En effet, aux termes dune loi du 6 mars 2014, la Turquie a supprimé lexistence des juridictions dexception et par conséquent la Juridiction spéciale qui jugeaient nos confrères depuis juillet 2012.
La Juridiction de droit commun saisie du dossier transitoirement dans lattente dune nouvelle fixation de laffaire a décidé de mettre un terme à la détention provisoire de nos confrères.
Néanmoins, les poursuites ne sont pas pour autant abandonnées et nous restons mobilisés.
Par ailleurs, les confrères du CHD (association des avocats progressistes) dont certains intervenaient en défense de nos confrères, sont toujours incarcérés depuis janvier 2013.
Nous restons solidaires et espérons vivement quune décision similaire intervienne sans délai. Rappelons en effet que nos confrères turcs ont été particulièrement malmenés et sont poursuivis sur la base déléments assimilant les avocats aux clients quils défendent.
La FNUJA qui sest associée depuis le début de ce procès au comité de soutien organisé par les avocats européens, restera particulièrement vigilante jusquau terme de cette procédure inacceptable et portant une atteinte grave à la profession davocat.
Hélène LAUDIC-BARON
UJA de RENNES
