Madame Hélène FONTAINE, Présidente de la Conférences des Bâtonniers, vice-présidente du Conseil National des Barreaux
Monsieur Olivier COUSI, Bâtonnier de Paris
Madame Nathalie RORET, Vice-Bâtonnière de Paris, Vice-Présidente du Conseil National des Barreaux
Monsieur Yann ARNOUX POLLAK, Bâtonnier de lOrdre des avocats de Marseille. Merci pour tout mon cher Yann.
Monsieur Jean-Raphaël FERNANDEZ, membre dhonneur de la FNUJA, Bâtonnier élu de lOrdre des Avocats de Marseille.
Très cher Jean-Raphaël, décidemment il faut te reconnaître un certain talent : tu fais toujours tout pour arriver à te faire citer dans chacun de mes discours.
Monsieur Philippe BRUZZO, Bâtonnier de lOrdre des Avocats dAix-en-Provence
Monsieur Gilles ROUVIER, Directeur de la CARPA
Monsieur Cyril JOUVE Vice-Président de lAJM
Madame Estellia ARAEZ Présidente du SAF
Madame Zoé PONCELET pour la section Marseille du SAF
Madame Delphine GALLIN Présidente de lACE
Mesdames Camille MERLET, Isabelle GRENIER et Christelle GRENIER pour lACE JA
Monsieur Farid HAMEL représentant lABF
Monsieur Eric CHANCY pour Kérialis
Madame Alexandra BOISRAME pour représenter lANAFAGC
On a toujours dans ces moments protocolaires peur doublier quelquun de précieux, alors permettez-moi plus simplement :
Mesdames et Messieurs les Bâtonniers et anciens Bâtonniers
Mesdames et Messieurs les membres du conseil de lordre,
Mes chers Confrères,
Mes chers parents,
Mes chers amis,
Cest une évidence, lannée syndicale que nous venons de vivre restera à jamais gravée dans nos mémoires.
Me concernant, cela ne faisait aucun doute : être à la tête du premier syndicat davocat en France aura été ma plus belle expérience dans lintérêt collectif de notre profession : Entre liberté de parole et nécessité de lutter contre les menaces qui ont régulièrement planés sur nos activités, cette année aura été passionnante, enrichissante et épuisante à la fois.
Mais cest également le cas pour chacun dentre vous : Entre mouvements de grève et nécessité impérieuse de se réadapter pour permettre le rebond voire la survie de nos activités, les évènements que nous avons vécus nous ont, je lespère du fond du cur, soudé plus que jamais, notamment pour affronter tous ensemble, les prochains combats, qui ne vont pas tarder, soyez en certains, à refaire surface.
Nous voilà enfin tous réunis pour ce moment central de notre vie syndicale. Ce congrès tant attendu, tant espéré, ce nest pas comme cela que nous lavions imaginé. Jespère tout de même quil tiendra ses promesses en alliant, comme le veut notre tradition beaucoup de travail associé à un soupçon de festivités.
Jai forcément une grosse pensée pour nos amis Guadeloupéens, qui auraient dus nous recevoir cette année. Il se murmure dans les couloirs quil existe quelques chances de vous retrouver rapidement.
Je tenais à vous remercier tous pour votre réactivité en ayant répondu présents pour participer à nos travaux et vivre demain lélection de ceux qui vous représenteront pour lannée à venir.
Venir sur Marseille en ce milieu dété était un défi pour nombre dentre vous ; Il est vrai, je le confesse avoir eu moins de difficulté que vous pour my rendre.
Organiser notre congrès national en un temps record nest pas chose aisée : je remercie tout particulièrement mon Bâtonnier Yann ARNOUX-POLLAK pour avoir permis la tenue de cet évènement dans les locaux de la maison de lavocat.
Lorsque je suis venu te voir il y a quelques semaines pour savoir sil était possible de nous recevoir et selon quelles modalités nous pourrions envisager cela, tu mas immédiatement répondu que jétais chez moi, et que je pouvais occuper les lieux selon ma convenance, même si tu as rapidement rajouté : « dans le strict respect des règles sanitaires ».
Un grand merci également à Gilles ROUVIER, directeur de notre CARPA pour avoir tout mis en uvre pour vous recevoir.
Enfin, je ne peux pas parler de la tenue de cet évènement sans associer dans mes remerciements la micro « cellule congrès », reliquat de léquipe organisatrice du congrès de 2013, composée de Laura LOUSSARARIAN et Baptiste BUFFE, immédiatement à mes côtés pour tenir dune main de fer laspect logistique. Une chose est certaine : on aurait eu beaucoup de mal sans votre implication.
Cette année syndicale plus quinédite, nous lavons dans sa quasi-totalité subie, au gré dune actualité réformatrice dangereuse pour lavenir direct de nos cabinets, puis dune actualité sanitaire sidérante, obligeant les entrepreneurs que nous sommes à nous réinventer pour continuer dexister.
Car avant tout, nous sommes avocats, et en qualité de chef dentreprise, nous avons le devoir de tout faire pour tenter de pérenniser nos activités respectives.
La Fédération Nationale des Unions de Jeunes Avocats, qui se veut être un des moteurs de notre profession en proposant régulièrement une vision davenir pour les avocats, et notamment les plus jeunes dentre nous, a dû consacrer une grande partie de ses travaux à lutter, au même titre que la plupart de nos représentants, contre le projet de réforme des retraites.
Cette longue bataille difficile nest toujours pas gagnée ; il est de notre devoir de rester vigilant pour continuer à défendre nos intérêts, et par ricochet lintérêt de nos clients et des justiciables en règle générale.
Faire du syndicalisme cest aussi savoir mettre en parenthèse certains projets pour se consacrer à lessentiel : la défense de la profession davocat.
Je ne doute pas une seconde que léquipe qui sera en place lan prochain saura relever cet immense défi.
Cest loccasion pour moi, au moment de prendre la parole pour faire le bilan de ces 12 derniers mois (ou plutôt de ces 14 derniers mois) de remercier les membres de mon bureau pour avoir été à mes côtés du début jusquà la fin.
Tout particulièrement, et sans aucune retenue, je tiens publiquement à remercier ma Première Vice-Présidente, Catheline MODAT pour son soutien total, loyal et sans faille. Tu as été à mes côtés sur tous les fronts avec une combattivité exemplaire.
Je tavais promis de tassocier en binôme pour te préparer mais surtout pour mépauler dans cette année que lon nous promettait chargée.
Je ne sais pas si je tai bien préparé ce que je sais en revanche cest que je ny serais probablement pas arrivé sans toi.
Du fond du cur Catheline, je te dis Merci !!!
Dès le mois de Juin, tous les avocats de France étaient invités à participer à un évènement inédit et prospectif : Les Etats Généraux de lAvenir de la Profession dAvocat.
Organisée par notre Conseil National des Barreaux, cette journée a permis de présenter 40 propositions, ressorties dun sondage destiné à lensemble de la profession, et regroupés en 4 thématiques principales : lidentité de lAvocat, la qualité de nos prestations, la compétitivité de nos cabinets et lunité de notre profession.
La profession était invitée en amont de cette journée déchanges, à se positionner sur ces questions essentielles pour notre avenir.
Nous avons pu débattre tout au long de la journée, et force est de constater que la FNUJA était présente en nombre et fortement représentée.
Nos élus du Conseil National des Barreaux y ont joué un rôle majeur en contribuant au sein des différents groupes de travail mis en place à cette occasion.
Lanalyse approfondie des résultats est plus quintéressante : cela nous permet de voir au combien notre Fédération et sa doctrine demeurent en adéquation avec les attentes de la profession :
- Rejet de linstauration dun statut davocat salarié en entreprise,
- Instauration dun contrôle a posteriori par les ordres des conditions dexécution du contrat de collaboration libérale,
- Instauration dune alternance dans le cadre de la formation initiale,
- Mise en place et développement des cliniques juridiques,
- Promotion dès lentrée dans les écoles du caractère entrepreneurial de notre profession,
- Election au suffrage universel du président du CNB.
Madame la Présidente sest proposée dès lannonce des résultats de porter en assemblée générale les propositions qui ont été validées par le vote des confrères.
A ce jour, plusieurs points ont été votés et certaines propositions ont donc été validées par les représentants de notre profession.
Dautres, politiquement plus compliquées sont toujours en attente. Il est peut-être lheure, au sortir dune période inédite, au moment où les avocats de France ont pu voir, enfin, la mise en place dune unité chez nos représentants, de procéder à une véritable réforme de notre gouvernance.
Vous savez, Madame la Présidente, chère Christiane, que la FNUJA lappelle depuis de nombreuses années.
Ainsi, si tel était votre souhait, il est évident que vous trouverez chez nos élus, un appui certain.
Cette journée que vous avez imaginée était un moment fort pour les confrères : Donner aux avocats la possibilité de participer à la construction de leur avenir est une riche idée qui, je lespère sera reprise dans le futur.
Cette année syndicale débutait donc sous les meilleurs auspices : La profession davocat décidait de se prendre en main pour construire ensemble un avenir meilleur.
Puis est venu le mois juillet, et la publication des préconisations du Haut-commissaire à la réforme des retraites présentée de la manière suivante : Un système universel de retraite, plus simple, plus juste pour tous.
Ou comment une profession peut-elle à ce point se sentir mise de côté.
En qualité davocats, nous sommes tous différents : nous exercerons dans des domaines distincts, selon des modalités bien diverses également. Nos attentes ne sont donc légitimement pas les mêmes.
Pour autant une chose est certaine : nos dirigeants ont commis lexploit, pour la première fois, de réunir lensemble de la profession dans une dynamique commune : lutter contre le projet de réformes des retraites.
A grands coups déléments de langage, on a tenté de nous faire croire, sans projection sérieuse, sans véritable étude ni analyse de notre exercice professionnel, que cette réforme était non seulement égalitaire, mais que les avocats en seraient certainement les premiers bénéficiaires.
La réalité est pourtant simple :
- Une disparition de notre régime autonome de retraites incluant une diminution des pensions minimale dun tiers pour tous les avocats,
- Une augmentation des cotisations allant du simple au double pour près de la moitié des avocats.
Le tout, alors même que notre régime, qui na jamais rien réclamé pour fonctionner, contribue, solidement, et chaque année, au titre de la solidarité nationale (près de 92 millions deuros la dernière année, soit près de 1350 par an et par avocat).
Quon se le dise : sous couvert dune prétendue solidarité dogmatique : quelle profession peut accepter de voir cela, et dassumer de tels bouleversements sans mettre en jeu léquilibre économiques de son activité ?
Certainement pas nous
et nous lavons fait savoir !!
Ainsi est née la plus grande mobilisation que la profession davocat ait eu à connaître.
Dès le début, notre Fédération a pris le parti de lunité, en pensant que cest dune seule voix que nous parviendrons à nous faire entendre.
Et cette voix cest vous chère Christiane qui avait réussi à brillamment la porter, dans lintérêt dune profession asphyxiée par les projets et les réformes successives.
Nous ne pouvons que saluer lunité et la mobilisation sans précédent des confrères et des barreaux contre le projet de réforme des retraites.
Pour la première fois de lhistoire, 100% des barreaux de France ont fait grève au même moment.
Et pour la première fois nous nous sommes détachés des images traditionnelles qui nous collaient à la peau : nous avons, tous ensemble, jen suis certain, gagné la bataille de lopinion publique.
De son côté, la FNUJA na eu de cesse de se mobiliser tout au long de lannée, en décortiquant et analysant très régulièrement les enjeux dune telle réforme.
Je dois reconnaître que les élus de la FNUJA au sein de notre caisse ont joué un rôle majeur pour faire de notre Fédération un des leaders dans cette communication.
Je dois aussi reconnaître quavoir comme première Vice-Présidente une avocate titulaire dune spécialité en « protection sociale » a grandement contribué à la réussite de nos travaux.
Je dois enfin reconnaître quavoir un élu au sein du Conseil National des Barreaux, spécialement affecté à la réforme des retraites a été un véritable coup de pouce pour mener à bien nos actions.
Signe évident de lintérêt porté par la profession à ce mouvement sans précédent : la pétition que la FNUJA avait lancée au courant de lété dernier, et massivement signée par les confrères.
Rapidement mon bureau, dans un élan deuphorie, semportait légèrement en me demandant, dans la mesure où la barre symbolique des 10.000 signatures était atteinte, de bien vouloir revêtir, ici-même, la tunique sportive dun club de football de la capitale.
La nature est parfois bien faite : nous comptabilisons à ce jour 9980 signatures.
Si ce combat a été sans commune mesure, le sujet central de lannée, la FNUJA a tout de même régulièrement été mise à contribution.
On aurait presque tendance à loublier, mais le serpent de mer de la profession est toujours là : Je veux bien sûr vous parler de la mise en place dun nouveau statut davocat salarié en entreprise.
Ce rapport GAUVAIN qui a tant fait parler, avant dêtre légitimement éclipsé par une actualité débordante, refait progressivement surface.
Rappelez-vous, en voulant renforcer la protection des entreprises françaises contre les lois et mesures à portée extraterritoriale, le rapport nous proposait linstauration dun « legal privilege » assorti de la création, dun nouveau statut davocat salarié en entreprise.
Nous avons déjà largement contribué sur le sujet, et avons également été entendu, notamment dans le cadre dun colloque qui sest tenu à la Défense, au mois doctobre dernier. Ce colloque aura une nouvelle fois été loccasion, daucun nen doute, de rappeler notre doctrine syndicale.
Avant la fin de lété, la FNUJA doit contribuer pour un groupe de travail dédié au sein du Conseil National des Barreaux, mais sans surprise nous navons pas prévu de revoir son position sur le sujet.
Les auditions de la FNUJA se sont multipliées tout au long de lannée, et à chaque fois nous avons répondu présents, contribution écrite à lappui, et régulièrement publiée.
Que ce soit sur la formation initiale, les actions de groupe, la formation continue des avocats, lavenir de notre profession, et même limmunité parlementaire, nous avons à chaque instant pu rappeler notre doctrine syndicale.
Il est vrai que sagissant des enjeux liés au renforcement de limmunité parlementaire, nous étions un peu moins prolixes sur le sujet.
Puis dun coup nous avons tous subi la crise sanitaire : Evènement qui nous marquera certainement pendant encore longtemps, tant nombre de cabinets risquent de souffrir durant les prochains mois.
Cela a aussi été loccasion de certitudes : pour ma part, je suis désormais certain que je ne dispose pas de la patience suffisante pour donner des leçons à un jeune garçon en classe de CP !!
Durant cette crise, nos élus au sein du Conseil National des Barreaux nont cessé duvrer, quotidiennement dans lintérêt des confrères : que ce soit dans le domaine de la collaboration, de la reprise dactivité, de laide juridictionnelle, du numérique, de la communication électronique, et de tant dautres sujets
vous avez été depuis le début de votre mandature, et tout particulièrement au cours de cette dernière année, au cur du réacteur en participant activement à lensemble des travaux mis en place par notre Conseil National.
On ne vous le dit peut-être pas assez, mais vous êtes la vitrine de notre syndicat !!
Cest notamment grâce à votre de travail et votre engagement sans faille que nous continuerons à être incontournable aux yeux de la profession.
Je vous demande dapplaudir les 14 élus de la FNUJA au sein du Conseil National des Barreaux : Aminata NIAKATE, Anne-Lise LEBRETON, Matthieu DULUCQ, Sandrine VARA, Thomas CHARAT, Arnaud ADELISE, Anne KRUMEL, Vincent PENARD, Jean-Laurent BOUREL, Ange-Aurore HUGON VIVES, Marie-Hélène FABIANI, Stéphane LALLEMENT, Camille MAURY et Richard SEDILLOT.
Cette crise doit être loccasion dêtre un accélérateur du changement dans nos exercices respectifs : la modernisation et la digitalisation de nos activités ne doivent plus être perçues comme un frein : cest une évidence.
Cela risque dêtre un des enjeux majeurs des prochains mois.
Cétait un des enjeux que je métais fixé lors de la présentation dune feuille de route, que jestimais à notre portée.
Cela restera surement comme mon plus grand regret à la tête de la FNUJA.
Ce projet innovant à destination des confrères était je pense une belle idée. Si tu décides, ma chère Catheline den faire quelque chose, saches que je serai évidemment à ta disposition si tu le souhaites.
Alors dans une année aussi compliquée, jai aussi et surtout envie de me rappeler des grands moments de notre vie syndicale.
Ce sont souvent ces moments qui soudent nos équipes.
Notamment ce dernier comité en présentiel dans les locaux du Conseil National des Barreaux, avec comme invité dhonneur sa Présidente Christiane FERAL SCHUHL. Loccasion de revenir sur lactualité de notre profession et sur les problématiques davenir.
Loccasion aussi de vous donner la parole pour faire remonter vos craintes, pour entendre certaines réponses aussi.
Ça a été véritablement un moment fort dans notre année : vous êtes encore nombreux à men parler régulièrement.
Puis ce premier comité dématérialisé : près de 130 personnes inscrites, dont 12 anciens présidents (Sachez Simon et Catheline quil est très important lorsque lon fait un discours, de parler des anciens présidents).
Ça a été loccasion de voir au combien vous êtes attachés à notre Fédération et aux travaux quelle mène. Cest lors de ce comité que nous avons fixé tous ensemble la ligne directrice des travaux de congrès ; javais une certaine crainte à organiser ce comité mais nous y sommes arrivés
tous ensemble.
Javais enfin pris le parti dalterner nos comités nationaux en allant à la rencontre des UJA, et je ne le regrette pas une seconde, même si, en raison des impératifs sanitaires, cela ne sest pas terminé comme prévu
Ainsi, comment ne pas se souvenir de ce merveilleux moment sur lIle Sainte Marguerite au large de Cannes. Ce comité à peine improvisé, où le Bâtonnier de lépoque, un certain Roland RODRIGUEZ avait presque tout prévu au moins 8 mois avant ma prise de fonction.
Ce souvenir dune Fédération à lunisson sur la grande roue du marché de noël de Metz. Pour être parfaitement honnête, ayant quelques soucis avec tout ce qui se passe dans les airs, jai préféré vous attendre avec mon comparse de toujours, Matthieu DULUCQ, en sirotant quelques tisanes.
Et que dire de ce moment inoubliable dune soirée Lilloise, pour le coup, totalement inattendue dans un cabaret transformiste du centre-ville.
Ce moment vous a tellement marqué quaujourdhui le groupe de discussions inter UJA se nomme « Les recrues de la Bonbonnière ».
Ces instants sont plus que précieux pour notre Fédération ; ils contribuent à renforcer nos liens, à faire que nous existons sur lensemble du territoire.
Ce maillage est certainement la grande force de la Fédé. Nous devons tout faire pour le conserver voire le renforcer.
Voilà,
la fin approche vraiment ce coup-ci ; cest loccasion permettez-moi de faire quelques rapides remerciements.
A Matthieu tout dabord : Pas une semaine sans tavoir au téléphone
tu es toujours disponible pour ton syndicat et tu prodigues en permanence de précieux conseils. Cest aussi cela la FNUJA : lier des amitiés improbables très solides. On ne se serait probablement jamais rencontrer sans faire du syndicalisme, et ça aurait vraiment dommage.
Ton obsession du Tour de France gastronomique est tout de même dangereuse pour tenter de maintenir une ligne correcte. Du coup, je me permets de le dire : Essayons à lavenir de limiter nos expériences de pâtés en croûte.
A Alexandra ensuite : Mon entrée au bureau je te le dois. Mon amour pour la Fédé je te le dois aussi. Tu es dun dévouement sans faille pour notre syndicat. Tu mérites tellement de mener la prochaine liste province pour les élections au Conseil National des Barreaux. Et je serai heureux et ravi de pouvoir partager avec toi cette prochaine expérience.
En revanche connaissant aussi ta passion pour la gastronomie, je suis quelque peu inquiet.
A mon bureau : il est de tradition au moment de refermer le livre davoir un mot pour chaque membre de son équipe. Cela se produit toujours à lheure du déjeuner, cest ainsi
mais cest souvent le moment de lannée où lon est le plus attentif.
Nous avons traversé ensemble cette année singulière et cest ensemble que nous avons réussi à avancer.
Bachir : Je sais que lannée qui tattends sera chargée. Je ne sais pas ce quil en sera de ton avenir syndical, mais saches que tu as été précieux pour moi pour accomplir tout au long de lannée des tâches parfois ingrates. Je te remercie sincèrement de mavoir accompagné.
Nejma : Quelle drôle de découverte. Tu apparais si sure de toi au départ. Et puis on apprend à te connaître : Entre doutes et certitudes. Tu as un fort caractère mais tu sais le mettre au service du collectif. Ta première année au bureau na pas forcément toujours été simple, mais tu as toujours été présente. Ta contribution sur les actions de groupe est un magnifique exemple de ton potentiel.
Hadrien : Le Geek du Bureau. On en a toujours un dans une équipe. On ne comprend pas forcément toutes tes propositions innovantes, mais on ne peut pas te reprocher dessayer de nous les apporter. Tu es aussi très efficace dans la gestion quotidienne de notre Fédération. Ça a été une force de tavoir à mes côtés.
Caroline : La première fois que je te rencontre cétait en janvier 2012 je crois, lors dune assemblée générale élective au sein du Conseil National des Barreaux et tu avais, je men rappelle, bien fait parler de toi.
Je sais tout leffort qui a été le tien pour être présente ce matin pour louverture de notre congrès. Cela montre au combien tu tiens à notre Fédération. Cest également je pense un témoignage damitié.
Tu es une perle dans une équipe : tu ne ten rends probablement pas compte mais tu es toujours de bonne humeur, toujours souriante, toujours disponible pour ta Fédé.
Jai vraiment passé 3 belles années à tes côtés
Ange Aurore : 2 ans déjà que je tai sollicité pour rejoindre le bureau, et 2 ans que tu timpliques sans compter pour ta fédé. Jai toujours connu ta force de travail et ton implication au service du collectif. Tu as aussi maintenu une forme de tradition au sein de la FNUJA en donnant naissance à ta petite merveille tout en étant membre du bureau.
Boris : Quelle drôle idée de préférer te marier pendant le congrès de la FNUJA. Pour une fois ton excuse est vraiment valable, et cest avec regret que je finirai mon aventure sans toi.
Mis à part le premier jour, lorsque je tai vu arriver à louverture solennelle de notre congrès sur Bastia, en short et claquettes, jai toujours su que tu étais destiné gravir les échelons.
Tu aimes ta Fédé et tu sais être aimé des gens : ce sont 2 atouts majeurs : conserve-les mon ami.
Pense peut-être juste à une chose : il faudrait, à un moment songer vraiment à changer ta photo sur le site de la FNUJA.
Simon : On sest, je le pense, apprécié dès notre première rencontre. Il faut dire quil ny a pas grand monde qui accepterait de traverser Paris avec toi, à pieds, à une heure plutôt tardive, une veille de comité
Il faut aussi reconnaître que lenjeu, sur le moment, était de taille.
Le moment est venu pour toi darriver aux responsabilités au sein de notre Fédération : et je nai aucun doute sur ta force de travail et ton potentiel rassembleur.
Comme tu me lavais demandé je me permets de rassurer les tiens pour te dire quen terme de temps consacré ça nest pas si terrible que ça
tu verras, tu me le confirmeras dans 2 ans lorsque tu auras enfin sorti la tête de leau.
Tu verras surtout que se sont de belles années
Jai hâte de pouvoir te servir lorsque tu seras à la tête de notre Fédération.
Catheline : Je pense déjà tavoir tout dit
je pense aussi que les gens savent à quel point tu es précieuse pour notre syndicat.
Ça aura été un honneur, vraiment, de partager toutes ces années avec toi au sein du bureau.
Demain, si tout se passe enfin comme prévu, tu devrais prendre les rênes de notre syndicat.
Des conseils je nen aucun à te donner : je sais simplement que tu aimes vraiment notre Fédération, et que tu seras une très grande Présidente.
Bon courage !!!
Enfin, je ne peux pas clore ce chapitre sans avoir un tendre mot pour celle avec qui je partage presque tout depuis maintenant 10 ans. Cest quand même grâce à notre activité syndicale que nous nous sommes rencontrés.
On sétait dit il y a un peu plus dun an quon allait surement vivre une année compliquée. Je te laisserai me dire si tu las vécu comme cela.
Mais je pense maintenant quil est grand temps que lon retrouve notre équilibre.
Alors, je ne vais pas méterniser ça risque dêtre compliqué pour moi
Mais juste te dire un immense merci pour mavoir soutenu dans cette aventure et pour avoir aussi pris sur toi pour me permettre de vivre cette expérience unique. Jai beaucoup de chance de tavoir, je voulais que tu lentendes.
Voilà mes amis
plus que quelques secondes et je vous libère cest promis !
Jai été fier et honoré davoir eu le privilège de vous représenter. Ces mois, ces années resteront, cest certain, à jamais graver dans mon cur.
Jai aussi, grâce à la FNUJA, gagné en maturité.
Jai grandi professionnellement avec elle, je me suis nourri de son dynamisme, de son expérience, de son engagement au service des autres ainsi que de sa liberté daction.
Cette liberté syndicale est un atout majeur ; préservons-le !
Je finirai juste par des mots très simples : Vive notre jeunesse desprit, Vive notre âme syndicale, Vive la FNUJA !
Merci !
