Chers amis,
Lorsque je me présentais devant vous lannée dernière à Paris, en toute transparence, vous livrant mon histoire et mon parcours, je ne pensais pas vivre lannée éprouvante que vous venons de traverser : Monsieur Delevoye navait pas encore remis son rapport sur la réforme des retraites, nous navions pas didée précise sur le calendrier législatif, et Coronavirus était le nom du coureur tricheur de la transitalique pour les amateurs dAstérix.
Je pensais alors que je ferai mon discours en Guadeloupe, lors du pont de lascension Jai donc une pensée toute particulière pour lUJA de Guadeloupe. Mais ce nest que partie remise et ce sera un honneur de retrouver votre ile lannée prochaine à lascension.
Mais il en a été décidé différemment. Nous sommes dans la cité phocéenne.
Marseille finalement être ici aujourdhui « a du sens » pour reprendre une expression chère à Jean-Baptiste. Car « Paris/ Marseille » était un peu le thème de cette année pour moi.
Tout dabord, de manière très personnelle, car lorsque je me suis présentée à vous lannée dernière, les marseillais étaient tous rassemblés dans les premiers rangs. Jai vu leurs visages, leurs émotions lors de mon discours et je tenais à leur dire aujourdhui combien, sans sen rendre compte, ils mont touché.
Et puis, parce que cette année a été une « alliance » Marseille/Paris.
Dans son discours de présidence, Jean-Baptiste souhaitait que nous formions un binôme, lui le marseillais et moi la parisienne. Nous navons pas toujours été daccord, mais je crois que lon peut dire que lalliance Marseille/Paris a vraiment bien fonctionné. Nous navons clairement jamais rejoué un match « OM/PSG ». Et heureusement pour moi, quand je connais la ferveur de notre Président pour lOM.
Jean-Baptiste, je te disais dans mon discours que je serai à tes côtés. Je pense que jai tenu mes engagements et tes quelques mots hier dans ton discours nont profondément touchés.
Tout au long de cette année, tu mas fait une confiance absolue et tu mas associée à la plupart de tes décisions et tes réflexions. Notre binôme a duré un peu plus longtemps que prévu et je ne compte pas le nombre de fois que nous nous sommes appelés. Ce qui est sûr, cest que nous avons su garder cette belle énergie jusquà la fin, tout en passant par toutes les émotions : nous avons partagé, débattu, stressé, nous sommes énervés, avons pleuré, mais surtout, nous avons beaucoup ri cette année Merci.
Merci aussi pour ce si beau Congrès ! Tu as pris en main son organisation, sans vouloir que ton bureau tassiste. Alors que les UJA disposent dune année entière pour organiser ce moment majeur de notre syndicat, tu as mis sur pied en quelques semaines à peine ces trois jours formidables. Je sais que tu es passé par des moments de doutes et de stress mais tu nous as offert un splendide Congrès marseillais à ton image. Merci aussi à tes assistants de lombre, Baptiste et Laura et plus généralement à lUJA de Marseille qui est venue en renfort.
Mais, Cher Jean-Baptiste, je sais que nous navons pas fini de travailler et de mener de nouveaux combats ensemble. Je men réjouis par avance.
Ce Congrès, organisé dans des conditions inédites et sous un format atypique nous a permis de nous retrouver et de nous regonfler dénergie pour lannée qui sannonce.
2.
On dit du discours que je déroule devant vous quil sagit dun discours de « programme ». Mais lannée qui vient de passer ne montre-t-elle pas quil est hasardeux de faire un « programme » tant lactualité est changeante et déroutante
Et justement, du changement, nous en avons eu très récemment aux plus hautes fonctions de lEtat. Le remaniement ministériel nous a notamment apporté un nouveau Premier Ministre, Monsieur Jean Castex et un nouveau Garde des Sceaux, qui a raccroché la robe, Monsieur Eric Dupond-Moretti.
Nous avons donc assisté au départ de Madame Nicole Belloubet, que nous ne regretterons pas et mettons beaucoup despoir dans larrivée de lun de nos anciens pairs. Mais, je suis pour ma part de nature prudente et jattends donc des actes des actes forts même et pas simplement de beaux discours.
Dans son discours dinstallation, le nouveau Garde des Sceaux semble vouloir se concentrer sur la justice pénale : il nous annonce quil veut mettre en uvre une grande réforme du Parquet, quil veillera à lindépendance de la justice, quil portera son attention sur le monde carcéral, quil travaillera sur la présomption dinnocence et le secret de lenquête. Et il poursuivra les travaux initiés par son prédécesseur sur la PMA, le parquet européen et la réforme de lOrdonnance de 1945. Quel programme ambitieux pour les quelques mois quil reste au mandat actuel.
Et puis, il veut « restaurer le secret professionnel des avocats ». Ces quelques mots, prononcés à un moment où notre secret est mis à mal dans plusieurs affaires résonnent avec un écho tout particulier. Attendons donc la suite.
A son tour, Monsieur le Premier Ministre, dans son discours de politique générale, a annoncé la création de juge de proximité pour traiter les « incivilités du quotidien » à un niveau plus local. Ainsi, il est question de justice répressive. Une nouvelle fois.
Mais quen est-il des moyens de la justice ? Est-ce devenu un sujet tabou en 2020 ? Pourtant, cest une réalité que nous constatons dans notre exercice quotidien. La justice na pas de moyens. Pas de moyens financiers et donc pas de moyens humains.
Cette réalité a conduit à larrêt pur et simple de la justice pendant le confinement. Alors que la profession davocats disposait de tous les moyens nécessaires pour assurer une continuité des activités, la chancellerie nétait pas équipée des outils adéquats. Le candidat Macron à la Présidentielle avait pourtant mis le numérique comme lune de ses priorités. Il avait même pour objectif daméliorer les services publics du quotidien grâce au numérique. Mais le constat est implacable : en 2020, les services de la justice ne pouvaient pas fonctionner de manière dématérialisée. Les magistrats et les greffes ne pouvaient pas travailler en mobilité/ à distance. La justice nétait plus accessible. Ainsi donc, une partie de nos confrères ont arrêté toute activité alors même que nous sommes parfaitement en mesure de travailler à distance et de déporter nos cabinets.
Quant au manque de moyens humains, il conduit à des greffes surchargés, des magistrats débordés, des délais de procédure rallongés. Et les deux mois de confinement ont encore aggravé lengorgement des Tribunaux.
Ainsi, depuis de nombreuses années, la justice est le parent pauvre des pouvoirs régaliens. Nous ne pouvons pas accepter un tel état de fait dans un Etat de droit comme le nôtre.
Et quil ne nous soit pas opposé lobligation de réduire les dépenses publiques alors que le règlement des conflits participe effectivement à la relance économique et au développement dune économie forte.
3.
Je ne vous présenterai pas un programme détaillé des prochains mois mais je vais tout de même vous parler davenir. Et, je fais miens les mots de celui qui a disparu au large de Marseille en juillet 1944, Antoine de Saint Exupéry : « Lavenir, tu nas point à le prévoir mais à le permettre »
Je ne vous promettrai donc certainement pas monts et merveilles Mais, je peux, sans grande imprudence, vous annoncer que lannée qui commence sera militante, rythmée, et faites de beaux « combats » pour nous permettre lavenir dont nous voulons rester maîtres.
Car je veux croire que la profession davocats a encore un bel avenir devant elle.
La profession a toutes les armes en main pour relever les prochains défis.
Lavocat est entreprenant, innovant, impertinent, aux multiples visages. Il y a de nombreuses façons dexercer la profession : lavocat est multiple collaborateur, installé, associé, ou un hybride, dans le cadre de la pluriactivité dexercice.
Lavocat doit saisir les nombreuses opportunités qui soffrent à lui et qui correspondent aux attentes des clients. Il est illusoire, rétrograde et dangereux de penser que ce sont nos clients qui doivent sadapter à notre mode dexercice. Face aux nombreux acteurs sur le marché du droit, nous devons montrer en quoi lavocat est linterlocuteur le plus à même de défendre les intérêts du client.
Le besoin de droit existe toujours mais il a évolué. A nous de réinventer nos offres, dinnover en termes de communication.
Et aujourdhui, encore plus quhier, après la crise sans précédent qui a frappé la profession ces derniers mois. Car, il ne faut pas se le cacher, une partie de la profession va mal.
Cela nest évidemment pas dû à une mauvaise gestion du cabinet, comme jai pu lentendre de certains donneurs de leçon. Je me permets de leur rappeler que, pour quil y ait mauvaise gestion, encore aurait-il fallu quon puisse anticiper les 9 semaines de grève totale mouvement sans précédent dans notre profession – suivies immédiatement de la crise sanitaire. Ainsi, personne ne pouvait prévoir – même en fin dannée dernière – ce début dannée 2020.
Alors, il a fallu réagir à lurgence. La profession et les barreaux se sont mobilisés. Des aides ont été mises en place et les avocats ont pu en bénéficier.
Mais, cela na pas été simple en pratique : certains établissements bancaires ont refusé les prêts garantis de lEtat aux avocats pour dobscures raisons ; il a fallu se battre pour obtenir lindemnisation garde denfants ; et certaines aides nont pas été à la hauteur de lampleur de la situation
Nous ne pouvons que regretter le temps de réaction et les mesures particulièrement restrictives proposées par la CNBF en réponse aux difficultés liées à la crise sanitaire. Ainsi que nous lavons dénoncé, la Caisse aurait dû mener une réflexion à moyen voire à long terme pour apporter des solutions permettant de préserver le tissu économique des cabinets, leur diversité, leur maillage territorial, en assurant la pérennité de lactivité économique du plus grand nombre.
Face à ces constats, à froid, ne devrait-on pas réfléchir à la mise en place dun système de solidarité pour la profession, géré par la profession ?
Car la crise sanitaire nest pas terminée et parce quil serait irresponsable, après les mois que nous venons de vivre de penser que la profession est à labri de toute crise.
4.
Plus que jamais, nous devons rester maîtres de notre avenir :
Maitres de notre avenir immédiat Et pour cela, nous devons nous concentrer sur la prochaine échéance : les élections au Conseil National des Barreaux qui auront lieu le 24 novembre prochain.
Grâce aux travaux menés par nos commissions et aux riches débats parfois très animés – de l’assemblée générale aujourd’hui, nous avons une très belle feuille de route, de très belles positions à défendre :
- Donner au secret professionnel un caractère absolu, sans limite ;
- Permettre lapport daffaires entre avocats et entre avocats et tiers SPE ;
- Prohiber le pacte de quota litis en matière juridictionnelle mais le permettre pour les missions diverses de larticle 6.3. RIN ;
- Rémunération du collaborateur ;
- Créer une commission sociale au sein du CNB, chargée de coordonner les actions des institutions de retraite et de prévoyance ;
- Lusage de la visio conférence.
En outre, grâce à nos élus CNB, nous avons un beau bilan une fois de plus. Nous pouvons être fiers de tout le travail quils ont accompli. La FNUJA restera toujours un agitateur de CNB.
Au-delà des avancées obtenues, je souhaite saluer linvestissement de chaque jour de nos élus dans le cadre des commissions où ils siègent et lors des Assemblées générales : leurs prises de parole sont intransigeantes, sans langue de bois, toujours dans la droite ligne de la doctrine FNUJA.
Ils se sont également toujours mobilisés aux grands rendez-vous de notre profession : lors des EGAPA, ils ont largement contribué aux réflexions des groupes de travail et ont activement participé à la journée du 27 juin 2019 mais aussi lors des débats sur la réforme des retraites. Ils ont pris le sujet à bras le corps et ont défendu, sans relâche, les intérêts des confrères.
Merci à tous.
Grâce à vous tous, les jeunes avocats sont prêts, quon se le dise ! Des noms sur une liste ou le nom dune liste ne suffisent pas… Il ne faut pas seulement contester, il faut agir pour les confrères et mettre son expérience au service des autres. Il faut porter des idées pour lavenir de la profession. La FNUJA est désormais en ordre de bataille avec des propositions fortes.
Alors, cest vrai que cette année, la campagne sera différente des précédentes : la crise sanitaire qui nous a frappé au printemps et que nous vivons toujours aujourdhui nest pas derrière nous. Il nest pas impossible quun nouveau pic frappe cet automne. Et lutilisation massive des réseaux sociaux a fait émerger de nouveaux « mouvements ».
Dont acte, les jeunes avocats relèveront le défi et sadapteront pour mener leur campagne tambours battants.
Ce sera pour moi un honneur de guider la FNUJA dans cette campagne. Et ce nest pas parce que je suis parisienne d’exercice et de collège que je ne ferai pas tout pour animer la campagne sur le collège province. Je mobiliserai toute l’énergie nécessaire.
Mais tous mes efforts seront vains sans le relais des UJA.
Ce n’est pas ma campagne ni celle des candidats FNUJA, c’est celle de toutes les UJA. Et je sais combien vous saurez dynamiser la campagne et promouvoir nos idées.
Merci aussi à Alexandra davoir accepté de prendre la tête de notre liste.
Je serai également vigilante à ce que la campagne au CNB ne focalise pas toute notre attention et nous devrons rester sur tous les fronts. A men pas douter, lactualité nous rattrapera comme elle le fait toujours.
Et là aussi, nous rappellerons avec force et intransigeance nos positions.
5.
Car certains combats doivent se poursuivre
Je pense naturellement à notre combat contre le projet de réforme des retraites. Lactualité sest jouée de nous. Au regard du calendrier initialement annoncé, les débats parlementaires auraient dû être terminés à lheure où je vous parle.
Lexamen du projet de réforme des retraites a été suspendu en raison de létat durgence sanitaire.
Une nouvelle fois, lactualité nous a rattrapés. Alors que nous navions aucune nouvelle du projet à la sortie du confinement, de premières annonces ont été faites en vertu desquelles des discussions allaient reprendre Mais vendredi dernier, au sortir de la réunion avec les partenaires sociaux, changement de cap de notre Premier ministre. Il semblerait quil faille changer de méthode, prendre le temps de revoir le projet et renvoyer les discussions à 2021. Contre toute attente, le projet sera donc certainement encore laffaire de mon successeur
Mais il ne faut pas sy tromper. Il ne sagit aucunement dun problème de méthode, concernant les avocats. Il sagit dun problème de fond. Nous exigeons un abandon pur et simple de ce projet. Nous devons rester vigilants : nous continuerons à combattre cette réforme injuste et inégalitaire. Jamais la profession na été aussi mobilisée contre un projet gouvernemental.
Certains détracteurs y ont vu un combat darrière-garde, perdu davance. Je leur rappellerai simplement ces quelques mots de Bertolt Brecht « Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu ».
Pour ma part, jy ai vu le combat dune profession contre un projet inique, pour lequel le gouvernement na pas préparé lintégration du régime des avocats, puisquil ne le connait pas. Lintégration des avocats au régime universel, cest créer un régime inégalitaire où les plus faibles et les femmes seront particulièrement pénalisés. Lintégration au régime universel cest porter atteinte à la pérennité de la profession.
Or, cest bien cette menace de disparition dune partie de la profession qui a conduit les avocats à battre le pavé, courir, faire du vélo, planter des tentes, jeter leur robe et cesser toute activité pendant des semaines.
Car oui, lavenir de notre profession est en jeu. Et ce que nous devons retenir de cette année, cest que les avocats ont clairement exprimé quils aimaient leur profession et quils voulaient rester maitres de leur avenir !
Alors, les jeunes avocats poursuivront leurs actions !
Nous pouvons être fiers du travail déjà accompli : nous avons très tôt alerté des dangers de cette réforme sur notre régime. Nous avons été les premiers à rédiger une analyse du projet de loi pour notre profession. Nous avons contesté chacune des communications de posture du gouvernement. Nous avons révélé/dénoncé les contre-vérités
Je remercie bien sûr les UJA qui ont fait un travail formidable dinformations des confrères et de mobilisation créative, lensemble des délégués nationaux FNUJA de la CNBF pour leur vigilance, leur action sur le terrain auprès des confrères et de leur ordre, et bien sûr nos « experts » : Olivier Charles, Leila Hamzaoui, Nicolas Drancourt.
Je vous le dis : le temps nest pas encore à la retraite, les avocats ont encore besoin de vous. Nous avons encore de belles heures de travail et de mobilisation devant nous.
6.
Autre combat.
Notre secret professionnel est visiblement au cur des débats : parce quil a été bafoué dans certains cas. Ou parce quil doit être restauré, comme la affirmé Monsieur le Garde des Sceaux.
Mais surtout, et jentends le réaffirmer haut et fort : notre secret professionnel nest pas en débat, il doit être reconnu avec force et sans limite. Il nest ni à déconstruire, ni à « vendre » au rabais.
Nous sortons dune période de confinement, mais nous navons pas perdu la mémoire
Aussi, nous navons pas oublié le rapport Gauvain qui préconise, pour protéger les entreprises contre les lois et mesures à portée extraterritoriale, de créer un legal privilege, pour les juristes en entreprise et la création dun nouveau statut davocat en entreprise.
Avant même de critiquer la solution, la méthode est surprenante : pourquoi vouloir créer de nouveaux dispositifs alors même que les entreprises bénéficient désormais du secret des affaires, dont lobjectif est justement de protéger leurs intérêts. Nest-ce donc pas prématuré avant même davoir le recul nécessaire sur lapplication de cette loi ?
Seul le secret professionnel de lavocat peut efficacement protéger nos clients. Nous sommes les acteurs légitimes de la confidentialité et de la sécurité juridique des entreprises.
Nous navons pas non plus oublié que Madame Belloubet, alors Garde des Sceaux, avait mandaté Monsieur Dominique Perben, pour réfléchir à lavenir de notre profession
Voilà donc la réponse du gouvernement à notre mobilisation contre la réforme des retraites : comme nous ne sommes pas en mesure de faire face à une hausse de nos charges de plus de 5,5 points, il faut nous apprendre à gérer nos cabinets et envisager notre avenir
Bien sûr, cest la réponse que nous attendions. (sic)
Les belles motions que nous venons de voter montrent que nous savons gérer nos cabinets et réfléchir, par nous-même, sans aide de la chancellerie, à lavenir de la profession.
7.
Au-delà de la promotion de nos positions politiques, la FNUJA ne doit pas oublier quelle nest rien sans les UJA.
Lannée dernière, je vous disais que je considérais que la FNUJA doit être au service des UJA.
Aujourdhui, je vous propose daccroître ces services, au-delà des clubs de linstallation, des ateliers du numérique, des caravanes de la médiation, de légalité et des droits de lhomme.
Avec les nouveaux clubs de linstallation, nous avons voulu plus associer les UJA pour adapter les rendez-vous aux attentes de leur Barreau. Nous allons bien évidemment reprendre la route de manière virtuelle si besoin – dès septembre et retourner dans les Barreaux pour former les confrères.
Nous allons diffuser le guide de la comparution immédiate, à côté des guides de la garde à vue et de linstallation.
Je voudrais également poursuivre le « Projet innovant » proposé par Jean-Baptiste et quil na pas pu mettre en uvre, lactualité ne lui en ayant pas laissé le temps. Alors, non Jean-Baptiste, tu nes encore pas débarrassé de moi car je souhaite que tu pilotes ce projet qui tétait si cher.
Outre la formation des confrères, formons les UJA !
Tout dabord, en vous proposant des rendez-vous la veille des Comités mensuels, pour suivre des « formations » que vous pourrez répliquer en local : présentation des réformes, sujets dactualité, etc.
Mettons le savoir-faire collectif au service du plus grand nombre. Formons les formateurs.
Ensuite, professionnalisons laccompagnement des collaborateurs. LUJA de Paris a mis en place depuis de très nombreuses années le service SOS collaborateurs, qui assiste les collaborateurs dans les difficultés quils rencontrent avec leur cabinet.
La mise en place dun tel service au niveau national est difficilement envisageable aujourdhui. En revanche, utilisons lexpérience du service parisien et formons des référents au sein des UJA intéressées afin quils puissent assister les collaborateurs dans leurs différends avec leur cabinet et, le cas échéant, assurer leur défense dans le cadre des procédures ordinales.
8.
Il est temps den terminer par quelques mots plus personnels.
A mon associée, qui me soutient quotidiennement dans mon engagement syndical. Je sais que tu vas devoir reprendre un certain nombre de choses seules au cabinet. Je ten remercie par avance. Mais je ferai au mieux pour être à tes côtés, au-delà de la gestion des dossiers.
A ma famille et mes amis : les prochains mois vont être intenses. Je serai certainement moins disponible, jarriverai en retard, je mettrai plus de temps à vous rappeler. Mais je ferai tout pour être pleinement présente dans les moments que nous partagerons.
Au bureau de la FNUJA :
Simon, Nous y sommes presque. Voici donc lannée que je te propose. Je pense pouvoir dire que tu me connais bien. Je vais à lévidence avoir besoin de toi : partager nos points de vue, nos désaccords aussi, recueillir tes propositions, parfois surement me freiner dans mes emportements ou le moins possible, je lespère – me soutenir dans mes doutes et mes craintes.
Mais je sais que tu seras toujours bienveillant à mon égard, et je me réjouis de notre binôme. Nous serons complémentaires et apporterons toute lénergie nécessaire pour ces prochains mois.
Aux autres membres du bureau, Ange-Aurore, Caroline, Nejma, Bachir, Boris Et Hadrien, jai déjà été trop longue, alors je me contenterai dans ce discours dun grand merci collectif. Mais vous le savez, vous êtes bien plus pour moi.
Si vous men faites le grand honneur, jentamerai ma sixième année au sein du bureau de la FNUJA, ce dernier chapitre, avec envie, énergie, humilité et fierté de porter la voie des jeunes avocats.
Je ferai de mon mieux pour me montrer à la hauteur.
Pour reprendre un slogan de campagne, cette année pour moi sera « Jamais sans la FNUJA ».
