Ce projet reçu immédiatement lassentiment enthousiaste de notre secrétaire général dalors, qui proposa de débuter par une implantation territoriale en Bretagne, à Nantes. Cette approximation géographique ma fait douter de notre capacité à sinstaller dans cet ouest lointain. Après avoir proposé sournoisement de débuter notre implantation en Normandie par Amiens, jai perfidement fait remarquer que Nantes nétait pas en Bretagne.
Ce fut là lun de mes premiers échanges avec Anne-Lise Lebreton, secrétaire générale, puis présidente de la FNUJA. Jai ainsi immédiatement été confronté à son caractère affirmé et à sa volonté sans faille. Évidemment que Nantes est en Bretagne, et ce nest pas moi, originaire dune région tantôt française tantôt allemande, qui allait lui donner des leçons de géographie.
Anne-Lise nous a démontré que face à la volonté aucun obstacle nest insurmontable. Nous sommes présents dans lensemble des régions de lOuest de la France et couvrirons bientôt lensemble du territoire national. Mais surtout, lan dernier, à la veille de nos élections professionnelles, bon nombre de sceptiques annonçaient un recul de notre syndicat, et je lavoue, jétais parmi ceux-ci. Anne-Lise a toujours cru à nos forces et nous a conduit à un succès sans précédent. Nous sommes, et de très loin, le premier syndicat davocats de France, et ce succès est bien évidemment aussi le sien. Je tenais en préambule à mon discours à lui rendre hommage.
Dans son récit autobiographique Nadja, André Breton déclare « Nantes : peut-être avec Paris la seule ville de France où jai limpression que peut marriver quelque chose qui en vaut la peine ».
A lissue de nos travaux, puisquil mappartient de les conclure, je peux vous affirmer que nos débats, nos échanges, valaient la peine. Les résolutions que nous avons adoptées seront ma ligne de route et je les porterai durant mon mandat comme étant la voix des jeunes avocats.
Avant de vous proposer des axes de travail sur lesquels nous pourrions orienter cette année, jaimerais vous parler de vous-même. Vous dire toute ladmiration que jai pour vous. Je sais leffort que fait chacun dentre vous pour être ici ou pour participer à chacune de nos réunions. Un effort financier important, ainsi que du temps donné au détriment de votre vie de famille, de votre vie sociale, de votre cabinet. Tout ce temps, tous ces efforts, sont consacrés à autre chose que vous-même. Ils sont au service des autres et dun idéal. Je mefforcerai dêtre digne de votre abnégation et ferai tout pour que chaque moment que vous consacrerez à notre organisation soit un moment utile.
Vous parlez de vous-même, cest aussi vous parler de notre histoire. Lannée prochaine, nous célébrerons le 70e anniversaire dune rencontre. Les UJA les plus anciennes sont presque centenaires. Après la seconde guerre mondiale, à la fin de lannée 1946, certaines UJA ont eu lidée de se rassembler à Toulouse pour une soirée au profit des avocats du barreau de Caen, lesquels étaient sinistrés à la suite du débarquement allié.
Cest de cet instant, de cette rencontre, quest née lidée dune fédération des unions de jeunes avocats. Le fondement de notre union est donc une action solidaire. Être à la FNUJA, cest considérer la solidarité comme la plus belle expression de la confraternité.
Au-delà de la confraternité, ce qui nous unit cest de considérer que la défense des jeunes avocats est au service de la profession tout entière.
Défendre une formation initiale de qualité a des conséquences directes sur la formation continue au bénéfice de tous les avocats.
Sintéresser à linstallation et lassociation des jeunes avocats, cest aussi aborder la cession de parts et le départ en retraite.
Vouloir mutualiser les conséquences des événements de la vie personnelle sur la vie professionnelle, comme la maternité ou la paternité, cest aussi aborder les conséquences dautres risques comme la maladie, linfirmité ou le décès.
Ces quelques exemples ont vocation à illustrer que la défense des jeunes avocats est notre prisme de réflexion pour aborder lensemble des problématiques de la profession tout entière.
Cest là le ciment de notre union, ce qui nous rassemble, cest cette conception dune profession solidaire et ouverte qui accueille ces nouveaux arrivants et met tout en uvre pour leur offrir les meilleures conditions dexercice.
Peu importe les divergences de point de vue contextuelles qui peuvent nous opposer, et ce congrès et les semaines qui lont précédé ont été loccasion daffrontements entre nous. La nature granitique du sol nantais nest peut-être pas étrangère au caractère houleux de nos débats.
Ce qui nous définit, ce nest pas notre position sur le statut davocat dans lentreprise, sur la composition du capital social de son cabinet, où sur le périmètre de la postulation. Nous pouvons vivre ensemble au-delà de ces désaccords, et dailleurs, nous lavons toujours fait. Ils ne sont que contextuels, ces sujets ne nous définissent pas.
Aujourdhui, une majorité sest dégagée. Ce nest pas la victoire dun camp, ou dun clan contre un autre. Il ny a pas chez nous de lutte entre les anciens et les modernes, où des éclairés ayant compris et réfléchis sopposeraient à des obscurantistes ignares. Nous avons réfléchi, nous nous sommes écoutés, nous avons débattu et chacun a pu exprimer en conscience son opinion. Nous disposons enfin dune doctrine claire, conforme au mandat que nous ont donné nos électeurs.
Président de la FNUJA, je la porterai comme étant la voix des jeunes avocats.
Président de la FNUJA, jentends aussi être le garant du pluralisme. Nous ne sommes pas dans une structure caporaliste. Chacun dentre vous conserve sa liberté, sur ces sujets qui encore une fois, nont rien à voir avec notre raison dêtre. Seule la remise en cause des principes de solidarité et de défense des jeunes avocats nest pas acceptable.
Aujourdhui, je nentends pas vous parler dun avenir lointain tel que je limagine, le prévoit, le souhaite ou le redoute. Je veux vous parler de ce présent qui simpose à nous. Cette réalité que nous navons pas su, ou peut-être surtout pas voulu prévoir, en nous réfugiant parfois dans le confort de limmobilisme, en se référant à un passé glorieux que pourtant aucun dentre nous na connu. Lère dite de « lavocat Roi » na pas survécu au XIXe siècle. Elle sert pourtant de référence à nombre de nos confrères qui revendiquent un respect qui leur serait dû en raison de leur statut et non de leur mérite.
Cest dans ce contexte quont retenti comme un coup de tonnerre les propos dArnaud Montebourg le 10 juillet 2014 :
« De nombreuses professions sont en situation de monopole et captent par leur position des revenus à la population pour des services payés trop cher. Huissiers, greffiers des tribunaux de commerce, certaines professions de santé, auto-école, prothésistes dentaire, avocats ».
Avouons que la première réaction de nombre dentre nous ne fut pas de sinsurger sur le principe de cette accusation, mais sur le fait que nous figurions parmi les accusés. Sans attendre la divulgation dun rapport de linspection générale des finances mystérieusement annoncé comme tenu secret, nous avions tous à lidée quelques niches, quelques rentes, profitant à quelques-uns et dont la situation de monopole paraissait anachronique. Nous ne les avions pas nous-mêmes dénoncées !
Nest-il pas venu le temps de nous remettre en cause ?
Face aux attaques, la pire défense est le repli sur soi. Cest pourtant la posture prise par certains de nos confrères. Ce sont les défenseurs de lentre soi, prônant une restriction drastique dans lentrée dans la profession pour mieux se partager un gâteau pourtant de plus en plus maigre. Ce sont les partisans dun avocat obligatoire, partout, pour tous, sans que la question de lutilité de cette intervention ne se pose.
Comment croire que nous pourrons assurer aux jeunes avocats un avenir et des perspectives de développement en optant pour une telle stratégie de défense, sapparentant à la ligne Maginot, dont linefficacité nest pas à démontrer.
Afin délaborer notre plan daction, je vous invite à une rapide introspection :
Les avocats nont pas le monopole de loffre de droit. Le conseil tend à se dématérialiser et à se généraliser
La documentation juridique et certains actes sont aujourdhui directement et gratuitement accessibles en ligne pour tous. En réaction, nous nous sommes drapés dans lexigence de sécurité juridique et la remise en cause de la fiabilité de ces documents, alors que ces informations gratuites constituent bien souvent le principal fonds documentaire de nombre de cabinets davocats
Nous sommes extrêmement nombreux à exercer seul et à avoir une activité généraliste et nos clients exigent un traitement de leurs affaires de plus en plus rapide alors que le maquis réglementaire, législatif et jurisprudentiel est de plus en plus complexe
Lavocat est perçu comme un coût. Ces honoraires ne sont pas lisibles et bien souvent imprévisibles. La réponse de la profession pour justifier de leurs montants fut bien souvent de mettre en avant nos charges au lieu de la valeur du service rendu
Face à ce constat, notre objectif doit être de rendre lavocat non obligatoire mais indispensable. Dans ce dessein, je vous propose dorienter notre action sur deux axes:
La mutualisation
La spécialisation
Mutualisation, car nous devons aider nos confrères à sortir de lisolement qui les entrave. Nous poursuivrons donc nos actions de formation sur lassociation, sur les structures dexercice ou de moyen. Au-delà, seront conclus très prochainement des partenariats avec des opérateurs économiques permettant à chacun de disposer doutils de gestion de cabinet performant et dune documentation juridique de qualité. Les meilleurs coûts peuvent être obtenus grâce à une mutualisation de ces investissements. Avec nos partenaires assurantiels, nous travaillons à la création dun produit couvrant le risque dimpayés.
Mutualiser cest offrir à tous les services ou des produits auxquels seul, lavocat ne pourrait accéder. Cest lui permettre doffrir une prestation de qualité à un coût maîtrisé dans un marché hautement concurrentiel.
Nous devons nous spécialiser afin doffrir un service complémentaire à loffre gratuite existante. Il ne sagit de négliger aucun domaine du droit. Quel que soit votre champ de compétence, pénal, famille, fiscal ou environnemental, vous devez offrir une plus-value, une valeur ajoutée par rapport à celle effectuée par dautres acteurs du marché. Se spécialiser, cest aussi permettre à lavocat de communiquer sur sa compétence.
Le certificat de spécialité dont lavocat peut se prévaloir est peu sollicité par les jeunes avocats. Cest notamment en raison dune méconnaissance des épreuves à subir pour parvenir à son obtention. Nous devons communiquer sur ce point, permettre à chacun de connaître très précisément le contenu de ces examens, en diffusant au besoin des exemples.
La publicité nous est permise. Son avènement a pu heurter nos conceptions traditionnelles de notre métier, mais cest un fait, la publicité existe et les jeunes avocats doivent sen saisir. Nous devons travailler avec des partenaires spécialistes de la communication afin de proposer à nos adhérents des moyens de promotion pertinents.
Un syndicat avocat na pas vocation à se préoccuper que de ses adhérents. Acteur de la vie sociale, il est également porteur dun idéal.
A ce titre, nous poursuivrons nos efforts pour garantir à tous, quels que soient leurs conditions de fortune, une défense et un conseil de qualité. Cest lhonneur de notre profession que de concourir à les défendre tous. Cest aussi lhonneur dune société de sassurer que chacun de ses membres puisse bénéficier des mêmes droits. Cest à ce titre que laide juridictionnelle doit relever de la solidarité nationale.
Lavocat est par sa nature la voix des sans avoir, sans savoir, et sans pouvoir. Aussi, poursuivrons-nous nos combats pour le respect de la dignité des détenus et lamélioration des conditions carcérales dans lintérêt de la société tout entière.
Parce que nous considérons que la juste peine nait de la confrontation de deux thèses, dans une procédure pénale en perpétuelle évolution, nous poursuivrons notre combat pour légalité des armes entre laccusation et la défense. Le problème nest pas tant celui de lindépendance du parquet que de solliciter pour la défense des droits équivalents au parquet et une séparation claire entre le siège et le parquet. Alors, le juge pourra sereinement tenir le rôle qui doit être le sien, celui darbitre.
Lavocat nest pas lhomme du procès, il est avant tout celui de la résolution du conflit. Aussi, avec lassociation des médiateurs européens, nous continuerons à promouvoir la médiation comme mode de règlement des conflits.
Il nous faut également, nous syndicat, élargir notre champ de réflexion et dintervention. Déjà en 1988, Jacques Delors, alors président de la commission européenne déclarait « dans 10 ans, 70 à 80 % de la législation adoptée le sera sous influences européennes ». Notre profession, plus que dautres professions du droit a vécu cette influence européenne, puisque nous sommes soumis à la directive services. Aussi, cest bien à léchelle européenne que nous devons aujourdhui axer notre réflexion à notre action. Cest la raison pour laquelle je vous propose de nous rendre en janvier 2016 à Bruxelles où nous pourrons rencontrer la représentation permanente de la France auprès de lunion européenne et la délégation du barreau de France pour réfléchir sur ces questions.
Au-delà, je souhaite que nous poursuivions et intensifions nos échanges avec les organisations internationales dont nous sommes membres ou partenaires. Jen profite pour saluer la présence de nos confrères du Congo et du Bénin formant la délégation de la fédération africaine des unions de jeunes avocats. A son président, mon ami Blaise LUNDA, je veux dire combien je suis admiratif de ses travaux. Alors que notre action se limite à 60 000 avocats, toi, tu télèves à la hauteur dun continent. LAfrique, à lhorizon 2030, sera sans doute le principal lieu de croissance de léconomie mondiale. Les défis sont immenses et à ce titre nous avons beaucoup à apprendre lun de lautre. Je sais aussi que sans notre engagement syndical, jamais nous ne nous serions rencontrés. Je crois aux vertus du dialogue des cultures et jespère que nous pourrons longtemps poursuivre nos échanges.
Tels sont les axes daction que je vous propose, et cest dans ces conditions que je vous présente ma candidature pour être le 58e président de la FNUJA.
Je nentends pas être votre chef, mais votre porte-parole. Aussi, je souhaiterais vous préciser à mon sens quelles doivent être nos rapports. Le mandat que je sollicite, ainsi que celui de lensemble des membres du bureau, nous confie plus de devoirs que de droits. Il ny a pas daristocratie au sein de la FNUJA, nous sommes à votre service et non linverse.
En préparant ma candidature, jai examiné avec attention mes 57 illustres prédécesseurs, dont certains sont dans la salle, et je les remercie. Cette lecture ne peut quinciter à la modestie. Je ne connais pas la plupart dentre eux. La destinée dun ancien président de la FNUJA cest loubli.
58e président de la FNUJA, je nentends pas marquer lhistoire. Dans quelques années tout le monde maura oublié. Par contre, je souhaiterais marquer notre histoire, ce dont nous nous souviendrons, cest ce que nous allons faire ensemble.
Jaurais besoin de chacun dentre vous. Avant de conclure, et de vous remercier, permettez-moi de distinguer certains dentre vous.
Je remercie lUJA de Nantes pour son accueil et lorganisation de ce formidable congrès.
Je remercie mes UJA, celle de Nancy et sa présidente Elsa DUFLO et celle de METZ avec son actuelle présidente Caroline RUMBACH et je lespère sa future présidente Anne MULLER. Jai quelquefois pu être lassé de lengagement syndical. En parler avec vous ma aidé à poursuivre.
Elsa, je vais te dire que la candidature de Nancy pour organiser notre prochain congrès est un cadeau inestimable.
Éléonore DUPLEIX. Merci de mavoir accompagné et encouragé dans ce parcours parfois semé dembûches que nous traversons depuis quelques années. Merci pour ta patience, pour ton écoute, pour ta sagesse, pour tes conseils qui me sont à la fois utiles et indispensables. Je veux te dire que dans cette dernière étape je nentends rien sacrifier. Au-delà de ma gratitude, je veux louer ton courage et te dire que tu pourras toujours compter sur moi.
Je veux remercier mon bâtonnier pour sa présence et à travers lui mon barreau pour son soutien. Mon bâtonnier, Philippe GUILLEMARD, se trouve également être mon associé, et ce depuis presque 10 ans. Dix ans que jexpérimente ton caractère affirmé, qui ma quelquefois conduit à me demander cette année si tu nétais pas nantais. Je ne pousserai pas plus loin la métaphore car certains pourraient sinterroger sur mon caractère, je ne suis pas sûr que ses développements tourneraient à mon avantage. Lassociation nest pas un fleuve tranquille mais nous avons toujours su régler avec intelligence les rares désaccords que nous avons pu avoir. Notre expérience est utile pour réfléchir sur la profession, et je souhaite à chacun davoir la chance que jai eue de trouver un associé aussi complémentaire que toi.
Il serait faux de prétendre que nous navons jamais imaginé ce qui nous arrive. Nous y pensons depuis longtemps je ne doute pas, une fois venue la fin de nos mandats respectifs, que nous nous tournerons vers dautres objectifs.
Je suis aussi sensible à la présence de Monsieur le Bâtonnier GASSE. Mon cher Bertrand, lamour que tu as pour la profession davocat et ta vision toujours prospective sur ce métier me donne espoir. Le regard bienveillant que tu portes sur chaque nouveau confrère qui arrive au barreau montre que tu es tout à fait à ta place parmi nous.
Jai enfin une pensée pour ma famille.
Jusquau samedi 13 juin, date de notre prochain comité, je poursuivrai la direction de notre mouvement avec la formidable équipe qua présidée Anne-Lise et à laquelle jai eu lhonneur de participer :
- Notre trésorier, Jean-Baptiste BLANC, de Marseille, ville internationalement reconnue pour sa rigueur comptable
- Florent LOYSEAU DE GRANDMAISON, dont je dois bien avouer quau départ, jai accueilli avec méfiance larrivée de ce gaillard trop grand, trop fort, au nom trop long, et en plus trop bavard. Jai en fait rencontré quelquun de charmant, drôle, fin, intelligent et libre. Je suis heureux de siéger avec toi au conseil national des barreaux et jespère que tu continueras à venir nous voir aussi souvent que possible
- Alexandra BOISRAME, quelque chose me dit que je serai sans doute encore amené à parler de toi lannée prochaine. Pour cette année je te dirai simplement que ta vivacité et ta bonne humeur font quil est un bonheur de tavoir dans une équipe
- Sandrine VARA, tu sais faire tellement de choses que je ne sais pas par où commencer. Lorsque tu me parles dinformatique et de nouvelles technologies jai limpression découter la météo marine sur France Inter. Cest magnifique, ça sonne bien, mais je ne comprends rien. Jai ce point commun avec Jean-Baptiste BLANC, je reprendrai donc ces mots pour te dire « Sandrine, tout ce quelle touche se transforme en or ».
- Julie BARIANI, tu es dans une équipe lélément apaisant. Tu prends le temps danalyser les choses avant bien souvent de nous apporter sereinement la solution qui simpose. Cest également un bonheur de tavoir dans une équipe je veux te dire aussi que je suis daccord avec toi il nest pas normal que la Corse ne figure pas sur le logo de la FNUJA
- Benjamin CAHN, tu représentes à la fois une réalité politique, celle des UJA de la Couronne, une énergie, et une compétence. Je me réjouis de passer cette dernière année avec toi.
- Emile CHANDLER, ainsi va la vie de la FNUJA, sitôt élu, un Président connait déjà le nom de son successeur. Je suis très heureux de cette année qui se profile à tes côtés. Cest ensemble que nous avancerons et je sais déjà avoir beaucoup de chance.
Pour la première fois depuis cinq ans je ne partagerai pas cette équipe avec Anne-Lise Lebreton. Bien sur nous avons eu des heurts mais cela a été lexception durant toutes ces années passées ensemble. Si tout à lheure, jindiquais que la destinée de tout ancien président cest loubli dans la vie globale de notre mouvement, je veux assurer quici personne noubliera tout ce que tu as fait pour nous. Tu as donné sans compter, ton temps, ton énergie pour notre bien commun. Je ne sais pas où lavenir te portera, jespère simplement que cela ne sera jamais trop loin de nous où tu as toute ta place.
Il est temps pour nous de commencer une nouvelle aventure, de relever avec courage le défi et dêtre à la hauteur des enjeux. Nous le devons aux jeunes avocats et à la haute idée que nous pouvons avoir de la profession et de la justice.
« La vie ce nest pas dattendre que les orages passent cest dapprendre à danser sous la pluie. » (Sénèque).
Eh bien dansons maintenant
