On ne lâche rien et on continue la mobilisation contre :
- la dématérialisation de la justice sans aucune prise en compte de la fracture numérique
- la mise en place dune plate-forme nationale des injonctions de payer, véritable distributeur automatique de titres exécutoires mis au service des établissements de crédit et sociétés dassurance
- la privatisation de la justice avec le recours obligatoire à des dispositifs de résolution des litiges en ligne et de médiation confiés à des opérateurs privés
- le rétablissement du droit de timbre pour les justiciables
- la suppression des tribunaux dinstance, juridictions de proximité dont lefficacité est pourtant reconnue
- le recul généralisé du contrôle de lautorité judiciaire sur lactivité des services de police
- lextension systématique des dispositions dérogatoires au droit commun tels que le recours généralisé à la visio- audience, la comparution différée, le recours extensif à des procédures sans audience
- labaissement des exigences procédurales protectrices des libertés fondamentales
- la mise en place dune logique gestionnaire et de rationnement qui prévaut aux dépens de lallocation des moyens nécessaires pour répondre aux besoins de justice de la population.
Communiqué intérgral
Cela se traduit par :
- la dématérialisation de la justice sans aucune prise en compte de la fracture numérique
- la mise en place dune plate-forme nationale des injonctions de payer, véritable distributeur automatique de titres exécutoires mis au service des établissements de crédit et sociétés dassurance
- la privatisation de la justice avec le recours obligatoire à des dispositifs de résolution des litiges en ligne et de médiation confiés à des opérateurs privés
- le rétablissement du droit de timbre pour les justiciables
- la suppression des tribunaux dinstance, juridictions de proximité dont lefficacité est pourtant reconnue
- le recul généralisé du contrôle de lautorité judiciaire sur lactivité des services de police
- lextension systématique des dispositions dérogatoires au droit commun tels que le recours généralisé à la visio- audience, la comparution différée, le recours extensif à des procédures sans audience
- labaissement des exigences procédurales protectrices des libertés fondamentales
- la mise en place dune logique gestionnaire et de rationnement qui prévaut aux dépens de lallocation des moyens nécessaires pour répondre aux besoins de justice de la population.
Le 9 octobre dernier devant le Sénat, nous étions nombreux et mobilisés pour dénoncer toutes ces mesures qui participent à la mise à distance des justiciables et à laccroissement des inégalités de traitement aux dépens des personnes les plus vulnérables.
Ce projet de loi comporte toujours des dispositions visant à accélérer la construction de places de prison et prévoit la création de 20 nouveaux centres fermés pour enfants et adolescents. Ces mesures ne règlent en rien le problème de la surpopulation carcérale et de laugmentation de lincarcération des mineurs. Au contraire, plus on crée de places denfermement, plus on enferme. Or ces lieux de relégation sont criminogènes et ne favorise pas la réinsertion. Il est vraiment temps que des moyens supplémentaires soient affectés aux services éducatifs de milieu ouvert, de probation, dinsertion et dhébergement. En ce sens la suppression de la contrainte pénale envoie un signal négatif en accentuant la place centrale faite à lenfermement dans léchelle des peines.
Nos organisations continuent de revendiquer un service public fondé sur le contact humain, accessible à toutes et tous sur lensemble du territoire national. Elles continuent de dénoncer la logique de ce projet de loi, qui tend à faire reculer la prévention, laccès au droit, le service public de la justice au profit dacteurs privés et tout en accélérant les processus denfermement dont celui des mineurs.
A loccasion du débat parlementaire qui commence à lAssemblée nationale le 14 novembre 2018, elles appellent à un nouveau rassemblement à Paris, le 15 novembre 2018 à 11h, place Edouard Henriot, et partout en France le même jour devant les palais de justice
