Les Jeunes Avocats ont toujours été des interlocuteurs constructifs dans le cadre des discussions sur l’avocat en entreprise et conçoivent parfaitement les déceptions et frustrations des juristes d’entreprise à raison des débats en cours devant le Parlement.
Néanmoins, les Jeunes Avocats ne peuvent que déplorer la méthode utilisée par ces deux associations pour tenter de parvenir à leurs fins.
En pratiquant ce qui s’apparente à un chantage, c’est-à-dire, en demandant à leurs conseils habituels de confirmer par écrit, et ce, indépendamment de leur opinion personnelle, qu’ils seraient favorables à des revendications sectorielles, lAFJE et le Cercle Montesquieu révèlent une conception toute particulière des valeurs cardinales de la profession d’Avocat comme de lintérêt des entreprises qui les emploient.
Les Jeunes Avocats considèrent quil est intolérable d’exiger comme préalable à lattribution dune mission de conseil ou de défense quun avocat fasse allégeance aux revendications professionnelles de ses clients.
Laccepter serait céder à des méthodes inqualifiables et renier à tout le moins notre serment.
En conséquence, la FNUJA :
– appelle les membres desdites associations à ne pas se livrer aux pratiques recommandées par lAFJE et le Cercle Montesquieu ;
– appelle de plus fort lensemble des avocats, indépendamment de toute position personnelle sur l’opportunité de la création d’un statut davocat en entreprise ou linstitution dun principe de confidentialité des avis des juristes d’entreprise, à ne pas obtempérer si une telle demande devait leur être formulée ;
– appelle, enfin, le CNB à sélever sans délai contre une telle méthode et à rappeler que ni aujourdhui ni demain, les Avocats ne céderont au chantage.
