Historique de la FNUJA

> 1932
La création de l’ « Association Centrale des UJA »

Le 17 mai 1932, dans la salle du Conseil de l’Ordre du barreau de Montpellier, et sur l’initiative de Me Georges HAZAN, président de l’UJA de Paris, les délégués des UJA d’Aix-en-Provence, de Lille, Lyon, Montpellier, Marseille, Nice, Paris, Perpignan et Toulouse, se sont réunis pour créer un organisme central de liaison et de documentation destiné à unir l’ensemble des jeunes avocats au Barreau français.

Le but était ainsi « d’unir les Associations, sans toucher à leur indépendance réciproque ». Il s’agissait déjà alors de permettre aux jeunes avocats de se connaître, de se grouper, et de porter des revendications dans l’intérêt de la profession.

Le lendemain, sous la présidence de Me PLAGNIOL, Président de l’UJA de Montpellier, furent alors rédigés et signés les statuts de l’« Association Centrale des UJA ».

> 1939-1945

La mobilisation nationale et l’occupation nazie ont été des freins à la continuité des activités syndicales par les avocats de France. De nombreux acteurs du paysage syndical ont été tués. A titre d’exemple, au sein de l’UJA de Paris, après la libération, la simple confrontation des noms du Monuments aux morts avec l’annuaire de l’UJA pour l’année 1937-1938 permet d’affirmer qu’au moins 32 membres de l’association sont morts entre 1939 et 1945, dont notamment son président fondateur Joseph PYTHON, arrêté et torturé par la Gestapo.

Grâce aux efforts de certains, la mobilisation a tout de même persisté au travers d’initiatives de solidarités (dont notamment des collectes pour les prisonniers), de réunions informelles à l’intention des plus jeunes, et d’actions de Résistance (dont notamment en défendant des résistants traduits devant les Sections spéciales).

L’Association Centrale des UJA, comme de nombreuses UJA, ne survivra toutefois pas à la guerre.

> 1947
La création du « Comité National des UJA de France »

En 1946, l’UJA de Toulouse décida d’organiser une soirée au profit des avocats du barreau de Caen, dont la ville fut littéralement détruite par les bombardements qui ont succédé au débarquement des alliés sur les plages normandes.

Invité à cette occasion, Me Henri DELMONT, président de l’UJA de Paris, fût le témoin d’une véritable amitié entre les avocats toulousains et caennais. Soucieux de recréer ce lien perdu du fait de la guerre entre les différentes UJA de France, et malgré l’hostilité de certains Bâtonniers à l’égard des UJA, il contacta les jeunes avocats de différents Barreaux en leur suggérant soit de créer au sein de chacun d’entre eux une UJA, soit, là où elle existait déjà, de la « revigorer ».

Par la suite, les Présidents et les Bureaux des UJA se réunirent à Paris au mois d’avril 1947 pour créer la FNUJA, appelée alors « Comité National des UJA de France ».

Les liens d’amitié se nouèrent plus fortement encore après une nouvelle réunion qui s’est tenue à Strasbourg.

Les grands combats de l’UJA commencèrent !