pense. Je sais la difficulté dans laquelle ta placé mon arrivée. Sincèrement, Boris, je te souhaite le meilleur.
Mon troisième et dernier regard, et je le crois le plus compliqué, cest sur Niels quil se porte. Quand je mesure la peine que jai de timaginer partir, alors que je te vois tous les jours au Bureau ! Je nose mimaginer celle des autres membres du Bureau, et de nos UJA.
Tu es une pépite. Une perle rare. Tu incarnes tout ce quil y a de meilleur dans lhumanité. Tu es généreux, respectueux, drôle, empathique, et doté de ce qui compte le plus pour moi : le sens du sacrifice, laltruisme. Ce nest pas une liste de compliments balancée au vent. Cest la réalité, ma réalité. Jaimerais avoir ta facilité sociale, ta patience, ta faculté de pardonner.
Contrairement à ce que certains pensent, cest toi qui me portes, qui me conseilles. Si jen suis là aujourdhui, cest aussi grâce à toi.
Le fonctionnement du rouage parisien au sein de lhorloge quest le Bureau de la FNUJA est complexe, mais je vous lassure : il fonctionne parfaitement. Cest sa complexité qui en fait sa beauté. Envié par lUJA de Paris, celle-ci ta rappelé pour y emprunter un parcours qui je lespère tamènera loin.
Niels, sil te plait, continue, persiste, ne baisse jamais les bras.
Chères UJA,
Chers membres des UJA,
Chers amis,
Il est maintenant temps den finir, ou plutôt, je lespère, de commencer.
Vive les UJA,
Vive la FNUJA
