La FNUJA, réunie en comité à PARIS, le 30 juin 2018,
Connaissance prise du Projet de Loi Pour une immigration maîtrisée et un droit dasile effectif, adopté par lAssemblée nationale en première lecture le 22 avril 2018 et par le Sénat le 26 juin 2018,
DENONCE un projet de loi déshumanisé ayant pour objectif un contrôle renforcé des demandeurs dasile et une facilitation de la rétention et de la reconduite aux frontières des personnes retenues,
CONSTATE, après les débats devant lAssemblée nationale et le Sénat, un durcissement des dispositions du Projet de Loi, tel que présenté par le Ministre de lintérieur lors du Conseil des Ministres le 21 février 2018 et déjà particulièrement attentatoire aux droits des demandeurs dasile et des personnes placées en rétention,
SINDIGNE, notamment, des dispositions suivantes :
Connaissance prise du Projet de Loi Pour une immigration maîtrisée et un droit dasile effectif, adopté par lAssemblée nationale en première lecture le 22 avril 2018 et par le Sénat le 26 juin 2018,
DENONCE un projet de loi déshumanisé ayant pour objectif un contrôle renforcé des demandeurs dasile et une facilitation de la rétention et de la reconduite aux frontières des personnes retenues,
CONSTATE, après les débats devant lAssemblée nationale et le Sénat, un durcissement des dispositions du Projet de Loi, tel que présenté par le Ministre de lintérieur lors du Conseil des Ministres le 21 février 2018 et déjà particulièrement attentatoire aux droits des demandeurs dasile et des personnes placées en rétention,
SINDIGNE, notamment, des dispositions suivantes :
- La suppression de laide médicale dÉtat au profit dune aide médicale durgence,
- Le recours généralisé à la visio-conférence ;
- La réduction du délai au-delà duquel le dépôt dune demande dasile entraine un traitement accéléré (90 jours à compter de lentrée sur le territoire contre 120 jours actuellement) ;
- La réduction du délai de recours devant la Cour nationale du droit dasile (15 jours contre un mois actuellement) ;
- Labsence de caractère suspensif de certains recours devant la Cour nationale du droit dasile ;
- La notification « par tout moyen » des décisions de la Cour nationale du droit dasile ;
- Le retrait des dispositions permettant la réunification dun mineur bénéficiant du droit dasile avec sa famille ;
SOUTIENT le mouvement de grève des avocats intervenant devant la Cour nationale du droit dasile, en cours depuis le 13 février 2018,
SOPPOSE aux mesures susvisées,
EXIGE des parlementaires une profonde modification du texte, lequel, en létat, porte atteinte aux valeurs de la République et aux droits fondamentaux.
