La FNUJA, réunie en congrès à Lyon les 11 et 12 juin 2021,
SOPPOSE à une approche de la protection sociale en cas de perte de ressources de lavocat sous le seul angle des indemnités journalières et du revenu de remplacement ;
En conséquence,
Section 1. Indemnités journalières en cas dincapacité de travail
CONNAISSANCE PRISE du régime des professions libérales affiliées à la CNAVPL concernant les indemnités journalières pour incapacité de travail, qui propose notamment un montant dindemnisation et de cotisation variant en fonction du revenu des cotisants, et entrant en vigueur le 1er juillet 2021 ;
REAFFIRME solennellement son attachement au principe de solidarité sur lequel se fonde nos dispositifs de protection sociale, qui garantit une indemnité journalière et une cotisation forfaitaires pour tous les avocats dun même barreau ;
REAFFIRME solennellement son attachement à la gestion autonome par la profession de ses mécanismes de protection sociale, garante de leur adaptation et de leur adaptabilité aux besoins et évolutions de la profession et permettant seule la diversification de leurs sources de financement dans lintérêt des avocats ;
EXIGE le maintien du niveau égalitaire et solidaire des prestations versées aux avocats dun même barreau en cas dincapacité de travail, quel que soit leur revenu ;
SOPPOSE à lintégration de la profession davocat dans le régime des professions libérales affiliées à la CNAVPL ;
SINSURGE contre les tentatives répétées du gouvernement dimposer aux avocats leur intégration dans des systèmes de protection sociale non propres à leur profession ;
APPELLE DE SES VUX une harmonisation nationale des délais de prise en charge en cas dincapacité de travail de 90 jours au plus avec une réduction significative des délais de prise en charge et a minima sur les bases suivantes :
- 0 jour en cas dhospitalisation ou agression professionnelle ;
- 8 jours en cas daccident ;
- 15 jours en cas de maladie.
Section 2. Pour une approche globale de la protection sociale des avocats
DEMANDE la mise en place de mécanismes de protection des cabinets en cas daléa impliquant une baisse de ressources et/ou une augmentation significative des dépenses du cabinet ; Ces mécanismes devront prévoir une protection effective du cabinet aux fins de permettre le maintien de son activité et la protection de ceux qui y travaillent ;
RAPPELLE que ces dispositifs devront être mis en cohérence avec les mécanismes de secours et de solidarité existants ;
POURSUIT sa réflexion sur les mécanismes à proposer à cette fin.
APPELLE de ses vux la création de fonds de solidarité et de secours mutualisant les financements disponibles au sein des barreaux et au profit des avocats à titre de secours pour un accompagnement des confrères en situation de fragilité économique et aux conditions daccès égalitaires ;
CONSIDÈRE que les aides versées par ces fonds, constitués au bénéfice de chaque avocat, pourraient également être rendues disponibles dans des cas de nécessité limitativement énumérés tels que (i) la perte de collaboration, (ii) la compensation du délai de carence en cas darrêt maladie, (iii) en cas de liquidation judiciaire aux fins de paiement des rétrocessions dues aux collaborateurs.
