VU :
– la Convention Internationale des Droits de lEnfant du 20 novembre 1989 ;
– le Principe Fondamental Reconnu par les Lois de la République en matière de justice des mineurs selon décision du Conseil constitutionnel du 29 août 2002, affirmant « la nécessité de rechercher le relèvement éducatif et moral des enfants délinquants par des mesures adaptées à leur âge et à leur personnalité, prononcées par une juridiction spécialisée ou selon des procédures appropriées » ;
– le Code de Justice Pénale des Mineurs (CJPM) applicable depuis le 30 septembre 2021 ;
– laccélération du processus de jugement des mineurs délinquants,
– le renforcement de la prise en charge des mineurs par la Protection Judiciaire de la
Jeunesse,
DÉPLORE notamment que :
– la règle « un enfant – un avocat » ne soit pas appliquée systématiquement ;
– lutilisation de laudience unique par certaines juridictions soit détournée pour un traitement accéléré des dossiers et sans considération de lintérêt du mineur ;
SOFFUSQUE que ces carences soient au détriment des droits de la défense et des intérêts du mineur ;
EXHORTE les institutions à remettre au cur des procédures le principe de primauté de léducatif sur le répressif et à la rédaction dun véritable Code de lEnfance.
