Appel au rassemblement unitaire
Le projet de loi de programmation 2018 2022 pour la justice a été adopté en première lecture au terme dun débat parlementaire chaotique marqué par lajout en dernière minute et sans préavis de nouvelles dispositions aux conséquences lourdes dont un amendement qui permet de réformer par voie dordonnance la justice des mineurs. Malgré la ferme opposition des acteurs du monde judiciaire, rejoints dans leurs analyses par des institutions telles que le Défenseur des droits et la Commission nationale consultative des droits de lhomme, le gouvernement persiste dans sa volonté de passer en force.
Le texte doit de nouveau être examiné au Parlement à partir du 15 janvier à la suite de léchec de la commission mixte paritaire.
Nous affirmons notre opposition à un projet qui aura pour effet de dégrader les conditions dans laquelle la justice est rendue. A linsuffisance des moyens de la justice française, le gouvernement répond par une logique de rationnement.
Cette réforme sacrifie la qualité du débat judiciaire, laccès de tous à la justice, les libertés individuelles et les droits de la défense dans une course aveugle à la productivité et aux économies déchelle. Elle ne peut pas être adoptée en létat, à marche forcée, au mépris de lopposition des professionnels et des organisations de défense des droits, au moment même où un « grand débat national » est ouvert sur les questions de citoyenneté, du service public et de son organisation territoriale, en réponse aux mouvements sociaux qui secouent le pays.
Nos organisations sont déterminées à défendre une justice de qualité, accessible, égale pour tous et protectrice des libertés. Nous appelons donc lensemble des professionnels de la justice et des associations uvrant pour laccès aux droits à poursuivre leur mobilisation afin que lexamen de ce projet de loi ne soit pas poursuivi. Nous demandons au Premier ministre de recevoir une délégation de représentants de nos organisations à lissue de la manifestation pour entendre nos revendications.
Le texte doit de nouveau être examiné au Parlement à partir du 15 janvier à la suite de léchec de la commission mixte paritaire.
Nous affirmons notre opposition à un projet qui aura pour effet de dégrader les conditions dans laquelle la justice est rendue. A linsuffisance des moyens de la justice française, le gouvernement répond par une logique de rationnement.
Cette réforme sacrifie la qualité du débat judiciaire, laccès de tous à la justice, les libertés individuelles et les droits de la défense dans une course aveugle à la productivité et aux économies déchelle. Elle ne peut pas être adoptée en létat, à marche forcée, au mépris de lopposition des professionnels et des organisations de défense des droits, au moment même où un « grand débat national » est ouvert sur les questions de citoyenneté, du service public et de son organisation territoriale, en réponse aux mouvements sociaux qui secouent le pays.
Nos organisations sont déterminées à défendre une justice de qualité, accessible, égale pour tous et protectrice des libertés. Nous appelons donc lensemble des professionnels de la justice et des associations uvrant pour laccès aux droits à poursuivre leur mobilisation afin que lexamen de ce projet de loi ne soit pas poursuivi. Nous demandons au Premier ministre de recevoir une délégation de représentants de nos organisations à lissue de la manifestation pour entendre nos revendications.
Retrouvons-nous, unis toutes et tous ensemble, professionnels et citoyens,
le 15 janvier 2019 à 11h30, place Saint-Michel à Paris, pour un départ du cortège en direction des Invalides à 13H.
le 15 janvier 2019 à 11h30, place Saint-Michel à Paris, pour un départ du cortège en direction des Invalides à 13H.
Organisations signataires :
Barreau de Paris
CGT chancellerie et services judiciaires
CGT insertion
CGT-PJJ
Conférence des Bâtonniers
Conseil national des barreaux
Droit au logement
Fédération nationale des Associations représentatives des étudiants en sciences sociales (ARES)
FNUJA
FSU
Genepi
La CGT
Ligue des droits de lhomme
Observatoire international des prisons
SNEPAP – FSU
SNPES-PJJ/FSU
Solidaires
Solidaires-justice
Syndicat de la magistrature
Syndicat des avocats de France
Parcours de la manifestation
