RAPPELLE que les principes dégalité, de non-discrimination et de confraternité gouvernent la profession davocat,
CONSTATE que dans le cadre de la crise sanitaire, le recours à la visioconférence sest imposé, générant un nombre important de difficultés pour les étudiant·es et élèves-avocat·es telles que lisolement, labsence déchanges informels avec le corps enseignant et ladministration ou encore labsence de matériel adapté,
SALARME de ces difficultés qui ont révélé de grandes inégalités entre les étudiant·es et élèves-avocat·es et contribué à créer ou aggraver leur précarité, ainsi que leur sentiment disolement,
SALUE la mise en place daides et actions notamment de la part de lEtat, des universités, des associations, du Conseil National des Barreaux, ainsi que des Barreaux à destination des étudiant·es et élèves-avocat·es (telles que des aides financières durgence, des repas « 1 » au CROUS ou du mentorat),
REGRETTE néanmoins, quà lexception dinitiatives ponctuelles et localisées, les actions pour soutenir et / ou aider les étudiant·es et élèves-avocat·es à faire face à leurs difficultés professionnelles, personnelles, sociales et économiques ainsi quà leur isolement demeurent insuffisantes,
CONSTATE que les problématiques rencontrées par les étudiant·es et élèves-avocat·es doivent être appréhendées non seulement sous un angle conjoncturel pour répondre à la crise actuelle et à toute nouvelle crise éventuelle, mais aussi sous un angle structurel dans la mesure où le développement des nouvelles technologies conduit les structures universitaires et de formation à réfléchir à long terme à de nouveaux modes dorganisation,
CONSIDERE que pour pallier ces difficultés et améliorer la situation des étudiant·es et élèves-avocat·es et dans la continuité des actions déjà entreprises un certain nombre de dispositifs doivent être mis en place, tels que :
– Le déploiement daides financières systématiques spécifiques pour permettre aux étudiant·es et élèves-avocat·es de bénéficier de moyens adaptés pour le suivi de cours en distanciel,
– Des mesures pour assurer la continuité du lien professionnel afin de favoriser lintégration des étudiant·es et élèves-avocat·es, notamment en encadrant très strictement la suspension des stages par les cabinets davocats,
– Des dispositifs daccompagnement psychologique des étudiant·es et élèves-avocat·es, ainsi que de formation du personnel encadrant et du corps enseignant,
– Le recours limité au « tout distanciel » avec une articulation plus souple entre visioconférence et cours en « présentiel », tout en conservant un socle minimum et obligatoire de présence au sein des lieux de formation,
– La création de dispositifs didentification, dalerte et dassistance des cas disolement ou de difficultés sociales et psychologiques graves parmi les étudiant·es et élèves-avocat·es,
ALERTE les instances ordinales et le Conseil National des Barreaux sur les problématiques graves rencontrées par les étudiant·es et élèves-avocat·es, notamment en période de crise sanitaire,
DEMANDE ladoption et la mise en uvre de mesures efficaces à destination des étudiant·es et élèves avocat·es pour répondre à ces difficultés professionnelles, sociales et économiques de manière pérenne.
