Certes émouvant, mais au combien stressant : Cest de cette manière que je permets de qualifier lexercice de présentation prévu par nos usages pour celui ou celle qui, comme moi devant vous aujourdhui, présente sa candidature à la Première Vice-Présidence de notre syndicat.
Ce discours introductif ne peut sapparenter quà une simple déclaration de candidature qui pourrait se justifier par un parcours au sein de notre Fédération.
Lintérêt dune telle prise de parole peut se voir selon trois prismes :
- De mon point de vue, il sagit de me livrer, de me mettre à nu en vous présentant mon histoire, mon parcours personnel, professionnel et syndical, de ma tendre enfance jusquà ce jour qui fait de moi un impétrant.
- De votre point de vue, il sagit dapprendre à mieux me connaître (au regard il est vrai de ce que jestime important de vous présenter), mais en tout état de cause il sagit de mieux me comprendre et de bien vouloir (si vous le souhaitez évidemment) me faire confiance pour lannée qui vient et sûrement plus encore !!!
- Pour Aminata, cest encore autre chose cest tout simplement le début du compte à rebours vers son discours de politique générale. Ce discours, le vrai, celui que vous attendez tous, et qui va dessiner les contours des combats qui seront les nôtres dans les mois qui arrivent.
Ma première réaction lorsque jai eu à réfléchir de quelle manière je devais my prendre a été de me dire : « Mais que le temps passe vite »
Déjà 4 ans que je reçois cet appel de toi, Alexandra, cet appel destiné à me faire intégrer le bureau de la Fédé.
Cétait au mois davril 2014, je ne peux pas loublier, Louis venait de naître, il avait seulement quelques jours
et jaurais dû me douter de tes intentions, tant il nétait pas logique que tu viennes prendre des nouvelles auprès de moi et non de Joanna (avec qui tu tentendais bien mieux disons la vérité).
Au final, notre conversation a duré comme toutes les conversations téléphoniques davec Alexandra : minimum 45 minutes ; le temps que tu as mis pour me convaincre de venir avec vous au bureau vivre cette aventure que tu me promettais unique.
Je dois avouer que si je nai jamais regretté ce choix de venir servir notre syndicat tant il est un privilège de pouvoir se retrouver au centre de la vie de notre profession, de débattre ensemble ou dans nos barreaux respectifs de ses enjeux et de son avenir, tout en défendant nos intérêts, jai tout de même, en toute sincérité, vraiment hésiter à franchir le pas.
Je nétais pas encore sorti de la présidence de lUJA de Marseille, et je venais davoir depuis quelques jours à peine mon premier enfant : ces deux raisons pouvaient être un frein, que tu aurais, chère Alexandra, jen suis certain, compris.
Mais je peux lavouer maintenant : en fait ce qui me faisait le plus peur, cétait dintégrer le bureau de la Fédé sous la présidence dun Ayatollah
Anne-Lise LEBRETON.
Bien évidemment je plaisante : tu as été pour moi un modèle dans notre syndicat : Ta passion combinée à ta connaissance parfaite et permanente de notre doctrine et de nos statuts auront toujours un avantage certain sur ce caractère bien trempée de jeune Femme Bretonne, qui a toujours eu du mal à comprendre, que lon peut par moment penser différemment.
Cest donc de cette manière que jai eu la chance dêtre élu en 2014 au poste de Trésorier de notre Fédération.
Mais commençons par le commencement.
Je suis donc né il y a un peu plus de 36 ans dans le Sud de la France, à Marseille très exactement. Lhonnêteté quimpose cet exercice de présentation me fait vous avouer que les 10 premiers mois de ma vie se sont déroulés sur Aix-en-Provence (jai vécu en effet Route de Galice pour les connaisseurs) ; Il sagit évidemment dun épiphénomène temporaire qui ne saurait remettre en cause quoi que ce soit dans la réalité de mes origines marseillaises.
Faisons donc place aux éternels clichés qui correspondent, en fait, à une réalité très objective : Je suis Marseillais, et comme une très grande majorité de jeunes garçons, jai eu la chance de participer à la réalisation dune uvre urbaine et sociale indispensable :
Jai joué au football.
Et comme une très grande majorité de ces jeunes garçons marseillais, lorsque je raconte mon parcours sportif, je suis convaincu quà un moment, sans tel ou tel mauvais choix de lentraineur, sans tel ou tel petit pépin physique, avec un peu plus de réussite, jaurai pu, non jaurai dû percer dans ce milieu.
La coïncidence veut quà linstar du dernier Président marseillais de la FNUJA, mon ami Alain GUIGI, jai porté les mêmes couleurs dun petit club de foot des quartiers Nords, guidées par ses valeurs Sociales et Humaines en prônant notamment la mixité, le respect des autres, le don de soi et le bénévolat au rang de ses priorités.
Ces quinze années passées au sein de ce petit club ont certainement cimenté une partie de ma personnalité.
Si jai joué au foot, inutile de vous dire que je suis également à mes heures perdus un supporter
et sans surprise, je supporte léquipe de Marseille (A dire vrai, je nai pas eu le choix, et je ne le regrette surtout pas)
« A jamais les premiers » restera pour nous, un slogan qui nous unit à vous, très chers amis Bayonnais, puisque, faut-il le rappeler, cest un Bayonnais qui, en cette soirée de Mai 1993 souleva le Trophée qui représente à ce jour (en toute objectivité) le plus grand exploit sportif français du 20e siècle
Je vous rassure tout de suite ce sera la seule référence culturelle que jintégrerai dans mon discours.
Cela se voit peut-être moins, mais je suis également Corse du côté de ma mère
pas directement de ma mère, je précise, car je dois reconnaître que son patronyme na rien dinsulaire
mon grand-père sappelait « Bonnet ».
Autant vous dire que sur la base des patronymes, mes parents étaient faits pour se rencontrer.
Je suis donc originaire de Balagne, de SantAntonino plus exactement, un petit village perché sur un nid daigle au cur de cette merveilleuse région surnommée à juste titre « le Jardin de la Corse ».
La légende dit quil est lun des plus vieux villages de Corse : il a été fondé au 9e siècle au sommet de la colline pour se réfugier et se défendre contre les invasions mauresques.
La réalité objective quant à elle nous dit quil est le plus beau village de Corse : je mets au défi quiconque de venir me dire linverse.
Mon village, cest mon bol dair
cest un des rares endroits sur terre où jaime me retrouver, seul, en famille, entre amis, lété, lhiver
1 semaine
voire 1 mois.
Cest un peu à cela quon reconnaît un Corse, même du continent : Lorsquil retourne sur son île pour les vacances, il ne dit pas où., il dit simplement quil retourne au village, comme sil ny en avait quun dans tout le pays et quà ses yeux il ny en a pas dautre que le sien.
Partir en vacances au village, cétait, dans les conditions dune construction de vie amoureuse, quelque chose de non-négociable
Inutile de vous dire comment Joanna était ravie, Elle a au fil des années assimilé, accepté, puis je lespère compris ce besoin qui est en moi.
Faire aimer mon village, cest un défi que je me donne auprès de mes amis
cest également un héritage que je souhaite transmettre aux miens, comme cela a pu être le cas avec mes anciens.
A la toussaint, alors que nous faisions nos valises pour rentrer sur Marseille après une semaine de repos bien mérité au village, mon fils ose me déclarer : « Mais Papa pourquoi tu veux rentrer à la maison
On est pas bien ici ? ».
Cette phrase jai dû la dire des dizaines de fois à mes parents
je crois quen terme de transmission et dhéritage, on est parti du bon pied.
Fils de médecin, jai eu une enfance que lon peut qualifier de vraiment privilégiée. Nous navons mes 2 petites surs et moi jamais manqué de rien.
Ce nest que plus tard que lon se rend compte de cette chance unique, comme une façon, lorsque lon est enfant, de toujours vouloir refuser de profiter de linstant présent.
Ma mère a rapidement fait le choix de soccuper de ses enfants. Je dois maintenant reconnaître quil sagissait dun travail à temps plein, trop souvent usant et ingrat, tant nous ne lui avons pas facilité la tâche. Je ne peux que la remercier de nous avoir permis de nous épanouir de cette manière.
Jai fait quasiment lintégralité de ma scolarité dans le même établissement ; Je ne peux pas évoquer mon parcours sans faire état de lEcole Lacordaire, établissement catholique marseillais guidée par son unique devise « Réussir pour Servir » ; Cette devise est ancrée en moi, et je me rends compte quelle peut être appliquée, avec plus ou moins de réussite (il est vrai) à toutes les étapes de la vie.
Ce lien qui nous unit à cette école est si fort que nous sommes, ma bande damis et moi, inséparables depuis les années collèges.
Autant vous lavouer tout de suite, mes années à lUniversité ne furent pas les plus calmes de mon existence ; Très cher Matthieu DULUCQ, tu déclarais, tadressant à moi dans le cadre de ton discours lors de louverture solennelle de ton Congrès à Nancy, je te cite :
« Jaurais aimé passer mes années étudiantes avec toi
nous aurions certainement beaucoup rigolé »
Je ne peux que confirmer cette supposition.
Jai choisi le droit
il est vrai
sans certitude ; cétait surtout pour moi une façon déchapper au cursus familial, générant de façon quasi-automatique une lignée de médecins, lignée que jai été contraint de rompre.
Mon père samuse souvent à raconter la même anecdote au sujet de ce choix de carrière, se remémorant une de nos conversations où je lui aurais avoué renoncer à la médecine, ne voulant pas me lancer dans de longues études …
Et une maîtrise, un DEA, un doctorat et une école davocat plus tard
me voilà prêtant le serment qui aujourdhui nous unit tous, quelques soit nos parcours et nos modes dexercice.
Vous lavez compris, je suis donc issu de la fameuse passerelle permettant aux Docteurs en droit daccéder directement à lEcole, sans passer le redoutable CRFPA.
Je vous invite dailleurs à télécharger ma thèse en Histoire du Droit « Lanoblissement par lexercice des offices de judicature de la Sénéchaussée de Marseille au 18e siècle», autrement dit létude anthropologique des Magistrats dun tribunal minoritaire marseillais, qui pouvaient, cas unique en France, acquérir la Noblesse de Robe
Cette noblesse étant réservée aux magistrats des Cours Supérieures
autrement dit, pour le ressort du Comté de Provence aux seuls Aixois siégeant au Parlement de Provence (aujourdhui le Bâtiment abritant notre Cour dAppel).
Cet exercice ma permis de comprendre très vite notre particularisme local, qui pourrait, semble-t-il, être remis en cause dans les mois à venir.
Mon parcours au sein de lUJA a débuté très tôt
Elève-Avocat, jai été rapidement auditionné par celui qui allait prendre la Présidence lors de la prochaine Assemblée Générale, et après un interrogatoire profond sur ce qui pouvait me motiver dans lengagement syndical, sur les enjeux présents et à venir pour notre profession, jai été finalement sélectionné pour intégrer le bureau de lUJA de Marseille.
Cette histoire existe peut-être
elle nest pas la mienne ; elle ne correspond pas non plus aux modalités de recrutement de mon UJA
Mon très cher Jean-Raphaël FERNANDEZ, tu te doutais bien que jallais évoquer ce moment où, candidat à la Présidence de lUJA, tu me proposais dintégrer ton bureau.
Il était tard, très tard même
je me rappelle parfaitement de létablissement nocturne où nous passions la soirée, nous nous rendions aux toilettes, et en titubant tu as essayé darticuler une phrase me proposant cette aventure.
Je ne comprenais pas tout ce que tu disais, mais je te faisais confiance et jai naturellement accepté de rejoindre ton équipe.
Cette histoire est moins belle, je vous laccorde, mais cest la mienne
voila quels sont mes premiers souvenirs syndicaux !!!!
Plaisanterie à part, je ne te remercierai jamais assez de mavoir mis le pied à létrier et davoir su me transmettre ta passion pour la cause syndicale, et notamment la défense des jeunes confrères.
Tu nas donc plus besoin, mon cher Jean-Raph, de rester accrocher à létrier
Jintègre donc lUJA de Marseille en qualité de délégué aux festivités (un poste très convoité chez nous)
Secrétaire Général puis Trésorier, jaccède rapidement à la Présidence à lEté 2013, quelques semaines après lorganisation du Congrès de notre Fédération à Marseille.
Que de bons souvenirs au sein du bureau, nos équipes soudées et toujours présentes, nos débats parfois houleux et enflammées, parfois arrosées, parfois interminables
Charles, Baptiste, Vidya, Brice, Laura et les autres, vous avez tous su transmettre le flambeau pour que perdure la vie de lUJA au sein de notre barreau.
Ce nest pas toujours chose facile à Marseille, nous arrivons tout de même à nous faire une belle place.
Je souhaite sincèrement à la nouvelle génération marseillaise de pouvoir vivre aussi intensément ces heures syndicales.
Sandrine, Géraldine, Ari, François, Rachel, Mylène
vous êtes le présent et lavenir de lUJA de Marseille
Votre présence en ce jour si spécial me touche très sincèrement.
Et puis lUJA de Marseille cest surtout une rencontre, ma rencontre
Joanna TOUATI : Tu partages ma vie depuis maintenant plusieurs années, et il est grand temps de rétablir la vérité en citant un de tes auteurs préférés : « Fallait pas commencer, mattirer me toucher » : Tout est parti ce jour où nos destins syndicaux se croisèrent (toi quittant ta présidence à lUJA et moi qui intégrait le bureau) lorsquavec ton regard insistant tu mas susurré délicatement cette petite phrase « jaurais tellement aimé tavoir dans mon bureau ».
Pour la petite histoire, cette phrase, je lai également entendu du président sortant de la FNUJA, un certain Roland RODRIGUEZ, lors de mon entrée au bureau de notre fédération, avec (pour le coup) un peu moins deffet sur ma personne.
Quoi quil en soit, si nous navons jamais pu partager dinstants dans une même équipe syndicale, nous partageons quand même pas mal de choses ensemble
Tu es ma partenaire de vie, mon associée dans le travail, et tu mas donné voila 2 et 4 ans les deux trésors les plus chers à nos existences. Nous avons cest une évidence encore tant de choses à partager.
Ce parcours au sein de la FNUJA, je nai pu et ne pourrai le réaliser sans ton soutien permanent. Je veux te remercier sincèrement et publiquement pour me permettre daccomplir cette aventure, et je sais par avance que tu sauras te montrer patiente durant ces deux prochaines années.
Mes premiers pas à la fédé, cest sous la présidence de Romain CARAYOL que je les ai faits. Je venais à peine de réussir mon CAPA et comme une récompense, Jean-Raphaël FERNANDEZ alors président de lUJA, décidait de memmener sur Paris pour faire connaissance avec nos représentants nationaux.
En réalité, il avait surtout envie dun compagnon pour sa soirée parisienne de veille de comité.
Lors de ce premier comité jai été frappé par 2 choses :
- La première, en toute honnêteté, a été de me dire : Mais qui sont ces fous ? et de quoi parlent-ils ?
- La seconde cétait de voir une salle pleine de jeunes avocats passionnés et engagés, débattant de leurs visions dun même métier, notamment au regard de leurs expériences locales, parfois bien différentes.
Nous étions bien sûr arrivés en retard le matin du comité (une spécialité marseillaise que je mévertue à essayer déradiquer), et donc nous étions contraints de nous asseoir par terre, puisque chaque siège était occupé.
Alors on écoute, on apprend comité par comité, on commence à comprendre, et donc on commence à vraiment sintéresser.
et puis on découvre le Congrès ; Ma première expérience de congrès était
disons le pluvieuse, pour ne pas dire orageuse.
Cétait à Aix-en-Provence, et je découvrais limportance dun tel rassemblement : Nos UJA réunit en Assemblée Générale durant 3 jours pour faire voter motion par motion ce qui deviendra notre doctrine, notre vision pour les mois, voire les années à venir
Que de temps ont passé depuis :
Les Congrès de Lille, Marseille, Antibes, Nantes, Nancy, Bastia
sans compter les déplacements du Mans, de Chartres, de Caen, en passant par Nîmes ou Bordeaux
cette France traversée régulièrement dans tous les sens
pour se retrouver tous ensemble aujourdhui dans le pays basque.
Je veux très chaleureusement remercier lensemble des membres de lUJA de Bayonne ; La réussite dun Congrès est avant tout la réussite de lUJA qui reçoit
et cette année, vous avez très fort les amis.
Le Congrès de notre Fédération, cest certainement le moment le plus important de lannée syndicale
ce qui est frappant cest de voir que quelque soit lorientation de nos votes, quelque soit la façon dont les débats ont pu se tenir, quelque soit les décisions prises par les UJA
cela se termine toujours tous ensemble, dans un cadre détendu et festif.
Cest cela la FNUJA, et je suis fier de lunité qui est, et qui doit demeurer la notre
cest comme cela que jentends faire du syndicalisme : Dans lunité nous combattons les valeurs que nous prônons : Représenter, assister et défendre la profession dAvocat et plus particulièrement son exercice par les jeunes : je ninvente rien, cest dans nos statuts.
Jeunes, engagés, et donc parfaitement conscients des enjeux liés à lavenir immédiat de notre profession, nous devons véhiculer lambition dêtre au cur de cet avenir ; nous avons le devoir dêtre porteur despoir, de prendre linitiative dans un intérêt commun : Celui de lavocat et du justiciable.
Je suis fier de voir nos élus représenter dignement, avec vigueur et courage la doctrine de notre Fédération ; je suis heureux de voir ces mêmes élus se battre pour la défense de nos valeurs ; Cest cela le sens de lengagement.
Cet engagement, celui qui est le mien aujourdhui, naurait pu exister sans lengagement de ceux qui nous ont guidé par le passé :
Jai eu la chance dêtre le Trésorier dAnne-Lise durant son mandat : cétait lannée de la découverte : ton « bébé bureau » puisque cest comme cela que tu mappelais (que tu mappelles toujours même) a un peu grandi depuis
tu resteras à jamais celle qui ma donné la fibre Fédé
Notre convention nationale de Montpellier a certainement été une révélation pour moi :
Passer du temps pour notre Fédération et pour faire valoir nos idées, est devenu depuis, quelque chose de normal. Pour cela et pour tout le reste je te dis Merci !
Matthieu, jai également eu la chance dêtre ton trésorier, et force est de reconnaître que sous ta Présidence jai pu constater une considérable augmentation des dépenses de nature gastronomique.
Tu es celui avec qui jai sûrement le plus appris : ton sens politique et ta façon de gérer dune main de maître les crises naissantes sont des atouts que jessaierai en temps utile de temprunter.
Il ny avait au départ que très peu de chance que je rencontre un avocat vosgien cravaté
une amitié sincère est née : cest la vie syndicale qui a permis cela, et je sais déjà que notre Tour de France des meilleures tables nest pas prêt de sarrêter.
Emilie, tu sais où tu veux aller, et rien ny personne tempêchera daccomplir ce que tu souhaites
cest une vraie force qui est en toi
à moi de men inspirer.
Toutes ces années à la Fédé permettent de lier des liens indélébiles, jen suis certain ; jai été marqué par toutes mes rencontres au bureau : du calme Olympien de Benjamin CAHN aux sautes dhumeurs de Catheline MODAT (ou linverse dailleurs), en passant par la joie de vivre de Julie BARIANI, chaque personnalité est une richesse au sein du bureau.
Et puis il y a Sandrine VARA : Cest la que nos chemins vont se séparer ; nous sommes entrés ensemble au bureau il y a maintenant 4 ans, et tu sais laffection que je te porte.
Tu nas pas le caractère le plus souple de notre syndicat, mais tu es une de ses plus belles forces de travail.
Tes nouvelles fonctions au sein de notre institution représentative sont une chance évidente pour notre profession. Jen suis ravi et fier, et je noublie pas également, que tu aurais pu aujourdhui, te retrouver à ma place.
Pour la première fois en 7 ans, une année syndicale va se commencer au bureau sans toi Alexandra. Je te serais toujours reconnaissant de mavoir permis de vivre une telle aventure. Me confier la direction de la campagne CNB lors des précédentes élections a été pour moi la plus belle preuve de confiance que tu aies pu me faire.
Tu es le mélange de toutes les qualités précédemment évoquées ; comme une magicienne, tu as su par ton sens du dévouement et de lengagement, par ta connaissance des sujets et des enjeux politiques, être aimé de tous.
Pas étonnant que ton animal préféré soit une licorne !!!
La FNUJA peut être fière de tavoir confiée ses clés.
Tu déclarais il y a quelques heures que ça allait être dur pour toi de me laisser, et que jallais te manquer ;
Alors, je veux mon amie que tu saches deux choses :
- Non tu ne vas pas me laisser, et je sais que si rien ne sera plus comme avant, nous aurons encore de grands moments à vivre ensemble.
- Et Oui, toi aussi, tu ne peux pas timaginer au combien tu vas me manquer.
Allez, une petite pique pour finir, sinon ça ne serait pas moi : la seule chose que je ne regretterai peut-être pas, ce sont certaines conversations téléphoniques : la technologie est faite dune manière quil ne sert à rien dhurler dans ta voiture lorsque tu mets le kit main libre : on tentend quand même.
Voila, il est temps maintenant de céder la parole à celle que vous attendez tous : celle qui sera amenée à nous guider pour lannée à venir.
Pour cela, je ne peux pas occulter limportance qua pu avoir dans mon parcours syndical un certain Roland RODRIGUEZ : tes conseils bienveillants et précieux mont toujours permis davancer. Si tu es désormais un peu plus en retrait, je sais tu as notre Fédération gravée dans ton cur.
Je ne peux que me rappeler les propos que tu me tenais voila quelques années maintenant en évoquant tes responsabilités au sein de notre syndicat.
Tu disais que lorsque lon est au bureau, lorsque lon acquiert des responsabilités, « on se doit à la Fédé ».
Très chère Aminata, je nai aucun doute, je connais ton sens de lengagement et ton amour pour notre Fédération.
Je sais notre FNUJA entre de bonnes mains.
Je veux que tu saches enfin que je te serais, durant lensemble de ton mandat, un loyal lieutenant.
Que tu pourras toujours compter sur mon soutien pour taider à accomplir ta mission.
