Tic tac, tic tac, tic tac
ça y est, le décompte sest arrêté. On y est.
Chers amis,
Voici le moment venu de me présenter devant vous pour vous parler de moi. Et ce discours a nécessairement une teinte particulière en étant prononcé à Paris, devant mon UJA que je remercie dailleurs pour ce très beau congrès !
Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas de celles qui aiment être dans la lumière. De nature discrète, à tendance réservée, je sais que je dois me plier à lexercice de vous parler de moi afin de vous permettre de mieux me connaitre.
Cest au fond un dossier difficile à plaider : le sujet est bien connu, mais lenjeu est important. Et le client exigeant. Alors, je suis peut-être très exigeante avec moi-même, mais cest lun de mes traits de caractère.
Mon objectif nest pas de vous présenter de manière exhaustive mes 39 premières années, mais de marrêter sur ce qui est important pour moi, les personnes et les évènements qui ont fait de moi la femme qui se présente aujourdhui devant vous.
Alors qui suis-je ?
Je pense que je peux dire que je suis opiniâtre et laborieuse, fidèle, combattive.
Jaime la franchise, la loyauté, les paillettes qui égayent mes journées, le chocolat et les pandas.
Je déteste la langue de bois, le mensonge, la fainéantise, le vin rouge et les serpents.
Lorsque jai commencé à rassembler mes idées, je me suis rendue compte que si beaucoup dentre vous me voit comme une parisienne, et cest bien normal, cest aussi me cantonner à une petite partie de ma vie et de mes origines. Car je suis fière des origines catalanes de mon père, des origines bourguignonnes et belges de ma mère.
Et ne lébruitons pas trop, mais à dire vrai, je crois que je suis aussi beaucoup de la « Couronne ».
La vie ma rendue fataliste, au sens premier du terme : un certain nombre de choses se sont imposées à moi. Je ne les avais pas anticipées. Oh que non. Jai dû composer avec
Enfin, jai pu constater que depuis mes 20 ans, les grandes étapes de ma vie personnelle ont coïncidé avec celles de ma vie professionnelle, puis syndicale
de manière surprenante, comme un cycle de 5 ans
2000, 2005, 2010, 2015
et lavenir nous dira la suite
Mais reprenons lexercice imposé, établissons les faits.
Je suis née à Mont Saint Aignan près de Rouen à la maternité du Belvédère, connue des publicistes comme étant la scène de larrêt des « époux V », GAJA n°89.
Je vois le jour le matin du 16 janvier 1980 et mes parents décident de me donner le prénom de Catheline
Avec les années, je vais prendre lhabitude de systématiquement dire « comme Catherine mais avec un L à la place du R ». Alors que je vais passer mon enfance à maudire mes parents de mavoir affublé dun tel prénom que personne ne prononce correctement, je vais, par la suite, découvrir lintérêt davoir un vieux prénom un peu à part, avec une orthographe peut être un peu surprenante et pourtant si simple.
Et peut être est-ce aussi une bonne façon de me définir : si simple et pourtant surprenante.
Alors que je découvre le monde, plus à lest, un petit garçon souffle ses 3 bougies. Nous ne le savons ni lun ni lautre mais en 2015, jintègrerai son bureau alors quil vient daccéder à la Présidence de la FNUJA.
Mais je tourne les pages beaucoup trop vite. Revenons au début. Posons le cadre.
Je nais dans une famille de juristes : mon grand-père paternel fera toute sa carrière à la direction de la surveillance du territoire. Mon oncle est procureur de la République. Mes parents se sont rencontrés à la fac de droit à Sceaux et mon père intègre la police dans laquelle il fera toute sa carrière.
Cest au gré de lune de ses mutations, que je nais en Normandie.
Je passe mes premières années, préservées des problèmes dadultes. Et lorsque mes parents se séparent, nous emménageons, ma mère et moi, dans le sud des Hauts de Seine, dans ces quartiers où je vais passer mon enfance, mon adolescence et mon début de vie dadulte. Et dans lesquels je vais revenir
Mes parents.
Ma mère : cette femme que jadmire pour ses engagements, sa force de travail et son dévouement, toujours présente à mes côtés, qui ma incontestablement donné le gout de lentreprenariat.
Mon père : celui qui ma appris à faire du vélo, à nager, celui qui est un peu plus loin mais dont je nai jamais douté de son amour pour moi.
Et puis, un homme entre dans la vie de ma mère et dans la mienne. Il est expert judiciaire. Il est ce second papa qui na jamais fait de différence entre moi et ma sur, sa fille.
Ma sur
Je reste 9,5 ans fille unique et tout à coup, je découvre les joies de la fratrie et oh combien être plusieurs nous renforce. Même si presque 10 ans nous séparent, et aujourdhui 10.000 kilomètres, nous avons cette complicité pudique et pourtant si sincère qui nous renforce lune lautre. Ce qui me fait sourire, cest quau moment même où je rédige ce discours, ma sur est dans la rue, pancarte à la main pour réclamer la reconnaissance de son syndicat. Joli clin dil de la vie.
Les années avancent et il est bientôt temps pour moi de choisir une orientation après le bac. Je ne me pose pas de question. Je choisis de minscrire en fac de droit, à Sceaux (Paris XI).
Je nai pas gardé beaucoup damis de ma période lycée
Les meilleures, celles qui continuent à maccompagner dans ma vie dadulte, les marraines de mes premiers enfants.
En revanche, mes années facs sont véritablement des années charnières : rencontres décisives dans les amphis ou à la machine à café, choix de matière, choix de carrière
A moi de trouver mon propre chemin : je ne ferai pas de pénal, je ne serai pas magistrat, ni juriste : je veux devenir avocat en droit social. A moi de me donner les moyens dy parvenir.
Et puis, il y a ce jour du mois de juillet 2000
jai 20 ans. Je termine ma licence. Mes derniers jours à Sceaux. Je ferai ma maitrise de droit social à Paris 1, Panthéon Sorbonne. Je suis à la fac pour chercher mes résultats. Et là, je rencontre celui qui partage ma vie depuis presque 19 ans maintenant. Il ne veut pas être avocat. Il sera juriste en entreprise. Au-delà de certains désaccords dont vous vous doutez peut-être, il est celui qui ma toujours encouragé dans tous mes projets, celui dont la seule présence à mes côtés me rassure et me renforce, toujours aujourdhui.
Mon DEA de droit social en poche, je veux avoir la confirmation que je veux réellement devenir avocat. Je décide donc de prendre mon temps et de faire un an de stage en cabinet.
Je me souviens parfaitement : cest un vendredi après-midi. Je réponds à une annonce. Deux heures plus tard, je suis face à lune des associés du Pôle droit social du cabinet Eversheds qui, en fin dentretien, me demande de commencer dès le lundi suivant.
Je ne le sais pas encore, mais je suis sur le point de faire une autre rencontre décisive au cours de ce stage : ce nest tout dabord quun prénom, car elle est en arrêt maladie. A son retour, je rencontre cette jeune collaboratrice pétillante, au caractère affirmé. Quelques semaines plus tard, on se retrouve à travailler ensemble sur un audit
je devrais plutôt dire, elle se retrouve à mapprendre à travailler sur un audit. Elle va véritablement me prendre sous son aile. Nous sommes fin 2002. Mis à part quelques semaines, nous ne nous quitterons plus.
Stagiaire alors quelle est collaboratrice, puis toute jeune collab alors quelle est plus expérimentée, elle va devenir mon « boss » puis mon associée. Nous constations encore jeudi soir la chance que nous avions davoir réussi à cloisonner notre collaboration professionnelle et notre grande complicité personnelle.
Car aujourdhui, cest surtout une amie fidèle et sincère qui ma toujours soutenue, voire pousser et sans qui je ne serai pas là aujourdhui
tant parce quelle ma donné envie dentrer à lUJA de Paris que parce quelle ma incitée à minvestir au sein de la fédé et me soutient encore aujourdhui dans la poursuite de mon engagement. Merci Leila.
Les années passent
Janvier 2005 : alors que jai soufflé mes 25 bougies il y a quelques jours à peine, je prête serment dans la 1ère chambre de la Cour dAppel, cette même salle où nous avons débuté ce beau congrès. Puis, une fois le « je le jure » prononcé, nous avons gravi les mêmes escaliers que vous venez de monter pour les discours dans la bibliothèque. La salle où nous nous trouvons aujourdhui. Dun discours à un autre
Là encore, joli clin dil
Je débute la profession au sein dun cabinet daffaires français, que je quitte un peu plus dun an plus tard pour participer à un nouveau projet que je considère à « haute valeur ajoutée ».
Jécoute alors mes associés me parler de lUJA quils viennent dintégrer
Les réunions de la « Commission permanente », la permanence installation, sos collab, la carte judiciaire, le rapport Darrois.
Je regarde de loin mais cela pique ma curiosité : en voilà qui uvrent pour les confrères. Sortir du cabinet, des dossiers, sintéresser aux autres, sinvestir dans cette profession qui nous occupe tant
Mais le temps nest pas encore arrivé pour moi de minvestir dans lUJA : encore un peu de patience.
2010
Cette année me promet les plus grands bonheurs. Jai 30 ans, je suis enceinte de jumeaux. Je mépanouis au cabinet.
Je fête mes 30 ans sur un thème qui mest très personnel : un thème noir et blanc. Je revois ce confrère, cet ami, qui débarque tout de panda vêtu
Il est parmi nous aujourdhui, il se reconnaîtra.
Je ne le sais pas encore, mais en choisissant ce thème je vais donner le ton de cette année : lombre et la lumière
En effet, je ne me doute pas que je mapprête à vivre les moments les plus durs de la vie. Alors que tout me sourit, mon monde va sécrouler, mes certitudes sébranler, rien ne sera plus pareil
et cest ainsi. Cest la fatalité.
Car je ne serrerai jamais mon fils dans mes bras. Je ne verrai jamais ses yeux souvrir sur le monde. A jamais endormi. Cet ange qui veille sur sa sur est à jamais dans mon cur.
De cette souffrance, de ce vide, jen ai tiré une force nouvelle, et peut être une certaine impatience : arrêtons les longs discours, arrêtons de se plaindre, avançons. Arrêtons de regarder le passé, construisons notre avenir. Car si je sais désormais que nous subissons parfois le présent, nous sommes encore maîtres de notre avenir.
Alors je me relève, me reconstruits et vois lavenir dans les yeux plein despoirs de ma fille.
Il est grand temps de prendre les choses en main.
Et je candidate ainsi en juin 2010 pour intégrer la Commission Permanente de lUJA de Paris (la « CP » comme on dit). Cest le début dune aventure dont je ne me doutais absolument pas quelle me conduirait devant vous aujourdhui.
Pourquoi intégrer la CP ? parce que je considérais que javais pris un peu de hauteur dans lexercice de ma profession, après 5 ans de barre, et quil était temps de rendre service aux autres, de simpliquer dans les sujets importants de la profession.
Les épreuves de la vie ont totalement bouleversé le curseur de mes priorités : bien sûr que les dossiers, les clients, sont des choses importantes
mais il y a tellement plus derrière les portes du cabinet
Dominique Piau accède à la présidence de lUJA de Paris. Pour ma part, je découvre les débats passionnés de la commission permanente, je me sens totalement larguée sur la plupart des sujets, et je vais rester silencieuse pendant plusieurs CP. Pas la peine de se faire remarquer en disant nimporte quoi. Les autres savent incontestablement de quoi ils parlent.
Alors je me tais, jobserve et je mouvre sur tous les sujets dactualité et de fond de la profession. Viendra le temps où joserai prendre la parole
Je suis collaboratrice mais jai la chance dêtre partie prenante à lélaboration des projets du cabinet et ma fibre entrepreneuriale se développe. Les sujets de linstallation et de lassociation mintéressent énormément : Je deviens alors agent secret de la CIA (enfin membre la Commission Installation Association (C_I_A) ) de lUJA de Paris.
Et puis, jai un appel du pied appuyé (et intéressé assurément) de lassociée de mon Cabinet. Cest ainsi que je commence à assurer les permanences « Installation » de lUJA de Paris.
Sen suivront la mobilisation pour la Journée du Jeune avocat, les travaux de réflexion sur lassociation du collaborateur, les formations sur le business plan, la rémunération des installés, la construction de projets etc.
Et cest ainsi quun jour de septembre 2011 je me retrouve à Lille, pour animer le premier module de la 1ère caravane de linstallation de la FNUJA, mise en place par Stéphane Dhonte.
A Lille, je vais y retourner quelques mois plus tard pour assister à mon premier Congrès.
Et tout en restant très investie dans la Commission installation de lUJA de Paris, jai eu envie de découvrir la « Fédé ». Mais jy vais mollo au départ : dabord les comités décentralisés.
Puis, je participe à mon deuxième congrès à Juans les Pins
Oui, jen ai manqué un. Je nétais pas à Marseille, et ny voyez surtout aucun message. Une réunion de famille me retenait à Lyon.
Juans les Pins, donc
Toujours sur linstallation, je vais travailler avec deux Alex B. (Boisramé et Buicanges). Et je vais découvrir ce que lon ressent lorsque la motion que lon porte est « renvoyée pour réécriture », et que lon sort de la salle escortée par les anciens. On se sent alors tout petit
on ravale sa fierté et on recommence
Je ne vous cache pas que je serai assez frustrée de la motion qui en ressortira. Je vais avoir un sentiment dinachevé, un gout de trop peu face à tout le travail que nous avions mené.
Et lorsquon me propose lannée suivante de co-présider la Commission Installation de la FNUJA, et de retrouver ce duo dAlex, pour poursuivre notamment nos travaux sur les conditions dexercices des installés, cest tout naturellement que jaccepte
Et nous lançons un grand questionnaire à destination des installés
Japprends à dépouiller des résultats. Merci Anne-Lise pour cette expérience « à part ». Excel est vraiment devenu mon ami.
2015
voilà encore une nouvelle étape : nouveau cabinet, un bébé qui nest pas uniquement le cabinet mais un vrai bébé -, et lintégration du Bureau de la FNUJA. Pourquoi faire une chose après lautre quand on peut tout faire en même temps. Ce serait tellement ennuyeux.
Mon fils a quelques semaines seulement qd il débarque avec sa sur et son père à Nantes dans cet ancien Palais de justice
Les prémisses de « leur » aventure fédé
Jintègre donc le bureau de Matthieu Dulucq. Je découvre ce quimplique être au bureau de la FNUJA. Jaurai bien réappliqué la méthode dappréhension de la CP, en mode « jécoute, je ne dis rien et je prends mes marques ». Mais je ne connaissais pas Matthieu
qui avait décidé de faire un tour de parole sur chaque sujet pour que chacun exprime de but en blanc son avis. Alors je me suis jetée à leau
Matthieu, tu es certainement pour beaucoup dans ma présence aujourdhui devant vous. Tu mas donné le goût du Bureau fédé, le goût de continuer lannée suivante et de poursuivre mon chemin. Merci pour ta patience, pour ta pédagogie, pour ton soutien.
Après quatre ans passés au Bureau de la FNUJA, je peux affirmer que cest une expérience à part. Je vous livre en quelques mots ce que je retire de ces quatre années.
Être au bureau de la FNUJA, cest jouer « collectif », les intérêts personnels nont pas leur place. Nous sommes 9, nous avons tous notre personnalité et nos convictions personnelles mais nous poursuivons un objectif commun : porter la voie des UJA. Alors parfois, cest vrai, il faut savoir seffacer devant la décision du plus grand nombre, qui nest pas toujours en phase avec son opinion personnelle.
En tant que membre du bureau, nous veillons à ce les décisions prises en Comité et en Congrès soient appliquées, que les combats soient menés, que la voie des Jeunes avocats soit entendue.
Et cette discipline est aujourdhui notre force.
Jai souvent ressenti un sentiment de frustration : jaurai voulu faire plus, faire plus vite, faire mieux
Mais nous avons tous nos cabinets à faire tourner à côté et malgré linvestissement incontestable que nous mettons tous dans la FNUJA, nous ne pouvons pas sacrifier notre cabinet.
Et voilà une autre de nos forces : pendant tous nos mandats, nous restons profondément ancrés dans la réalité de notre métier : les dossiers, les clients, les confrères, les juridictions, la gestion de notre cabinet.
Il nest pas question de soutenir une position dogmatique, mais de défendre les intérêts des confrères au regard de la réalité du terrain.
Et ce retour du terrain, nous lavons grâce à vous : les UJA. Vous, toutes différentes, avec vos contraintes locales, gros barreaux, petits barreaux, nord, sud, est, ouest.
Car, lexpérience FNUJA, cest aussi (osons reprendre cette expression) faire « le tour de France » des barreaux.
Voici notre troisième force. Car, la FNUJA nest rien sans vous tous. Elle nexiste quà travers vous et vos différences.
Lexpérience Bureau, cest aussi des combats à mener : des combats francs et publics contre ces projets de lois qui nous ont fait battre le pavé, des combats syndicaux pour la défense des droits des confrères, des combats plus insidieux contre les « forces obscures » qui nous entourent
Ce sont des campagnes : élections CNBF
que de souvenirs à préparer cette campagne pour que la voie des jeunes avocats soit enfin portée à la CNBF. Je ne peux mempêcher de repenser aux « working lunch » que je partageais avec Sandrine Vara chacune à notre bureau respectif, devant notre ordi, pour préparer les scénarii des films de campagne.
Et puis lannée daprès, il y a eu la campagne CNB : les affiches, les slogans, le programme
et cette duplicité qui ma permis de minvestir dans lorganisation de la campagne nationale, tout en étant Directrice de la campagne de mon UJA.
Et la FNUJA, ce sont des projets, de très beaux projets
Et même sil y en a eu de nombreux, aujourdhui, je ne vois que celui qui nous a occupé, mes compagnons de fortune et moi, au cours de ces derniers mois
Ce projet qui vient de voir le jour : je suis tellement fière de vous avoir livré le Guide de linstallation. Ce projet est à limage de la fédé : un énorme boulot déquipe ! Merci à mon binôme de la CIA, Aurélien Ascher. Aurélien est très discret, mais il a fait un boulot extraordinaire. Rendons lui hommage aujourdhui. Merci aussi à Brice Combe et à tous les autres contributeurs.
Assurément, moi la timide, la réservée, la Fédé ma fait me dépasser, ma rendue plus forte. Jaurai pu me contenter de gérer mes clients et mon cabinet en préservant ma grande timidité naturelle
Et ce nest pas fini
Cest avec une certaine hâte que jappréhende les mois à venir. Je ne sais pas ce que me réserve la FNUJA, mais je sais que cela sera une expérience formidable.
Cest le moment de vous remercier : merci pour mavoir permis dêtre au bureau ces quatre dernières années. Merci pour cette expérience formidable. Merci pour les réflexions, les prises de tête, les joies, les colères, les rires.
Merci pour les si belles rencontres que jai eu la chance de faire, pour les vraies amitiés que jai nouées :
- Benjamin Cahn, cette grande gueule aux avis très tranchés avec un cur en or.
- Sandrine Vara, tu as quitté le bureau pour accomplir de grands projets au CNB. Mais tu nes jamais loin. Alors, certes nous aurions pu être un binôme formidable, mais nous sommes aujourdhui des amies et cest beaucoup plus.
- Alexandra Boisramé, ou la rencontre dun panda et dune licorne Le thème de linstallation nous a réuni : avec un an de retard, je suis heureuse davoir pu te livrer le guide de linstallation. Et puis, je sais que toi non plus tu nes jamais loin. Avec Sandrine, vous êtes ma calinothérapie. Les filles, je vous adore.
Pour ne citer que les sortis du Bureau
et en parlant de sortants
il y a deux parisiens qui vont bientôt nous quitter.
Simon, « lautre », je sais que tu es appelé à une autre vie de Bureau, mais nous continuerons à travailler ensemble et je len réjouis.
Aminata : merci pour cette belle année et pour la confiance que tu mas accordée. Tu as partagé avec nous tes origines et tes valeurs. Cette année a été dense en émotion, en combats, en sujets de fond. Tu as énormément uvrée. Tu peux être fière. Prends maintenant le temps de te reposer. Tu las largement mérité.
Jean-Baptiste, lordre de notre protocole veut que je sois passée avant toi aujourdhui. Mais, je reprends ma place. Désormais, cest à toi, je te laisse dans la lumière. Je me tiendrai un peu en arrière mais tu pourras toujours compter sur moi, motivée et déterminée.
