Cette disposition est inacceptable et constitue en soi une hérésie !
En effet, si les experts comptables peuvent actuellement procéder à la rédaction dactes juridiques, cest uniquement à titre accessoire direct dune prestation comptable (ce qui ne peut être le cas de la rédaction dune cession de parts de SCI).
Par ailleurs, le législateur a exclu les experts comptables du dispositif de la loi du 28 mars 2011 créant lacte contresigné par avocat en se fondant notamment sur un avis de lAutorité de la Concurrence (27 mai 2010). Cette dernière a rappelé que les garanties présentées par la profession davocats en termes de formation, de déontologie et de connaissance du contentieux permettaient une sécurité juridique que ne pouvait apporter les experts comptables.
Ainsi, au détour dune loi relative au logement, le Parlement reviendrait tant sur lexclusion des professionnels du chiffre du dispositif de « lacte juridique contresigné » que sur la limite de lexercice du droit à titre accessoire par les experts comptables.
Au delà du fait que ce texte parait difficilement applicable, il crée une confusion intolérable sur les missions de chacune des professions, sur leur niveau de formation, sur les garanties quelles sont à même dapporter notamment en ce qui concerne leur compétence et leur déontologie.
Dautre part, la sécurité juridique du citoyen est véritablement mise en danger sur une initiative parlementaire. Le Gouvernement, resté sciemment inactif sur la question, ne semble pas prendre la mesure des conséquences dune telle disposition.
LAssemblée Nationale a entériné cette disposition inacceptable ce lundi 17 février. Le Sénat doit se prononcer à son tour Jeudi 20 février à 10h30.
La profession doit sélever massivement contre ce texte.
Le Conseil National des Barreaux qui suit lévolution de ce projet de loi sans relâche depuis des mois, a appelé à la mobilisation de la profession.
La FNUJA invite vivement tous les confrères à saisir les sénateurs de leur département de mails leur demandant labrogation ou la modification du texte de ce funeste article 70 quater de la loi ALUR.
Il vous suffit pour cela dutiliser le modèle joint ci dessous, de ladapter, et de lenvoyer avant jeudi matin sur ladresse mail des sénateurs de vos départements que vous trouverez à ladresse suivante : http://www.senat.fr/senateurs/sencir.html
Faisons connaître massivement notre contestation !
Les Pouvoirs Publics doivent comprendre que les Avocats naccepteront pas ladoption de ce texte sans réagir.
La FNUJA, premier syndicat représentatif de la profession dAvocats, restera mobilisée au côté du Conseil National des Barreaux, jusquà la mise en échec de cette disposition.
