La FNUJA a pris connaissance du projet damendement que Madame la Garde des Sceaux a présenté subrepticement vendredi dernier à lAssemblée Nationale. Il sagit dun article additionnel, inséré après larticle 2 du projet de Loi, qui « vise à confier à la CNBF la gestion dun dispositif de solidarité permettant de prendre en charge tout ou partie de la hausse de cotisations pour les avocats libéraux et salariés, dont le revenu est inférieur à trois PASS. Cette solidarité pourra être financée par les droits de plaidoirie et leur contribution équivalente ainsi que les produits des réserves financières constituées par les régimes de base et complémentaires gérés par la CNBF ».
Cet amendement, particulièrement mal rédigé, est la traduction dune proposition rejetée depuis plusieurs semaines par la profession. Ce procédé est inacceptable.
Concrètement, il sera demandé aux avocats dautofinancer un fonds de solidarité pour pallier les hausses de cotisations, pour les avocats dans le revenu est inférieur à 3 PASS (123.408 en 2020) et la baisse des prestations.
Le gouvernement reconnaît donc, contrairement aux prises de paroles des députés LREM dans le cadre des discussions à lAssemblée Nationale, que les avocats vont bien subir des hausses importantes de cotisations. Il continue de nier la pourtant réelle baisse drastique des pensions pour tous.
Sa réponse pour tenter de faire croire à la profession davocat que la réforme est indolore est inacceptable :
Cet amendement, particulièrement mal rédigé, est la traduction dune proposition rejetée depuis plusieurs semaines par la profession. Ce procédé est inacceptable.
Concrètement, il sera demandé aux avocats dautofinancer un fonds de solidarité pour pallier les hausses de cotisations, pour les avocats dans le revenu est inférieur à 3 PASS (123.408 en 2020) et la baisse des prestations.
Le gouvernement reconnaît donc, contrairement aux prises de paroles des députés LREM dans le cadre des discussions à lAssemblée Nationale, que les avocats vont bien subir des hausses importantes de cotisations. Il continue de nier la pourtant réelle baisse drastique des pensions pour tous.
Sa réponse pour tenter de faire croire à la profession davocat que la réforme est indolore est inacceptable :
- Le dispositif ne comprend étrangement aucun élément financier. Dans quel monde on affecte des sommes sans déterminer le budget requis ? Lorsquon sait la manière dont le gouvernement a fait ses simulations, maintes fois dénoncée par la FNUJA, on peut largement douter de la faisabilité financière dun dispositif autofinancé qui met une telle charge sur les épaules des confrères. Ce ne sont que des éléments de langage. Le gouvernement tente de nous diviser alors quil sait que cet amendement est impossible à mettre en uvre.
- Le dispositif repose sur un système totalement délirant où un avocat compense par le paiement de la contribution équivalente les hausses de cotisations qui lui sont imposées. Ou bien, le financement interviendrait via laffectation des produits financiers des réserves, qui ne seront donc plus dédiées au financement des pensions servies par la CNBF.
- Ce dispositif ne vient absolument pas compenser la baisse des pensions.
- Ce dispositif altère le financement du régime de base et son équilibre sans contrepartie et sans aucune péréquation ou compensation de létat. On déshabille Paul pour déshabiller Pierre.
Dans les déclarations en séance, les députés continuent à parler dune solidarité imposée aux hauts revenus qui financeraient la hausse de cotisations des bas revenus.
Une réforme donc totalement inégalitaire qui force une profession entière à payer plus que les autres pour des pensions réduites et non garanties.
Une nouvelle fois, la FNUJA sinsurge contre les méthodes du gouvernement.
Les avocats ne sont pas dupes. Nous ne lâcherons rien
Les avocats ne sont pas dupes. Nous ne lâcherons rien
