Au cours des dernières années, la FNUJA na eu de cesse de dénoncer la persistance dinégalités profondes entre les hommes et les femmes au sein de la profession bien plus marquées que dans lensemble des autres activités économiques.
Nous avons en effet interpellé nos instances professionnelles sur les difficultés importantes rencontrées par les avocat(e)s installé(es) et associé(e)s en cas de parentalité.
Le dispositif dindemnisation actuel par le RSI est dérisoire et se limite à un maximum de 74 jours darrêt de travail de sorte que les parents doivent le plus souvent opérer un choix entre laccueil de leur(s) enfant(s) dans des conditions satisfaisantes ou la poursuite de leur activité afin de préserver leur outil de travail comme leur clientèle.
En outre, le régime dindemnisation reposant uniquement sur lobligation dun arrêt total dactivité nest pas compatible avec les exigences de la situation des installé(e)s et des associé(e)s.
Dans ce contexte, la FNUJA rappelle que les Jeunes Avocats proposent en la matière :
– une amélioration de la prise en charge financière des périodes de congé paternité et maternité, avec assouplissement de la notion darrêt total dactivité ;
– la mise en uvre dun régime dindemnisation complémentaire permettant, le cas échéant, une reprise dactivité progressive ;
– que le CNB et les pouvoirs publics se saisissent de la question, uvrent en faveur de linstauration dun régime assurantiel ambitieux permettant la prise en charge des conséquences des arrêts liés à la parentalité tenant compte des contraintes de lactivité des avocat(e)s installé(e)s et associé(e)s.
Les Jeunes Avocats sont particulièrement attachés à ce que la parentalité sentende également de la paternité et considèrent comme indispensable que le dispositif envisagé traite du congé paternité.
La FNUJA sera attentive aux propositions qui seront formulées, et notamment à la question de la durée de versement et du montant des indemnités parentalité qui seront arrêtées dans le cadre du congé unique.
