Mes Chers Amis,
Chers toutes et tous,
Je suis particulièrement émue dêtre ici à Bayonne, à loccasion de ce si beau congrès, organisé dune main de maître par une UJA dynamique qui a un sens de lorganisation tellement aiguisé que çen est presque effrayant !
Même la météo était parfaitement réglée. Pas besoin de soleil pour des halles de Bayonne privatisées ou pour louverture solennelle Il était de mise pour lapéro sur rooftop surplombant la mer et la soirée mémorable des arènes, de la pluie à nouveau pour lAssemblée Générale afin de sassurer de la présence effective de chacun des congressistes.
Bref, vous avez un sens du détail absolument terrifiant !
Jai passé une soirée vraiment mémorable hier soir dans les arènes de Bayonne.
Jai mes tresses qui sentent encore le feu de bois et je narrête pas de les renifler dailleurs depuis ce matin en souvenir de cette incroyable soirée. Et jai hâte des festivités de ce soir
Je voudrais remercier toute léquipe de lUJA de Bayonne pour son fabuleux sens de lhospitalité : Hélène Maya, Magali Etchegaray, Aurélie Bellegarde, Nicolas Michelot, Yasmina Claudio, Philippe Saladin, Maialen Cazeau, Elodie Mauriac-Lapalisse !
Merci pour ce moment ! Je vous retourne la dédicace du foulard rouge que vous mavez offert.
Je pense quon peut les applaudir chaleureusement.
Je vous le disais déjà lan dernier, Bayonne est LA ville de mon tout premier comité FNUJA.
Cest donc toi, UJA de Bayonne, qui déjà en 2010, a la première nourri mon engagement à la fédé, en me donnant envie de revenir.
Bayonne, cette ville Nunquam polluta (jamais souillée) est définitivement un marqueur fort et structurant de mon engagement syndical.
Jétais à mille lieux dimaginer lorsque je tai rencontrée pour la première fois que je me retrouverais à nouveau devant toi, 8 années plus tard pour prononcer ce discours de candidature à la Présidence de la FNUJA, aboutissement de cet engagement.
Alors que ce jour représente le début de la fin de mon aventure fnujesque, jai le sentiment dun retour au commencement, dun retour aux sources, car cest ici quest née la militante FNUJA que je suis et cest ici que naitra, si vous men faites lhonneur, la prochaine présidente de la FNUJA.
Ce sentiment de retour au commencement est aussi nourri par ce qui fait la force de la fédé : son perpétuel renouvèlement.
Ce renouvèlement qui permet une forte respiration démocratique mais aussi son éternelle fraicheur, dans les idées et les propositions quelle formule.
Cest sans doute aussi pour cela que la FNUJA est encore et toujours le premier syndicat davocats en France.
Les mandats sont courts (une année) et cela nous pousse sans cesse à être imaginatifs, innovants, à tout donner pendant un an.
Cela exige aussi de nous dêtre dans la continuité des projets initiés par nos prédécesseurs, nous avons pu le voir avec laboutissement de lenquête sur les discriminations dans la profession lancée il y a trois ans déjà, sous la présidence dAnne-Lise Lebreton pour la FNUJA et de Valence Borgia pour lUJA de Paris.
Cela exige aussi que nous soyons toujours dans la transmission aux générations de jeunes avocats qui se succèderont à la FNUJA.
Et cest dabord à tout cela que je voudrais mengager auprès de vous.
Ensuite, je voudrais vous dire que mon programme, celui que je vous propose, en vérité cest vous et vous seul qui me le proposerez.
Cest vous, les UJA, qui lécrivez, à travers les motions engagées que vous prenez en congrès ou en comités.
Le Bureau et la présidente que je souhaite incarner ne seront quun exécutif au service des UJA, de chacune des UJA, en toute humilité.
Je mengage, si vous maccordez vos suffrages, à être lécoute de chacune dentre elles et mefforcerai, avec mon bureau, à répondre à la moindre de vos sollicitations.
Sil faut que nous nous déplacions pour dynamiser une UJA, en organisant une caravane, nous serons là.
Sil faut manifester devant un lieu de Justice dont la tendance est à linaccessibilité tant aux avocats quaux justiciables, nous nous déplacerons.
Sil faut prendre une motion en soutien à une UJA en difficulté face à son Bâtonnier, nous répondrons présents.
Alors, nhésitez jamais à me solliciter. Jambitionne dêtre, avec mon bureau, la plus accessible et la plus bienveillante possible.
Souvent, le bureau donne limpulsion de laction de notre syndicat. Bien sûr, lactualité et les réformes annoncées rythment également lactivité de notre syndicat et nous tâcherons de rester réactifs.
Mais je souhaiterais que vous, les UJA, vous sentiez libre de nous alerter de toute problématique qui vous préoccuperait et nécessiterait une intervention de la FNUJA et que vous vous sentiez libre de nous adresser toute suggestion que vous estimeriez utile, pertinente, ou pas dailleurs.
Je suis intimement persuadée que les idées de génies sont souvent des idées décalées, saugrenues et qui nemportent pas nécessairement ladhésion générale au départ.
Je sais la richesse et limagination de nos UJA. Les jeunes avocats ne manquent pas de ressources, ils sont audacieux, entreprenants, solidaires et attachés à la défense des droits et libertés fondamentales.
Et le bureau aura besoin de cette ressource pour servir au mieux les jeunes avocats et servir au mieux la profession toute entière et le service public de la justice.
Et quand je vois le sens des motions adoptées aujourdhui, force est de constater que vous incarnez formidablement la boussole de notre belle fédération.
LHumanité, thème du congrès ayant gouverné nos travaux, est un enjeu majeur pour notre profession et pour notre société, à lheure, où le numérique prend beaucoup de place, ce qui est souvent heureux car nous devons aller plus loin dans notre évolution numérique, mais pas nimporte comment, pas à nimporte quel prix.
Rappeler ce terme de notre serment qui entre résonance avec les grandes problématiques de notre profession, me paraît fondamental.
En particulier à lheure où les libertés fondamentales sont sacrifiées sur lautel de lutopique « tout sécuritaire », y compris dans les lieux de justice, où les femmes et les hommes, présumés innocents, sont jugés dans des cages tels des animaux ;
A lheure où les inégalités au sein de la profession sont tellement criantes quelles ne peuvent plus être niées, à lheure où les lieux de justices et les juges séloignent de plus en plus du justiciable et des avocats, les juges nous donnent malheureusement limpression que notre vue leur est insupportable, quils ne souffrent plus de nous voir.
Nous avons le sentiment quéchanger avec nous leur inspire la plus grande lassitude, alors même que nous facilitons laccomplissement de leur mission en transposant en droit et en rendant plus lisibles les demandes, souvent légitimes, de nos clients.
Ils se cloitrent dans la tour divoire des étages des juridictions qui se créent, se déconnectant ainsi des justiciables et des avocats.
Cest une très fâcheuse tendance contre laquelle nous devons continuer de combattre. Cest un service à rendre non seulement à la profession mais à la société toute entière.
Lannée dernière, je vous ai beaucoup parlé de moi.
Cest de vous, de nous, les avocats, dont jaimerai parler aujourdhui.
Jai toujours été persuadée que les avocats avaient une partition à jouer dans la société. Et nous, les jeunes avocats, sommes particulièrement attachés à ce rôle et incarnons souvent la défense des libertés. Les motions que vous avez adoptées ce matin relatives aux avocats en danger dans le monde et sur la déshumanisation de la justice pénale en sont une belle illustration.
Nous nhésitons pas à user de notre liberté de parole pour dénoncer la moindre des atteintes aux libertés et droits fondamentaux. Et je sais que nous continuerons à le faire à chaque fois que cela sera nécessaire.
Jamais à la FNUJA nous navons eu peur de bouger les lignes, de casser les codes, de secouer le monde établi tout en restant constructifs. Cest la force de notre jeunesse, celle qui nous rend audacieux et intransigeants avec nos valeurs et nos principes.
Cest ce qui depuis toujours suscite ladhésion du plus grands nombre des avocats lors des élections au Conseil National des Barreaux. Cest loccasion pour moi dadresser de premiers remerciements à Catheline Modat et à Jean Bastiste Blanc pour avoir dirigé la dernière campagne des élections au CNB ainsi que nous nos élus pour la très belle campagne quils ont conduite et le travail quils continuent daccomplir au quotidien au CNB : Matthieu Dulucq, Sandrine Vara, Thomas Charat, Anne-Lise Lebreton, Anne Krummel, Vincent Penard, Delphine Binet, Arnaud Adélise, Marie-Hélène Fabiani, Jean-Laurent Bourel, Stéphane Lallement, Camille Maury, Richard Sédillot. Merci infiniment. Je ne saurais oublier notre Présidente, Alexandra Boisramé, sans laquelle le succès que nous avons connu naurait pas été possible. Pour la première fois de notre histoire nous présidons 4 commissions : les commissions Collaboration, Droit et Entreprise, Egalité et Numérique.
Laetitia Marchand, Présidente de lUJA de Paris, a également largement contribué à ce beau succès. Merci de mavoir fait confiance pour conduire la liste UJA de Paris au CNB.
Nous, les jeunes avocats, uvrons à protéger le service public de la justice, à la rendre plus accessibles aux justiciables, notamment en nous battant bec et ongle pour que le budget de la justice reste digne de ce nom.
Je sais quun débat va prochainement avoir lieu sur lextension des protocoles 91 et avec mon bureau, nous veillerons à ce que les propositions qui seront faites ne soient pas le faux-nez de structures dédiées ayant pour seule ambition de rogner le budget de la justice et de réduire à peau de chagrin les indemnités dores et déjà médiocres des missions daide juridictionnelle accomplies sans jamais rechigner par les avocats.
Nous veillons également à préserver autant que faire se peut laccessibilité de la Justice en nous mobilisant contre la suppression des juridictions, des tribunaux dinstance et des cours dappel, qui éloigne territorialement le justiciable de son juge.
Nous serons extrêmement attentifs aux propositions de la Chancellerie quant à la spécialisation de juridictions et nous nous y opposerons fermement si les propositions qui sont faites ont vocation à vider de leur substance contentieuse les juridictions, pour mieux pouvoir les fermer dans un second temps, quand à force de spécialisation certaines juridictions nauront plus dactivité.
Nous refuserons le sacrifice du service public de la justice sur lautel de considérations purement budgétaires.
Jeudi, le Directeur des affaires civiles et du sceau Thomas Andrieu sest voulu rassurant, à lécoute, constructif. Il sest dit prêt à échanger avec nous et à débattre des dispositions du Projet de Loi de programmation pour la Justice et des décrets à paraître, ainsi que de la spécialisation des juridictions.
Nous en prenons bonne note mais sans aucune naïveté, soyez-en assurés.
Nous sommes aussi à la FNUJA, ouverts desprit, ouverts aux autres, ouverts sur le monde, lune de nos plus grandes richesses selon moi.
A linternational, nous travaillons régulièrement avec nos partenaires de la Fédération africaine des associations et unions de jeunes avocats.
Nous avons activement participé aux derniers états généraux du jeune avocat francophone qui se sont tenus à Yaoundé en avril dernier.
Nous avons ainsi pu échanger avec de nombreux confrères du monde entier de nos difficultés dexercice.
Nos confrères du Rwanda ont ainsi pu nous expliquer à quel point ils étaient en pointe sur le numérique. Nous avons dailleurs beaucoup à apprendre deux.
Dautres confrères de RDC ont quant à eux pu nous expliquer comment le stage, qui existe encore dans ce pays, peut durer jusquà 8 années pour certains confrères, stage dont la validation est soumise au bon vouloir du maître de stage, qui nestime pas toujours indispensable de rémunérer son avocat stagiaire et va même parfois jusquà exiger une rémunération pour accorder le graal de la validation du stage.
La FNUJA, solidaire de nos amis na pas hésité à formuler des recommandations pour que ces situations intolérables cessent. Rendez-vous a été pris avec les Barreaux et les Bâtonniers de la CIB pour adopter, en décembre à Lausanne, de fermes résolutions en la matière.
La FNUJA ne manquera ce rendez-vous.
Notre syndicat est aussi à lécoute des besoins des confrères. Avec nos caravanes, nous les accompagnons et donnons limpulsion pour que la profession davocat soit entreprenante, formée aux modes alternatifs de règlements des conflits et réussisse sa révolution numérique sous peine duberisation imminente.
Demain, je vous propose de poursuivre cette mission de formation et daller plus loin, à la suite de lenquête que la FNUJA a initié en partenariat avec le Défenseur des droits sur les conditions de travail et expériences de discriminations dans la profession.
Nous venons dexhorter nos institutions à sensibiliser et former les confrères à légalité et à la lutte contre les discriminations. Je sais que nous avons ici à la fédé les ressources pour le faire aussi. Je vous propose ainsi de mettre en place une nouvelle caravane : celle de légalité.
Bien que jeunes, la solidarité intergénérationnelle a un sens pour nous, et nous veillons toujours à la préserver. Nos élus délégués à la CNBF sont en première ligne à cet égard dans des conditions difficiles. Cest la raison pour laquelle jaimerais remercier nos délégués à la CNBF en constante mobilisation pour que la direction de la Caisse agisse en responsabilité, et cesse de prendre à la légère et sans évaluation des décisions qui engage lavenir de la profession, quil sagisse de notre retraite ou de la prévoyance des avocats. Merci pour le travail que vous faites Jean-Raphael Fernandez, Ange-Aurore Hugon-Vives, Sonia Ouled Cheikh, David Tramier, Emmanuel Voisin-Moncho, Lucie Teynie, Olivier Charles, Jean-Baptiste Gavignet, Camille Maury, Frédéric Mansat-Jaffre, Aurélien Ascher, Philippe Axelroude, Morgane Boucher, Laurence Boyer, Emilie Chandler, Emmanuelle Clement, Marion Couffignal, Loic Dusseau, Richard Garutti, Olivier Guilbaud, Nicolas Guerrero, Leila Hamzaoui, Catheline Modat, Frank Peterson, Christophe Thevenet.
Je prends bonne note de la feuille de route adoptée tout à lheure en la matière.
Je vous lai dit, toutes les motions de la FNUJA constitueront ma feuille de route. Soyez en assurés.
Je souhaiterais maintenant avoir quelques mots pour ceux qui maccompagnent et m’ont stimulée tout au long de mon parcours syndical.
Stéphane Lallement, je peux toujours compter sur son ton soutien et ta disponibilité. Tappeler à tout moment, pour nimporte quelle raison. Cest infiniment précieux.
Valentine Coudert, Alexandra Perquin, mes acolytes depuis toujours, sur tous les plans. Des amies, toujours à mes côtés. Vous savez tout le bien que je pense de vous.
Xavier-Jean Keita, je suis très heureuse de te voir ici, tu as fait le déplacement depuis La Haye, tu as toujours incarné pour moi une sorte de parrain, tu es une sorte doncle excentrique mais néanmoins doté dune certaine sagesse.
Je me souviens quun soir, à Yaoundé (je te croise plus souvent en Afrique quen France !) il y a un peu moins de deux ans, tu mas dit quelque chose qui ma profondément marqué. Tu mas dit : « Ma nièce, toi et moi nous portons quelque chose de noir et dabsolument magnifique, et cette chose : C’est la robe. »
Cest terriblement vrai. Toi et moi, les jeunes avocats, les avocats, sommes avant tout, noirs de cette sublime robe davocat. Aucune autre couleur ne compte que celle de cette robe qui symbolise le mieux légalité au sein de la profession.
Je voudrais remercier Marie-Aimée Peyron, Madame le Bâtonnier, ma Bâtonnière, pour son soutien indéfectible, et ses conseils toujours avisés. Tu as un emploi du temps surchargé et tu réponds toujours présente pour moi, quitte à faire deux fois laller-retour Paris-Bayonne. Je me souviens que cela avait déjà été le cas lan dernier à Bastia. Sache Marie-Aimée que cela me touche énormément.
Matthieu Dulucq, merci dêtre là, jaime beaucoup nos conversations. Elles mapaisent, mencouragent, me tirent vers le haut. Merci davoir veillé à ce que je ne me couche pas trop tard hier soir. Merci de constamment veiller sur moi et à mon épanouissement au sein de la fédé.
Merci à toutes les belles mères pour vos messages dencouragements, que je reçois en nombre depuis quelques jours. Anne Cadiot, Janine Bariani, Stéphane Dhonte, Yannick Sala, Roland Rodriguez, Olivier Bureth, Romain Carayol, Anne-Lise Lebreton, Yannick Sala, Emilie Chandler. Merci à tous.
Je voudrais avoir un mot plus particulier pour mon UJA, lUJA de Paris.
Merci à mes belles mères parisiennes aussi, Olivier Bernheim, Olivier Guilbaud et Loïc Dusseau, Bruno Marguet, Yannick Sala, Romain Carayol et Massimo Bucalossi, Leila Hamzaoui, Valentine Courdert, Alexandra Perquin qui ma la première envoyée au Bureau de la FNUJA et Dominique Piau qui ma le premier confié une présidence de commission, Valence Borgia qui a suscité ma vocation à lUJA de Paris.
Laetitia Marchand, Sophie Andrieu, Frédéric Perrin, Marion Couffignal (presque tout le bureau de lUJA de Paris !), Thomas Charat (mon premier vice-président parisien), Leila Hamzaoui, Catheline Modat, Damien Stalder, Boris Rosenthal, Anne-Lise Lebreton, Julie Bariani, Jade Sarraj, Etienne Jaboeuf, Valentine Coudert, Alexandra Perquin, Déborah Dayan, Céline Boyard, Simon Dubois. Lucille aussi…, Je suis très heureuse de votre présence à mes côtés. Elle fait chaud au cur.
Laetitia Marchand, tu as un don prodigieux pour ménerver. Je crois intimement que tu y prends un malin plaisir. Et vraiment cela relève de lexploit car cest rare (en temps normal) de parvenir à me faire sortir de mes gonds.
Malgré ce terrible défaut, dont je désespère de te défaire, tu es quelquun qui sinvestit totalement, corps et âme. Tu as à cur de bien faire, dêtre à la hauteur.
Et si on sengueule souvent, en vérité, cest quon se dispute comme des surs.
Frédéric Perrin, tu seras vraisemblablement Président de lUJA de Paris en même temps que moi, si nous sommes élus.
Tu étais quasiment le 7ème membre de mon bureau lorsque je présidais lUJA de Paris.
Jespère que nous retrouverons cette formidable entente cette année.
Je sais déjà que ta présidence sera pleine daudace, la candidature aventureuse de lUja de Paris à lorganisation du congrès 2019 de la FNUJA en atteste déjà, surtout quand on sait quel gouffre financier cela a pu être dans le passé. Il faut savoir que lUJA de Paris met généralement 10 à 15 ans à se remettre financièrement dun congrès de la FNUJA.
Je ne doute pas que lUJA de Paris nous réservera un superbe accueil, dautant plus que la barre est très haute avec ce très beau congrès de Bayonne.
Sophie Andrieu, je te lai dit, tu es pour moi la révélation de lannée à lUJA. Extrêmement disponible et engagée, tu es infiniment précieuse. A chaque fois que tu prends la parole, je suis bluffée par ta sagesse et ta bienveillance.
Marion Couffignal, avec Frédéric Perrin, vous nous bousculez et secouez pour que nous restions modernes, avant-gardistes. Je sais que tu auras à cur, avec Fred, délever notre profession. Jespère que toute la FNUJA pourra compter sur les enrichissantes contributions dont je te sais capables.
Cest peut-être un peu tôt mais jai envie adresser un mot à tous les membres du bureau.
Boris Rosenthal, tu as une énergie tellement débordante quelle nous noie !
Tu es ce mec qui a un don, et qui ignore encore létendue de ses possibilités. À limage de ta voix de baryton et de ce coffre immense. Jespère te voir chanter à la Revue un jour et jai hâte de te voir grandir syndicalement
Simon Warynski, tu es celui qui prend un nombre inimaginable dengagements différents, et qui tient chacun dentre eux : ta famille, ton cabinet, la station de radio que tu diriges, la fédé. Tu réussis tout. Cest absolument insupportable ! En réalité, on a une incroyable chance davoir un surhomme au bureau.
Caroline Herry, on peut toujours compter sur toi. Même au bord de lépuisement, malade, tu le prouve encore aujourdhui, tu réponds toujours présente, et avec bonne humeur toujours. Merci pour tout le travail que tu accomplis. Cest aussi une chance pour la fédé que tu sois là.
Damien Stalder, tu es le bout-en-train du bureau. Tu as une qualité que jestime beaucoup tu tintègres facilement partout avec tout le monde, dans tous les groupes. Tu présentes ton ami « Jean le Jambon » à la terre entière sans te poser de questions. Je tenvie. Jaimerais savoir le faire aussi facilement.
Si les relations Paris-Province sont au beau fixe, ce qui est fondamental à la FNUJA. Tu y es certainement pour beaucoup. Quand tu crois en quelque chose, en une idée, tu la défends farouchement et tu nen démords pas. Tu ne te laisse pas intimider par la pression de la majorité. Et pour moi qui fréquente souvent des groupes minoritaires sache que cest une qualité que jadmire énormément.
Sandrine Vara, quand on ne te connaît pas bien, on n’ose pas trop venir te voir. On n’ose pas trop venir te voir car tu es intimidante. On se sent tout petit à côté de toi et pas seulement parce que tu es grande de taille. Mais aussi parce que tu es grande de ton engagement qui est entier. Quand tu tengages, tu timpliques à fond, de toute ton énergie. De tout ton cur. Qui est grand aussi. On le voit au bureau. On le voit au CNB. Cest extrêmement stimulant. Merci Sandrine car tu nous tires vers haut. Sachez que quand on apprend à la connaître elle est très sympa, et très joyeuse.
Catheline Modat, le premier mot qui me vient à lesprit est impressionnante. Tu as une capacité de travail hors normes. Tu as dirigé dune main de maître la campagne CNB à Paris. Tu as dirigé en un temps record la rédaction du guide de linstallation avec la commission Installation et Association de la fédé. Tu nous représente efficacement à la CNBF. Tu as une connaissance des sujets de la profession et des organismes techniques qui est une mine dor pour la fédé. La technicité dun sujet ne te fait jamais peur. On peut toujours compter sur toi. Tu nas pas idée dà quel point ta présence au bureau est essentielle.
Jean Baptiste Blanc, en apparence, je suis linverse de toi.
Mais quand on regarde vraiment, toi et moi nous nous ressemblons beaucoup.
Malgré tes blagues un peu douteuses parfois.
Il faut savoir que Jean-Baptiste mappelles affectueusement « Amin Dada », du nom de lillustre dictateur ougandais, autoproclamé Roi dÉcosse.
Je sais que nous nous apprécions et nous respectons.
Nous sommes bienveillants et partageons la même envie de porter haut et fort les valeurs de notre fédération.
Tu nhésites pas à braver la plus grande de tes peurs pour me laisser oser vous proposer des choses qui me ressemblent.
Cest extrêmement généreux de ta part.
Sache que cest lune de tes qualités que jai remarquées, en passant outre ton humour corrosif.
Je ten remercie infiniment.
Je me réjouis de la perspective de cette année avec toi.
Je sais que je pourrai également compter sur toi.
Et enfin,
Ma chère Alexandra Boisramé, parmi toutes tes réalisations cette année, ta plus belle réussite,
ce nest pas le lancement de la caravane du numérique,
ce nest pas le très beau succès de la campagne des élections CNB,
ni notre forte mobilisation sur les chantiers de la justice, contre la PJL Justice,
ni lorganisation de la très belle manifestation du 11 avril,
ou la sortie du rapport du Défenseur des droits-FNUJA,
ni même le guide de linstallation et de l’association,
la réalisation dont tu peut être la plus fière cest davoir réussi, au cours de ton mandat, à créer une unité et une cohésion forte au sein du bureau et de la FNUJA.
Cette belle énergie déquipe, lamitié qui nous lie toutes et tous a été un moteur galvanisant toute lannée
Je trinquerai avec une immense nostalgie ce soir avec toi, en lhonneur de toutes les réalisations de ce mandat qui fut beau pour moi, qui fut très beau tout court et qui fut trop court.
Je ne suis pas très expressive, cest mon côté « anglais » mais ça me fait vraiment quelque chose de voir arriver la fin de ce mandat.
Jespère être à la hauteur de ma brillante prédécesseure.
Jespère que nous formerons toutes et tous cette année, et les années suivantes dailleurs, une équipe soudée, avant-gardiste, audacieuse, conquérante et solidaire, qui na pas peur de lavenir.
Avant de vous laisser vous rendre aux urnes, je dois vous avouer une dernière chose pour que vous exprimiez vos suffrages de manière parfaitement éclairés.
Vous lavez peut-être déjà remarqué. Mais voilà, jai une fâcheuse tendance à me laisser déborder par la montre. Je suis célèbre pour être souvent en retard…
Je ne sais pas si je suis en capacité de vous faire une promesse de porte fort mais je vous promets de ne jamais utiliser ensemble les mots « heure » et « pétante » dans la moindre de mes convocations.
Si ma gestion du temps est compliquée, je vous promets de faire des efforts et vous garantis que je ne manque jamais de rendez-vous.
Je ne manquerai pas ceux pris avec vous.
Je ne sais pas si ce que je ferai sera bien, sera à la hauteur de vos légitimes attentes mais je ferai au mieux de mes capacités.
Jespère être digne de votre confiance. Et je mesure à quel point cest une grande responsabilité.
Cest avec une grande humilité que je me présente à vos suffrages.
Et enfin, je souhaite que nous soyeux, avant tout, heureux de nous retrouver tous les premiers samedis du mois.
Je suis très impatiente de ces retrouvailles dont jai déjà la nostalgie car je sais que cette année passera à toute vitesse.
Alors à très vite les amis !
