VU la motion de Congrès à Metz du 27 mai 1995 prévoyant « qu’un taux fort de TVA, outre qu’il constitue un obstacle à l’accès à la justice pour les plus démunis, est pénalisant pour l’activité économique du secteur judiciaire tout entier, et nuit particulièrement à l’installation du jeune avocat » ;
CONNAISSANCE PRISE des dispositions de la directive européenne n° 2022/542 du 6 avril 2022 relative aux taux de taxe sur la valeur ajoutée instaurant trois nouveaux taux réduits de TVA applicables aux prestations juridiques fournies aux personnes suivantes :
– aux chômeurs dans le cadre de procédures devant une juridiction du travail,
– aux personnes bénéficiant du régime daide judiciaire ;
DÉPLORE que la possibilité de récupération de la TVA des honoraires davocats principalement par les personnes morales, crée une inégalité en défaveur des justiciables personnes physiques et des personnes physiques et morales exerçant en franchise en base de TVA ;
SE RÉJOUIT des avancées consacrées par la directive ;
EXHORTE les pouvoirs publics à se mettre en conformité dans les meilleurs délais, et au plus tard le 31 décembre 2024 ;
APPELLE de ses vux la création et le déploiement de taux réduits de TVA à lensemble des prestations juridiques pour permettre un meilleur accès à la justice ;
INVITE le législateur à développer des dispositifs fiscaux renforçant un meilleur accès au droit pour le justiciable tels que :
– des avantages fiscaux permettant de pallier la modicité des indemnisations perçues au titre de laide juridictionnelle et dans le cadre des protections juridiques.
