Chers Amis,
Inutile de vous mentir : jattendais avec grande hâte de pouvoir rédiger ce discours et lexercice sest révélé bien plus facile que je ne lespérais.
Daucuns pourraient penser quil sagit dune épreuve redoutable mais pas du tout, bien au contraire !
En effet, il est si évident de me trouver présentement devant vous, de me livrer, me confier, vous livrer mon parcours, vous parler de moi, de toutes ces choses qui ont fait que je suis amenée à vous présenter ma candidature à la première vice-présidence de notre Fédération.
Quy at-il de plus facile que de se livrer à une véritable introspection en public, de se sentir mise à nu, scrutée, étudiée, analysée, anatomisée, dépecée, disséquée, autopsiée ?
Pas de panique, aucune angoisse sournoise, rien qui vous tétanise ou vous réveille la nuit
Après tout, qui na jamais rêvé de comparaître aux assises non pas en qualité davocat mais en tant quaccusé !?
Les mains non moites et le rythme cardiaque absolument hypotendu, je peux vous exposer comment jen suis arrivée là, maintenant je sais ce que jai envie de vous dire, jai toujours été moi-même dans cette aventure et jentends bien continuer à lêtre.
Nous vivons une période de profonde mutation, le Président du Conseil National des Barreaux nous indiquait que nous jeunes avocats nous devions avoir le courage de se poser les bonnes questions mais au-delà de ça il fallait avoir l’envie et la volonté de trouver les solutions.
Notre profession semble bien malmenée ces derniers temps, ce métier que jai choisi, chéri et rarement honni, cette passion, ce sacerdoce, je laime. Pourtant notre profession a changé. Profondément. En dépit de ses mutations, elle continuera dexister, sous-tendue par ses principes essentiels et sa déontologie. Et la défense des intérêts de notre profession passe essentiellement par linvestissement au sein dun syndicat et en loccurrence par le meilleur des syndicats : le nôtre !
Quelques chiffres : jai levé la main droite et bredouillé je le jure il y a maintenant 3748 jours – soit 89 955 heures pour les adeptes de la précision – et je vous avoue ne pas mêtre hasardée à calculer exactement combien dheures et de jours de labeur cela représente. Quoiquen additionnant mes journées de 29 heures et mes semaines de 11 jours ça commence à faire En tout état de cause, sachez que je me produis depuis deux mains depuis donc 10 ans – de manière régulière dans les juridictions de France et de Navarre, perpétuellement en transit, jet-lagged entre Londres et New York mais bien plus fréquemment et surtout entre Aix en Provence et Nîmes au travers de la Plaine de la Crau (je sais cela fait beaucoup moins rêver mais pourtant je vous assure quil fait bon y vivre et y travailler et que lon y est heureux).
Jai vu le jour durant lautomne 1979 dans un pays où le froid vous saisit, où les neiges sont éternelles, là où pullulent les ours polaires, les loups-y-es-tu et quelques dahus Evidemment, cette description de mon chez moi vous donne forcément limpression que je suis originaire du royaume de la reine des Neiges et bien exactement ! Je suis née à Gap, chef-lieu des Hautes-Alpes (à surtout ne pas confondre avec les Alpes de Hautes Provence pas de panique Brice, chacun sait que tu es originaire de Combes voisines) et jai grandi à Ancelle, une station de ski familiale des Alpes du Sud.
Je suis une enfant de la montagne une Gaspard de la Meije – que rien ne destinait à embrasser une carrière davocat : mes parents étaient commerçants, ils tenaient un magasin de sport, une location de skis et mon père est moniteur de ski.
La plus grande partie de mon enfance et de mon adolescence a donc glissé bien loin du tumulte des villes.
A la montagne, la rudesse du climat et du milieu – et souvent de la vie – façonnent les esprits et les caractères.
Les montagnards ont leur franc parlé, cette façon bien à eux de paraître rustres et renfermés, on les catégorise parmi les ursidés. La confiance en lêtre humain aussi poilu soit-il pour affronter la tourmente de lhiver – nest pas une notion abstraite, elle se donne difficilement mais lorsquelle est donnée, lalchimie se crée : le plomb se transforme alors en or et la générosité du cur se révèle sans bornes, comme la gentillesse se mêle au respect de lautre.
Ces valeurs qui mont été inculquées mont indéniablement rendue plus forte mais je suis restée vulnérable lorsque lenfant de la montagne que jétais a dû partir étudier à la ville.
Soit dit en passant la découverte de leau potable et de lélectricité mont aidé à passer le cap
Jai su très vite que, lorsque jobtiendrai mon bac, je partirai étudier à la faculté de droit et que ce que je désirai avant toute chose cétait devenir avocat.
Mon bac en poche, il ma fallu choisir entre Aix en Provence et Grenoble, choix ô combien cornélien à faire entre lair embaumé de lavande et la pollution
En réalité, jai choisi Aix en Provence notamment pour une question de facilité de transport, la route était bien plus praticable que celle qui mène à Grenoble (vous constaterez que javais déjà le sens aigu de la praticité des transports sur le territoire national )
Et puis la faculté dAix en Provence jouissait de cette fabuleuse réputation qui fait que javais limpression de partir faire mes études de droit à Harvard.
Jai donc fait toutes mes études à la faculté de droit dAix en Provence au sein de laquelle je my suis vue enseigner le droit des affaires.
Après toutes ces années passées à la faculté, javais létrange sensation de méloigner de plus en plus de ce métier davocat que javais envisagé exercer un jour et javais la certitude que je nobtiendrai jamais lexamen daccès au CRFPA car à Aix circulait une légende urbaine selon laquelle il était tout bonnement inaccessible et encore moins du premier coup.
Jen faisais donc mon deuil en me disant quau sortir dHarvard je trouverai aisément un travail de juriste au sein dun cabinet anglo saxon, et que jaurai la joie de faire des fus/acqu toute la sainte journée
Et donc au sortir de mon DEA (précision pour les plus jeunes, donc pour toi Damien : le Diplôme dEtudes Approfondies était léquivalent du Master 2), je décidais de me laisser une petite année pour voir
Seulement un homme de la montagne comme je vous les décrivais précédemment, en loccurrence mon père, me demanda clairement quest-ce que je voulais voir ??? Il me fit comprendre que javais tout intérêt à me présenter tout de suite à cet examen, pour ne pas dire quil ne me donna pas le choix.
Je nai pas eu le cur surtout pas le courage de lui avouer que lIEJ dAix était pour moi cette année-là un grand inconnu et je fis donc semblant de réviser lexamen, sur un transat au soleil pendant une semaine
Quelques semaines plus tard à ma plus grande surprise je me retrouvais être reçue aux écrits et admissible aux oraux, quelle ne fut pas une de mes plus grandes angoisses de voir que nous étions vendredi soir et que les oraux commençaient le lundi matin
Quà cela ne tienne, jai passé jours et nuits à réviser, cette fois-ci pour de vrai.
Après la grande messe de la proclamation des résultats, je me suis retrouvée seule dans le grand hall de la faculté de droit dAix et jai pleuré toutes les larmes de mon corps avec la conscience de ce que ce moment resterait gravé dans ma mémoire toute mon existence durant, que jétais parvenue à ce que je voulais.
Je fais partie de la dernière promotion avant la réforme de la formation initiale et jai donc eu la chance daller au centre à Aix où nous nous connaissions tous et finalement heureusement que mon père a fait preuve du peu dautorité quil lui restait encore sur moi sinon lannée daprès jaurai été obligée daller au centre de formation qui avait alors déménagé excessivement loin pour qui se veut aixois, c’est-à-dire quasiment à l’étranger, à Marseille.
Jai très vite compris pendant mon stage que la faculté ne nous apprenait rien sur la profession davocat.
J’ai fait mon stage dans un cabinet généraliste, jétais loin du droit des affaires comme je lavais envisagé mais tant que je ne faisais pas du droit pénal ou du droit de la famille ça me convenait parfaitement.
Jai travaillé sans compter pour ce cabinet pensant quà lissue il y avait peut-être une chance pour que jobtienne le graal, une collaboration !!!
Tous mes espoirs furent déchus quant à la fin de mon stage, on mannonça ô combien on aurait aimé me garder mais que les besoins du cabinet conduisaient à l’embauche d’une avocate parisienne qui avait plus dexpérience que moi.
Alors plus dexpérience, je voulais bien le comprendre mais sil pensait que parce quelle était parisienne, elle serait meilleur que moi, là je nétais pas daccord.
Evidemment je plaisante, amis parisiens n’y voyaient pas là un affront.
Javais donc mon CAPA mais pas de collaboration, jégrainais tous les cabinets en des droit des affaires dAix et même de Marseille, cest dire à quel point jétais désespérée Mais tous avaient déjà recrutés leurs stagiaires comme collaborateurs
Je finis par trouver une collaboration par le plus grand des hasards Un soir dans un lieu de débauche nocturne pour ne pas dire au Mistral à Aix, les initiés comprendront, confiant mon désarroi à un ami autour d’un verre, il s’avéra que son avocat cherchait un collaborateur, grande chance!!!! Sauf que ce dernier était… pénaliste. Mon dieu le gros mot… Moi du pénal ??? Jamais Deux jours après jétais reçue en entretien et je commençais à travailler chez lui, je m’étais laissée convaincre car il faisait un peu du droit des affaires et je me suis dit qu’un peu vaudrait toujours mieux que rien
Je travaillais donc avec un pénaliste qui me confia au cabinet le contentieux famille et le contentieux social, il me demanda de laider au pénal et de plaider une grande partie des dossiers en droit des affaires qui étaient traités par le juriste du cabinet.
On était bien loin des idéaux que je métais fixé, mais si jaime mon métier c’est trés certainement parce que je lai débuté ainsi.
Une semaine après avoir prêté serment, il mappela au cabinet, il était aux assises pour un dossier de meurtre, un crime passionnel et il me dit « Monte à la Cour me rejoindre et noublie pas ta robe », me voilà arrivée dans cette salle de la Cour dAssises à Aix dont je ne savais même pas quelle existait et il me dit : « Je dois te laisser, jai une urgence, ne tinquiète pas, tu n’as rien à faire », jai d’abord cru mourir et ensuite j’ai ensuite pensé que cétait une blague mais je réalisa très vite que ce n’était pas le cas lorsque le Monsieur qui portait une fourrure de Dalmatien me demanda si javais des questions concernant la balistique La quoi ???
Ces quelques frayeurs quil ma faites mont éminemment servies et je len remercie, autant vous dire que le jour daprès quand je suis allée demander un renvoi au TI, je navais plus peur.
Et puis un jour celui qui ne voulait pas de moi parce que je n’étais pas une parisienne avec de l’expérience vint me compter combien lherbe était plus verte dans son champs et alors appâtée par le discours du renard, je men suis allée Pour être malheureuse et ne jamais être considérée comme un avocat à part entière mais restant l’éternelle stagiaire que jy avais été jadis
Après avoir vécu une période de doute profond, jai pris mon courage à deux mains et jai posé ma démission.
Je suis alors partie travailler dans le plus merveilleux cabinet qui soit, un cabinet familial et je crois que jai enfin compris quelle était lessence de la profession davocat, ma formation fut vraiment complète grâce à ce cabinet et je crois avoir pu y acquérir une sorte de maturité juridique qui me conduisit à linstallation tout en douceur.
Monsieur le Bâtonnier CENAC, Camille et Nathalie CENAC je ne vous en remercierai jamais assez.
Volant de mes propres ailes, enfin libérée et délivrée, me voilà parti rejoindre les mêmes locaux que Vincent PENARD, Vincent, je n’oublierai jamais ces moments passés ensemble et surtout nos excellentes chorégraphies du vendredi après- midi, tu me manques beaucoup.
Et puis lorsque lopportunité de lassociation se présenta, frileuse au départ je finis par saisir loccasion, je ne sais pas encore si ce fut une chance mais quà cela ne tienne après moultes tergiversations je finis par pactiser avec le diable Je me suis associée avec un ancien avoué prés la cour dappel dAix
Nous formons finalement un beau duo qui se supporte et pour cela Jean-Marie JAUFFRES, je me dois de te remercier de mavoir fait confiance dans la reprise de ton ancienne étude devenu cabinet davocat, je me ferrai fort lors de ton proche départ à la retraite de maintenir ce que tu en as fait. Je te remercie également de ta patience, je nai pas toujours très bon caractère dans le travail et surtout tu as accepté et respecté mon engagement syndical.
Être au cur des réflexions sur la profession, en comprendre les arcanes et son évolution, être là où lon tente de faire changer les choses tout en défendant nos intérêts, cest ce que je souhaitais.
Quand on est engagé, même si on ne parvient pas toujours à obtenir ce que lon souhaite on a limpression de passer un peu moins à côté des choses et duvrer pour la profession.
Jamais je ne me sens rougir quand dans les recoins des prétoires il faut aborder les sujets qui fâchent, avec les confrères.
Ils me connaissent bien et savent que je ne mâche pas mes mots quand il sagit de leur expliquer ce que nous faisons à lUJA, à la FNUJA et au CNB.
On se sent vivant en étant au cur des choses, je vous le livre cest même parfois jouissif davoir une longueur davance et de venir tel le messie rapporter ce quil se dit, ce quil se passe et ce que l’on fait au quotidien
Jaime cette émulation intellectuelle, jaime partager mes opinions en vue de faire avancer les choses, jaime tous ces échanges constructifs que nous pouvons avoir, jaime savoir comment on exerce à Chalon en champagne et à Digne les Bains en passant par Strasbourg et Lyon et même à Marseille !!
Je voudrai pouvoir partager des moments avec vous tous dans vos UJA, venir vous voir, venir vous dire combien vous compter et combien vous pouvez compter sur nous.
Jai toujours eu le sens de lengagement quel quil soit.
A la faculté, je nai été membre daucun syndicat étudiant ni même du BDE mais en revanche, jai eu la chance dêtre la régisseuse pendant 5 ans de la troupe de spectacle de la faculté de droit : « Les Rachimbourgs ». Tu vois Nicolas RANDRIAMARO tu nas pas su repérer mon talent, je suis profondément déçue.
Jai officié pendant six ans à la Mairie dAncelle, mon village, en tant quélue. La belle aubaine un avocat dans la cité, confions lui tout ce qui touche au juridique Me voilà pendant six ans uvrer pour la mise en place dune régie autonome et je connais la convention collective des remontées mécaniques par cur en passant par la mise en place du PLU
Je me suis également investie pour mon ordre uvrant plusieurs années à la CARPA.
Venons-en au fait et à la FNUJA, je nai déjà que trop fait durer ce suspens insoutenable.
Dés mon entrée au centre de formation jai adhéré à lUnion des Jeunes Avocats, à lépoque de vieux avocats tels que Laurent SCIACQUA et Olivier QUESNEAU venaient nous compter les bienfaits de lUJA.
Cela fait donc maintenant 4202 jours que je suis adhérente à lUJA dAix.
Chaque mois, je voyais partir Olivier et Laurent en goguette à Paris à la FNUJA Cela avait lair bien mystérieux Que pouvaient-ils bien y faire, de quoi pouvaient-ils bien y parler, je nen comprenais pas un traitre un mot lorsquils en parlaient entre eux, cela avait toujours lair de discussion de la plus haute importance
Et puis un jour ils revinrent tous fiers de la capitale, en nous disant on va organiser un comité décentralisé Je crois bien que je me revois encore lair hagard et me dire mais pourquoi faire ??? Et royalement, lon maccorda le plus grand des privilèges qui soit, on me dit : tu viendras avec nous au prochain comité décentralisé à Toulouse pour voir ce que cest
Nous voilà traverser la France dEst en Ouest en voiture (et oui pas de train qui ne mettent pas dix heures sur cet axe )
Nous avions rendez-vous au club house du stade toulousain pour la soirée du vendredi.
Ce soir-là, jai eu une drôle de sensation, on mapprenait qui était qui, qu’il faisait quoi à la fameuse « fédé » et javais limpression de côtoyer des gens importants.
Bon cest vrai personne ne me parlait Sauf Roland RODRIGUEZ Que je pensais être un autochtone compte tenu de son accent
Le lendemain, nous voilà en comité et alors là je me suis clairement dit cest une secte, ces gens sont de grands malades, sortez-moi de là Je ne comprenais pas un mot de ce que le grand prêcheur, Président de lépoque Lionel ESCOFFIER disait, ça parlait de doctrine, de motion, de recours, ça allait trop vite, javais la tête qui tournait, je me retrouvais à aider à la rédaction dune motion, je ne sais même plus sur quoi Et je sortais de là complétement abasourdie !! Je fis part alors de mes impressions, je me suis dit que je devais être bien bête pour ne pas comprendre et pourtant laventure FNUJA venait de commencer
Et puis un jour les deux mêmes joyeux lurons avec leur acolyte Vincent PENARD sont revenus de Bordeaux cette fois-ci avec en poche lorganisation du prochain congrés de la FNUJA.
Pendant un an avec Olivier, Laurent et Vincent et toute l’équipe de l’UJA d’Aix nous avons uvré pour lorganisation de ce congrés, jy ai mis toute mon énergie, jai donné tout mon temps, jai plusieurs fois failli menfuir face aux innombrables tableaux excel de Laurent et à lexigence de perfection dOlivier.
Nous y sommes y parvenus et je ne regrette rien.
Jai vécu lors de ce congrés des choses formidables, la première celle de vous avoir accueilli et de vous avoir fait plaisir, parce que sans vous rien ne serait possible.
Jai compris à cette occasion ce que signifiait vraiment faire partie de la famille de la FNUJA.
La seconde est d’avoir vécu des discussions enflammées (alors même qu’il pleuvait à verse et que nos locaux étaient inondés, que Sandrine VARA et Valentine COUDERT avaient failli mourir en tombant dans un trou, le sol s’étant dérobé sous leurs pieds) sur lavocat détaché en entreprise, les capitaux extérieurs (décidément !!) et la réforme des statuts qui sera finalement reportée ce qui nous conduisit à terminer lassemblée générale à une heure plus que tardive.
Je devais déjà faire face au déchaînement des éléments naturels et je devais maintenant faire face au traiteur qui mexpliquait que dans sa carrière jamais il navait vu ça et que le veau était en train de décéder dans le four… Je n’avais même plus la force de lui dire que son veau était déjà mort et que je m’en foutais royalement qu’il ne soit pas servi rosé !!!!!
Jétais une nouvelle fois désespérée et je me disais plus jamais mais le samedi soir très tard ou le dimanche très tôt cest selon, tout était terminé et sans vous je me suis sentie bien esseulée
Enfin, javais fait mes preuves et me voyait confier la Présidence de lUJA dAix à la fin de cette même année.
Laurent ta rigueur, ton sens politique sans pareil et ton absence de toute notion de diplomatie, tes tableaux excel mauront façonnée (et surtout donné mal à la tête), tu mas tout appris et sans toi, je ne serai pas là, notre amitié au-delà de l’engagement syndicale m’est précieuse.
Olivier, tu nes pas là aujourdhui mais je sais que tu auras une pensée pour moi, tu auras été mon pygmalion et je noublierai jamais combien ta présence à mes côtés a compté et compte toujours.
Je ne souhaite quune seule chose cest que tous les deux vous soyez fière de ce que vous avez fait de moi.
Mon baptême en tant que Présidente de l’UJA et UJA « rapporteur » je l’ai eu au congrés de Lille Et quel Baptême Je devais rapporter avec lUJA de Paris sur la motion accès à la profession et sur les intégrations prévues par larticle 97-1 du décret de 91 et je ne partageais pas complètement lavis de lUJA de Paris
Sauf que cest lors de ce congrès que lUJA de Paris avait décidé de quitter lassemblée pour un désaccord quant à la réforme des statuts.
Ce fut ma rencontre avec Emilie CHANDLER que je ne connaissais pas et qui ma remis ses notes, me demandant de rapporter pour elle.
Jai joué le jeu, jai présenté les travaux de lUJA de Paris et jai également dit qu’elle était ma position et évidemment la motion est repartie comme elle était venue pour être retravaillée et je noublierai jamais ce moment où toutes ces vieilles belles mères et membre dhonneur me sont venues en aide, Eric AZOULAY, Stéphane LALLEMENT et Jean-François BRUN encore merci pour ce moment et merci pour votre chaleureux soutien.
La motion était finalement votée, et jétais plus que fière davoir réussi en définitive à concilier le travail de nos UJA dans le contexte de ce congrés.
Cest au cours de lannée qui sen suivie que lors du comité décentralisé à Rennes qu’Anne-Lise LEBRETON vint me trouver en me demandant si cela mintéresserait dintégrer le bureau de la FNUJA
Je nen revenais pas A moi on demandait ça ? Moi aussi alors jétais devenue folle et je faisais partie de cette secte ????
Vous mavez ensuite élue au poste de trésorière de la FNUJA parce quavec les tableaux excel de Laurent javais appris à compter et ensuite deux années daffilées Vice Présidente Province parce quau travers de nos régions et de Barreaux en Barreaux je conduisais particulièrement bien ma caravane.
Pendant ces trois années jai apprivoisé la FNUJA et je me suis laissée apprivoiser, jai enfin compris à quoi correspondait la doctrine et à peu près compris comment on rédigeait des motions, surtout en létat.
Jai vécu ces trois années avec ferveur.
Jai eu la chance de me voir confier le volant de la caravane de linstallation et de lassociation, ce qui ma valu le surnom de gipsy girl.
Quelle aventure formidable, si ce nest que je déplore labsence de transports sur certains axes de notre territoire et les retards de la SNCF Quoique, ma ponctualité légendaire, maura ainsi permis de ne jamais louper le train !!
Chacun des moments que jai partagé avec les UJA au sein desquelles je me suis rendue, je men souviens et chacun de ces moments fut riche de sens, déchanges et de partage.
Jaurai du mal en men passer et jespère, si vous maccordez vos suffrages, que je pourrai repartir sur les routes.
Jai également eu la chance de travailler longuement sur la réforme du droit des obligations lannée dernière et de travailler au sein de la commission installation et association avec Alexandre BUICANGES et Catheline MODAT, nous avons eu de cesse de tenter de trouver des solutions pour les jeunes avocats en difficulté au moment de leur installation et lannée dernière de pouvoir coupler nos énergies avec dautres commissions et de faire voter une motion entreprenariat et modèle économique des cabinets dont nous pouvons tous être fières.
Jai cette année mené avec laide de Matthieu DULUCQ les travaux relatifs au financement des cabinets davocats par des capitaux extérieurs qui après de nombreux débats ont donné lieu au vote cette après midi dune motion et je remercie les UJA du Val dOise, du Val de Marne, de Grasse et de Bordeaux pour leur travail.
Vous qui avez travaillé avec moi, savez que jaime travailler dans la bonne humeur, que jestime que cest de cette façon que lon travaille efficacement.
Vous savez aussi que jaime le travail bien fait et que je naime pas que lon me dise que cest fait alors que ce nest pas le cas.
Je menace régulièrement les gens du fouet quand ils ne travaillent pas, je sais bien que ça n’a aucun effet, en revanche, je sais que nous sommes toujours arrivés au but que nous nous étions fixés même si ce fut parfois difficile.
Arrivant quasiment à lissue de mes palabres, je sais donc aujourdhui que je peux apporter à notre fédération ma bonne humeur et mon énergie, ma force de travail et ma rigueur, mon côté Pierre Richard et ma thèse sur les transports dans notre pays.
En bonne montagnarde, je naccorde que peu ma confiance, jaime le respect, la franchise et lhonnêteté, je naime pas que lon sapproprie le travail des autres et jaime cette fédération qui au-delà des combats quon y mène, vous apporte cette chaleur incomparable.
Dans dix ans, je serai toujours avocat mais je ne sais pas si jexercerai la même profession quaujourdhui, rien n’est immuable mais au moins jaurai la certitude davoir été actrice de ces changements avec vous tous.
Enfin, je souhaiterai profiter de ce discours pour adresser quelques remerciements pour ceux qui ont particulièrement compté pour moi, qui mont fait confiance et qui m’ont tenu la main sur ce chemin.
Cela ne veut pas dire que les autres vous navez pas compté, bien au contraire, vous comptez tous autant que vous êtes et jai une pensée particulière pour celui qui ma laissé sa place au bureau Charles-Henri TROLIET MALINCONI du Barreau de Marseille et tous ceux avec qui jai partagé ces trois années au bureau.
Normalement cest le moment où je dois me mettre à pleurer, je préfère le dire avant comme ça, j’exorcise un peu les émotions, je ne sais pas si j’irai au bout…
Mon Uja, lUja dAix, mes petits chatons, merci dêtre là en force, merci de votre soutien, vous le savez je serai toujours là pour vous et je profite de loccasion pour vous dire que je suis fière de vous et du travail que vous faites.
Mon UJA de Cur, lUJA de Marseille, bien que les aixois détestent les marseillais, cest bien connu, nos UJA fonctionnent main dans la main, Brice, Laura mais aussi Baptiste, Jean Raph et Joanna, merci de votre fidèle soutien. Jean-Baptiste ne tinquiète pas je ne t’ai pas oublié mais les remerciements viendront plus tard et tu devras encore un peu me supporter au bureau je l’espère sincèrement.
Valérie VINCENTI, Je ne toublie pas, mais ton tour viendra également plus tard.
Harry ORHON, jai une pensée chaleureuse pour toi.
Benjamin CAHN, tu es un curieux personnage, on ne tapprivoise jamais vraiment, on ne peut pas dire de toi que tu es diplomate, en revanche aprés ces deux années passées avec toi, je sais aussi combien tu es quelquun de sensible et de touchant et combien tu es attentionné, merci !
Julie BARRIANI, on s’est rencontrée ici à Nancy, au comité décentralisé, lors d’une course de kart endiablée, nous avons respectivement occupée les places de dernière et avant dernière … Et depuis cette date nous sommes toujours restée en contact et bien au delà de la FNUJA, je sais que cela perdurera.
Florent, le grand Florent Loyseau de Grandmaison Un Flot de paroles tout aussi important que ton intelligence, je ne comprends pas un mot sur deux quand tu me parles mais sache que mon amitié sincère t’es totalement acquise.
Roland RODRIGUEZ, mon Roland, quand je serai grande, je voudrai être toi, cest dans ce discours où je dois parler de moi que je choisis de te dire que moi aussi je taime. Je noublierai jamais que nous avons pleuré en écoutant Linda Lemey à 200 km/h en polo sur lautoroute entre Strasbourg et Mulhouse, je métais discrètement tournée vers la vitre côté passager afin que tu ne me vois pas pleurer et jespérai quà cette vitesse toi tu regardes la route. Je me Ferrai fort de me souvenir de tous tes conseils et de les mettre en uvre. Enfin, Sache que je noublierai aucune des danses que nous avons dansées et quil y en aura bien dautres encore.
Anne-Lise LEBRETON, ma bichette, oui on est comme ça les filles on saffuble de surnom tout aussi ridicules les uns que les autres, je naurai jamais ta connaissance de la FNUJA et mon investissement au sein de la FNUJA ne pourra jamais égaler le tien mais Tu mas tant appris et tant donné, je te dois dêtre là aujourdhui.
Matthieu DULUCQ, à Nancy nous bouclons la boucle, c’est ici lors du comité décentralisé il y a quelques années que j’ai entendu parler de toi pour la première fois sans te connaître vraiment… Et puis lorsque certains nont eu cesse de ne vanter que tes défauts, moi je nai vu en toi que des qualités. Jai été un de tes premiers soutiens et jai toujours été loyale. Nous avons ensemble sillonnés les routes de France avec la caravane, nous avons chanté à tue tête au concert de Star 80, jai maintenant intégré dans mes chorégraphies un double soleil et un jeté fouetté. Cette année aura définitivement été trop courte, il est venu le temps où tu ne vas tarder à partir, je voudrai te retenir et retenir encore un peu ces instants, de tous ceux qui d’une façon ou d’une autre ont fait que je suis là aujourdhui tu es le dernier à être encore un peu là je me sens un peu abandonnée mais je le sais, tu me l’a dit le plus beau est à venir. Nous avons essayé ensemble de donner le la, et je crois que nous y sommes parvenus. Jaurai pu citer Delpeche, Aznavour ou encore Enrico mais jai juste choisi te dire que tu es de ma famille, de mon ordre et de mon rang, et sache quen amitié jai la fidélité des oiseaux de passage
Juste quelques mots avec la plus grande pudeur car cela devient de plus en plus difficile de ne pas pleurer démotion, et vous de continuer à mécouter, je ne suis que trop longue… Sonia HARNIST et Thomas AUTRIC, nous nous sommes rencontrés à la FNUJA, nous sommes devenus amis et sans vous je ne serai jamais venue à Nîmes conter fleurette. Romain, je sais ce nest pas facile de me supporter, ce nest pas facile dentendre parler de la FNUJA de matin au soir et du soir au matin et quand je ne parle pas de la FNUJA, je parle du CNB avec ton père Ta présence et ta confiance en moi mauront donné le courage de continuer cette aventure et je suis certaine que notre petit Jules qui connait déjà bien la FNUJA ne me tiendra pas rigueur dêtre une gipsy maman et lui un bébé nomade.
Emilie CHANDLER, notre rencontre ne sest pas faite sous les meilleurs hospices, nous avons depuis appri
Inutile de vous mentir : jattendais avec grande hâte de pouvoir rédiger ce discours et lexercice sest révélé bien plus facile que je ne lespérais.
Daucuns pourraient penser quil sagit dune épreuve redoutable mais pas du tout, bien au contraire !
En effet, il est si évident de me trouver présentement devant vous, de me livrer, me confier, vous livrer mon parcours, vous parler de moi, de toutes ces choses qui ont fait que je suis amenée à vous présenter ma candidature à la première vice-présidence de notre Fédération.
Quy at-il de plus facile que de se livrer à une véritable introspection en public, de se sentir mise à nu, scrutée, étudiée, analysée, anatomisée, dépecée, disséquée, autopsiée ?
Pas de panique, aucune angoisse sournoise, rien qui vous tétanise ou vous réveille la nuit
Après tout, qui na jamais rêvé de comparaître aux assises non pas en qualité davocat mais en tant quaccusé !?
Les mains non moites et le rythme cardiaque absolument hypotendu, je peux vous exposer comment jen suis arrivée là, maintenant je sais ce que jai envie de vous dire, jai toujours été moi-même dans cette aventure et jentends bien continuer à lêtre.
Nous vivons une période de profonde mutation, le Président du Conseil National des Barreaux nous indiquait que nous jeunes avocats nous devions avoir le courage de se poser les bonnes questions mais au-delà de ça il fallait avoir l’envie et la volonté de trouver les solutions.
Notre profession semble bien malmenée ces derniers temps, ce métier que jai choisi, chéri et rarement honni, cette passion, ce sacerdoce, je laime. Pourtant notre profession a changé. Profondément. En dépit de ses mutations, elle continuera dexister, sous-tendue par ses principes essentiels et sa déontologie. Et la défense des intérêts de notre profession passe essentiellement par linvestissement au sein dun syndicat et en loccurrence par le meilleur des syndicats : le nôtre !
Quelques chiffres : jai levé la main droite et bredouillé je le jure il y a maintenant 3748 jours – soit 89 955 heures pour les adeptes de la précision – et je vous avoue ne pas mêtre hasardée à calculer exactement combien dheures et de jours de labeur cela représente. Quoiquen additionnant mes journées de 29 heures et mes semaines de 11 jours ça commence à faire En tout état de cause, sachez que je me produis depuis deux mains depuis donc 10 ans – de manière régulière dans les juridictions de France et de Navarre, perpétuellement en transit, jet-lagged entre Londres et New York mais bien plus fréquemment et surtout entre Aix en Provence et Nîmes au travers de la Plaine de la Crau (je sais cela fait beaucoup moins rêver mais pourtant je vous assure quil fait bon y vivre et y travailler et que lon y est heureux).
Jai vu le jour durant lautomne 1979 dans un pays où le froid vous saisit, où les neiges sont éternelles, là où pullulent les ours polaires, les loups-y-es-tu et quelques dahus Evidemment, cette description de mon chez moi vous donne forcément limpression que je suis originaire du royaume de la reine des Neiges et bien exactement ! Je suis née à Gap, chef-lieu des Hautes-Alpes (à surtout ne pas confondre avec les Alpes de Hautes Provence pas de panique Brice, chacun sait que tu es originaire de Combes voisines) et jai grandi à Ancelle, une station de ski familiale des Alpes du Sud.
Je suis une enfant de la montagne une Gaspard de la Meije – que rien ne destinait à embrasser une carrière davocat : mes parents étaient commerçants, ils tenaient un magasin de sport, une location de skis et mon père est moniteur de ski.
La plus grande partie de mon enfance et de mon adolescence a donc glissé bien loin du tumulte des villes.
A la montagne, la rudesse du climat et du milieu – et souvent de la vie – façonnent les esprits et les caractères.
Les montagnards ont leur franc parlé, cette façon bien à eux de paraître rustres et renfermés, on les catégorise parmi les ursidés. La confiance en lêtre humain aussi poilu soit-il pour affronter la tourmente de lhiver – nest pas une notion abstraite, elle se donne difficilement mais lorsquelle est donnée, lalchimie se crée : le plomb se transforme alors en or et la générosité du cur se révèle sans bornes, comme la gentillesse se mêle au respect de lautre.
Ces valeurs qui mont été inculquées mont indéniablement rendue plus forte mais je suis restée vulnérable lorsque lenfant de la montagne que jétais a dû partir étudier à la ville.
Soit dit en passant la découverte de leau potable et de lélectricité mont aidé à passer le cap
Jai su très vite que, lorsque jobtiendrai mon bac, je partirai étudier à la faculté de droit et que ce que je désirai avant toute chose cétait devenir avocat.
Mon bac en poche, il ma fallu choisir entre Aix en Provence et Grenoble, choix ô combien cornélien à faire entre lair embaumé de lavande et la pollution
En réalité, jai choisi Aix en Provence notamment pour une question de facilité de transport, la route était bien plus praticable que celle qui mène à Grenoble (vous constaterez que javais déjà le sens aigu de la praticité des transports sur le territoire national )
Et puis la faculté dAix en Provence jouissait de cette fabuleuse réputation qui fait que javais limpression de partir faire mes études de droit à Harvard.
Jai donc fait toutes mes études à la faculté de droit dAix en Provence au sein de laquelle je my suis vue enseigner le droit des affaires.
Après toutes ces années passées à la faculté, javais létrange sensation de méloigner de plus en plus de ce métier davocat que javais envisagé exercer un jour et javais la certitude que je nobtiendrai jamais lexamen daccès au CRFPA car à Aix circulait une légende urbaine selon laquelle il était tout bonnement inaccessible et encore moins du premier coup.
Jen faisais donc mon deuil en me disant quau sortir dHarvard je trouverai aisément un travail de juriste au sein dun cabinet anglo saxon, et que jaurai la joie de faire des fus/acqu toute la sainte journée
Et donc au sortir de mon DEA (précision pour les plus jeunes, donc pour toi Damien : le Diplôme dEtudes Approfondies était léquivalent du Master 2), je décidais de me laisser une petite année pour voir
Seulement un homme de la montagne comme je vous les décrivais précédemment, en loccurrence mon père, me demanda clairement quest-ce que je voulais voir ??? Il me fit comprendre que javais tout intérêt à me présenter tout de suite à cet examen, pour ne pas dire quil ne me donna pas le choix.
Je nai pas eu le cur surtout pas le courage de lui avouer que lIEJ dAix était pour moi cette année-là un grand inconnu et je fis donc semblant de réviser lexamen, sur un transat au soleil pendant une semaine
Quelques semaines plus tard à ma plus grande surprise je me retrouvais être reçue aux écrits et admissible aux oraux, quelle ne fut pas une de mes plus grandes angoisses de voir que nous étions vendredi soir et que les oraux commençaient le lundi matin
Quà cela ne tienne, jai passé jours et nuits à réviser, cette fois-ci pour de vrai.
Après la grande messe de la proclamation des résultats, je me suis retrouvée seule dans le grand hall de la faculté de droit dAix et jai pleuré toutes les larmes de mon corps avec la conscience de ce que ce moment resterait gravé dans ma mémoire toute mon existence durant, que jétais parvenue à ce que je voulais.
Je fais partie de la dernière promotion avant la réforme de la formation initiale et jai donc eu la chance daller au centre à Aix où nous nous connaissions tous et finalement heureusement que mon père a fait preuve du peu dautorité quil lui restait encore sur moi sinon lannée daprès jaurai été obligée daller au centre de formation qui avait alors déménagé excessivement loin pour qui se veut aixois, c’est-à-dire quasiment à l’étranger, à Marseille.
Jai très vite compris pendant mon stage que la faculté ne nous apprenait rien sur la profession davocat.
J’ai fait mon stage dans un cabinet généraliste, jétais loin du droit des affaires comme je lavais envisagé mais tant que je ne faisais pas du droit pénal ou du droit de la famille ça me convenait parfaitement.
Jai travaillé sans compter pour ce cabinet pensant quà lissue il y avait peut-être une chance pour que jobtienne le graal, une collaboration !!!
Tous mes espoirs furent déchus quant à la fin de mon stage, on mannonça ô combien on aurait aimé me garder mais que les besoins du cabinet conduisaient à l’embauche d’une avocate parisienne qui avait plus dexpérience que moi.
Alors plus dexpérience, je voulais bien le comprendre mais sil pensait que parce quelle était parisienne, elle serait meilleur que moi, là je nétais pas daccord.
Evidemment je plaisante, amis parisiens n’y voyaient pas là un affront.
Javais donc mon CAPA mais pas de collaboration, jégrainais tous les cabinets en des droit des affaires dAix et même de Marseille, cest dire à quel point jétais désespérée Mais tous avaient déjà recrutés leurs stagiaires comme collaborateurs
Je finis par trouver une collaboration par le plus grand des hasards Un soir dans un lieu de débauche nocturne pour ne pas dire au Mistral à Aix, les initiés comprendront, confiant mon désarroi à un ami autour d’un verre, il s’avéra que son avocat cherchait un collaborateur, grande chance!!!! Sauf que ce dernier était… pénaliste. Mon dieu le gros mot… Moi du pénal ??? Jamais Deux jours après jétais reçue en entretien et je commençais à travailler chez lui, je m’étais laissée convaincre car il faisait un peu du droit des affaires et je me suis dit qu’un peu vaudrait toujours mieux que rien
Je travaillais donc avec un pénaliste qui me confia au cabinet le contentieux famille et le contentieux social, il me demanda de laider au pénal et de plaider une grande partie des dossiers en droit des affaires qui étaient traités par le juriste du cabinet.
On était bien loin des idéaux que je métais fixé, mais si jaime mon métier c’est trés certainement parce que je lai débuté ainsi.
Une semaine après avoir prêté serment, il mappela au cabinet, il était aux assises pour un dossier de meurtre, un crime passionnel et il me dit « Monte à la Cour me rejoindre et noublie pas ta robe », me voilà arrivée dans cette salle de la Cour dAssises à Aix dont je ne savais même pas quelle existait et il me dit : « Je dois te laisser, jai une urgence, ne tinquiète pas, tu n’as rien à faire », jai d’abord cru mourir et ensuite j’ai ensuite pensé que cétait une blague mais je réalisa très vite que ce n’était pas le cas lorsque le Monsieur qui portait une fourrure de Dalmatien me demanda si javais des questions concernant la balistique La quoi ???
Ces quelques frayeurs quil ma faites mont éminemment servies et je len remercie, autant vous dire que le jour daprès quand je suis allée demander un renvoi au TI, je navais plus peur.
Et puis un jour celui qui ne voulait pas de moi parce que je n’étais pas une parisienne avec de l’expérience vint me compter combien lherbe était plus verte dans son champs et alors appâtée par le discours du renard, je men suis allée Pour être malheureuse et ne jamais être considérée comme un avocat à part entière mais restant l’éternelle stagiaire que jy avais été jadis
Après avoir vécu une période de doute profond, jai pris mon courage à deux mains et jai posé ma démission.
Je suis alors partie travailler dans le plus merveilleux cabinet qui soit, un cabinet familial et je crois que jai enfin compris quelle était lessence de la profession davocat, ma formation fut vraiment complète grâce à ce cabinet et je crois avoir pu y acquérir une sorte de maturité juridique qui me conduisit à linstallation tout en douceur.
Monsieur le Bâtonnier CENAC, Camille et Nathalie CENAC je ne vous en remercierai jamais assez.
Volant de mes propres ailes, enfin libérée et délivrée, me voilà parti rejoindre les mêmes locaux que Vincent PENARD, Vincent, je n’oublierai jamais ces moments passés ensemble et surtout nos excellentes chorégraphies du vendredi après- midi, tu me manques beaucoup.
Et puis lorsque lopportunité de lassociation se présenta, frileuse au départ je finis par saisir loccasion, je ne sais pas encore si ce fut une chance mais quà cela ne tienne après moultes tergiversations je finis par pactiser avec le diable Je me suis associée avec un ancien avoué prés la cour dappel dAix
Nous formons finalement un beau duo qui se supporte et pour cela Jean-Marie JAUFFRES, je me dois de te remercier de mavoir fait confiance dans la reprise de ton ancienne étude devenu cabinet davocat, je me ferrai fort lors de ton proche départ à la retraite de maintenir ce que tu en as fait. Je te remercie également de ta patience, je nai pas toujours très bon caractère dans le travail et surtout tu as accepté et respecté mon engagement syndical.
Être au cur des réflexions sur la profession, en comprendre les arcanes et son évolution, être là où lon tente de faire changer les choses tout en défendant nos intérêts, cest ce que je souhaitais.
Quand on est engagé, même si on ne parvient pas toujours à obtenir ce que lon souhaite on a limpression de passer un peu moins à côté des choses et duvrer pour la profession.
Jamais je ne me sens rougir quand dans les recoins des prétoires il faut aborder les sujets qui fâchent, avec les confrères.
Ils me connaissent bien et savent que je ne mâche pas mes mots quand il sagit de leur expliquer ce que nous faisons à lUJA, à la FNUJA et au CNB.
On se sent vivant en étant au cur des choses, je vous le livre cest même parfois jouissif davoir une longueur davance et de venir tel le messie rapporter ce quil se dit, ce quil se passe et ce que l’on fait au quotidien
Jaime cette émulation intellectuelle, jaime partager mes opinions en vue de faire avancer les choses, jaime tous ces échanges constructifs que nous pouvons avoir, jaime savoir comment on exerce à Chalon en champagne et à Digne les Bains en passant par Strasbourg et Lyon et même à Marseille !!
Je voudrai pouvoir partager des moments avec vous tous dans vos UJA, venir vous voir, venir vous dire combien vous compter et combien vous pouvez compter sur nous.
Jai toujours eu le sens de lengagement quel quil soit.
A la faculté, je nai été membre daucun syndicat étudiant ni même du BDE mais en revanche, jai eu la chance dêtre la régisseuse pendant 5 ans de la troupe de spectacle de la faculté de droit : « Les Rachimbourgs ». Tu vois Nicolas RANDRIAMARO tu nas pas su repérer mon talent, je suis profondément déçue.
Jai officié pendant six ans à la Mairie dAncelle, mon village, en tant quélue. La belle aubaine un avocat dans la cité, confions lui tout ce qui touche au juridique Me voilà pendant six ans uvrer pour la mise en place dune régie autonome et je connais la convention collective des remontées mécaniques par cur en passant par la mise en place du PLU
Je me suis également investie pour mon ordre uvrant plusieurs années à la CARPA.
Venons-en au fait et à la FNUJA, je nai déjà que trop fait durer ce suspens insoutenable.
Dés mon entrée au centre de formation jai adhéré à lUnion des Jeunes Avocats, à lépoque de vieux avocats tels que Laurent SCIACQUA et Olivier QUESNEAU venaient nous compter les bienfaits de lUJA.
Cela fait donc maintenant 4202 jours que je suis adhérente à lUJA dAix.
Chaque mois, je voyais partir Olivier et Laurent en goguette à Paris à la FNUJA Cela avait lair bien mystérieux Que pouvaient-ils bien y faire, de quoi pouvaient-ils bien y parler, je nen comprenais pas un traitre un mot lorsquils en parlaient entre eux, cela avait toujours lair de discussion de la plus haute importance
Et puis un jour ils revinrent tous fiers de la capitale, en nous disant on va organiser un comité décentralisé Je crois bien que je me revois encore lair hagard et me dire mais pourquoi faire ??? Et royalement, lon maccorda le plus grand des privilèges qui soit, on me dit : tu viendras avec nous au prochain comité décentralisé à Toulouse pour voir ce que cest
Nous voilà traverser la France dEst en Ouest en voiture (et oui pas de train qui ne mettent pas dix heures sur cet axe )
Nous avions rendez-vous au club house du stade toulousain pour la soirée du vendredi.
Ce soir-là, jai eu une drôle de sensation, on mapprenait qui était qui, qu’il faisait quoi à la fameuse « fédé » et javais limpression de côtoyer des gens importants.
Bon cest vrai personne ne me parlait Sauf Roland RODRIGUEZ Que je pensais être un autochtone compte tenu de son accent
Le lendemain, nous voilà en comité et alors là je me suis clairement dit cest une secte, ces gens sont de grands malades, sortez-moi de là Je ne comprenais pas un mot de ce que le grand prêcheur, Président de lépoque Lionel ESCOFFIER disait, ça parlait de doctrine, de motion, de recours, ça allait trop vite, javais la tête qui tournait, je me retrouvais à aider à la rédaction dune motion, je ne sais même plus sur quoi Et je sortais de là complétement abasourdie !! Je fis part alors de mes impressions, je me suis dit que je devais être bien bête pour ne pas comprendre et pourtant laventure FNUJA venait de commencer
Et puis un jour les deux mêmes joyeux lurons avec leur acolyte Vincent PENARD sont revenus de Bordeaux cette fois-ci avec en poche lorganisation du prochain congrés de la FNUJA.
Pendant un an avec Olivier, Laurent et Vincent et toute l’équipe de l’UJA d’Aix nous avons uvré pour lorganisation de ce congrés, jy ai mis toute mon énergie, jai donné tout mon temps, jai plusieurs fois failli menfuir face aux innombrables tableaux excel de Laurent et à lexigence de perfection dOlivier.
Nous y sommes y parvenus et je ne regrette rien.
Jai vécu lors de ce congrés des choses formidables, la première celle de vous avoir accueilli et de vous avoir fait plaisir, parce que sans vous rien ne serait possible.
Jai compris à cette occasion ce que signifiait vraiment faire partie de la famille de la FNUJA.
La seconde est d’avoir vécu des discussions enflammées (alors même qu’il pleuvait à verse et que nos locaux étaient inondés, que Sandrine VARA et Valentine COUDERT avaient failli mourir en tombant dans un trou, le sol s’étant dérobé sous leurs pieds) sur lavocat détaché en entreprise, les capitaux extérieurs (décidément !!) et la réforme des statuts qui sera finalement reportée ce qui nous conduisit à terminer lassemblée générale à une heure plus que tardive.
Je devais déjà faire face au déchaînement des éléments naturels et je devais maintenant faire face au traiteur qui mexpliquait que dans sa carrière jamais il navait vu ça et que le veau était en train de décéder dans le four… Je n’avais même plus la force de lui dire que son veau était déjà mort et que je m’en foutais royalement qu’il ne soit pas servi rosé !!!!!
Jétais une nouvelle fois désespérée et je me disais plus jamais mais le samedi soir très tard ou le dimanche très tôt cest selon, tout était terminé et sans vous je me suis sentie bien esseulée
Enfin, javais fait mes preuves et me voyait confier la Présidence de lUJA dAix à la fin de cette même année.
Laurent ta rigueur, ton sens politique sans pareil et ton absence de toute notion de diplomatie, tes tableaux excel mauront façonnée (et surtout donné mal à la tête), tu mas tout appris et sans toi, je ne serai pas là, notre amitié au-delà de l’engagement syndicale m’est précieuse.
Olivier, tu nes pas là aujourdhui mais je sais que tu auras une pensée pour moi, tu auras été mon pygmalion et je noublierai jamais combien ta présence à mes côtés a compté et compte toujours.
Je ne souhaite quune seule chose cest que tous les deux vous soyez fière de ce que vous avez fait de moi.
Mon baptême en tant que Présidente de l’UJA et UJA « rapporteur » je l’ai eu au congrés de Lille Et quel Baptême Je devais rapporter avec lUJA de Paris sur la motion accès à la profession et sur les intégrations prévues par larticle 97-1 du décret de 91 et je ne partageais pas complètement lavis de lUJA de Paris
Sauf que cest lors de ce congrès que lUJA de Paris avait décidé de quitter lassemblée pour un désaccord quant à la réforme des statuts.
Ce fut ma rencontre avec Emilie CHANDLER que je ne connaissais pas et qui ma remis ses notes, me demandant de rapporter pour elle.
Jai joué le jeu, jai présenté les travaux de lUJA de Paris et jai également dit qu’elle était ma position et évidemment la motion est repartie comme elle était venue pour être retravaillée et je noublierai jamais ce moment où toutes ces vieilles belles mères et membre dhonneur me sont venues en aide, Eric AZOULAY, Stéphane LALLEMENT et Jean-François BRUN encore merci pour ce moment et merci pour votre chaleureux soutien.
La motion était finalement votée, et jétais plus que fière davoir réussi en définitive à concilier le travail de nos UJA dans le contexte de ce congrés.
Cest au cours de lannée qui sen suivie que lors du comité décentralisé à Rennes qu’Anne-Lise LEBRETON vint me trouver en me demandant si cela mintéresserait dintégrer le bureau de la FNUJA
Je nen revenais pas A moi on demandait ça ? Moi aussi alors jétais devenue folle et je faisais partie de cette secte ????
Vous mavez ensuite élue au poste de trésorière de la FNUJA parce quavec les tableaux excel de Laurent javais appris à compter et ensuite deux années daffilées Vice Présidente Province parce quau travers de nos régions et de Barreaux en Barreaux je conduisais particulièrement bien ma caravane.
Pendant ces trois années jai apprivoisé la FNUJA et je me suis laissée apprivoiser, jai enfin compris à quoi correspondait la doctrine et à peu près compris comment on rédigeait des motions, surtout en létat.
Jai vécu ces trois années avec ferveur.
Jai eu la chance de me voir confier le volant de la caravane de linstallation et de lassociation, ce qui ma valu le surnom de gipsy girl.
Quelle aventure formidable, si ce nest que je déplore labsence de transports sur certains axes de notre territoire et les retards de la SNCF Quoique, ma ponctualité légendaire, maura ainsi permis de ne jamais louper le train !!
Chacun des moments que jai partagé avec les UJA au sein desquelles je me suis rendue, je men souviens et chacun de ces moments fut riche de sens, déchanges et de partage.
Jaurai du mal en men passer et jespère, si vous maccordez vos suffrages, que je pourrai repartir sur les routes.
Jai également eu la chance de travailler longuement sur la réforme du droit des obligations lannée dernière et de travailler au sein de la commission installation et association avec Alexandre BUICANGES et Catheline MODAT, nous avons eu de cesse de tenter de trouver des solutions pour les jeunes avocats en difficulté au moment de leur installation et lannée dernière de pouvoir coupler nos énergies avec dautres commissions et de faire voter une motion entreprenariat et modèle économique des cabinets dont nous pouvons tous être fières.
Jai cette année mené avec laide de Matthieu DULUCQ les travaux relatifs au financement des cabinets davocats par des capitaux extérieurs qui après de nombreux débats ont donné lieu au vote cette après midi dune motion et je remercie les UJA du Val dOise, du Val de Marne, de Grasse et de Bordeaux pour leur travail.
Vous qui avez travaillé avec moi, savez que jaime travailler dans la bonne humeur, que jestime que cest de cette façon que lon travaille efficacement.
Vous savez aussi que jaime le travail bien fait et que je naime pas que lon me dise que cest fait alors que ce nest pas le cas.
Je menace régulièrement les gens du fouet quand ils ne travaillent pas, je sais bien que ça n’a aucun effet, en revanche, je sais que nous sommes toujours arrivés au but que nous nous étions fixés même si ce fut parfois difficile.
Arrivant quasiment à lissue de mes palabres, je sais donc aujourdhui que je peux apporter à notre fédération ma bonne humeur et mon énergie, ma force de travail et ma rigueur, mon côté Pierre Richard et ma thèse sur les transports dans notre pays.
En bonne montagnarde, je naccorde que peu ma confiance, jaime le respect, la franchise et lhonnêteté, je naime pas que lon sapproprie le travail des autres et jaime cette fédération qui au-delà des combats quon y mène, vous apporte cette chaleur incomparable.
Dans dix ans, je serai toujours avocat mais je ne sais pas si jexercerai la même profession quaujourdhui, rien n’est immuable mais au moins jaurai la certitude davoir été actrice de ces changements avec vous tous.
Enfin, je souhaiterai profiter de ce discours pour adresser quelques remerciements pour ceux qui ont particulièrement compté pour moi, qui mont fait confiance et qui m’ont tenu la main sur ce chemin.
Cela ne veut pas dire que les autres vous navez pas compté, bien au contraire, vous comptez tous autant que vous êtes et jai une pensée particulière pour celui qui ma laissé sa place au bureau Charles-Henri TROLIET MALINCONI du Barreau de Marseille et tous ceux avec qui jai partagé ces trois années au bureau.
Normalement cest le moment où je dois me mettre à pleurer, je préfère le dire avant comme ça, j’exorcise un peu les émotions, je ne sais pas si j’irai au bout…
Mon Uja, lUja dAix, mes petits chatons, merci dêtre là en force, merci de votre soutien, vous le savez je serai toujours là pour vous et je profite de loccasion pour vous dire que je suis fière de vous et du travail que vous faites.
Mon UJA de Cur, lUJA de Marseille, bien que les aixois détestent les marseillais, cest bien connu, nos UJA fonctionnent main dans la main, Brice, Laura mais aussi Baptiste, Jean Raph et Joanna, merci de votre fidèle soutien. Jean-Baptiste ne tinquiète pas je ne t’ai pas oublié mais les remerciements viendront plus tard et tu devras encore un peu me supporter au bureau je l’espère sincèrement.
Valérie VINCENTI, Je ne toublie pas, mais ton tour viendra également plus tard.
Harry ORHON, jai une pensée chaleureuse pour toi.
Benjamin CAHN, tu es un curieux personnage, on ne tapprivoise jamais vraiment, on ne peut pas dire de toi que tu es diplomate, en revanche aprés ces deux années passées avec toi, je sais aussi combien tu es quelquun de sensible et de touchant et combien tu es attentionné, merci !
Julie BARRIANI, on s’est rencontrée ici à Nancy, au comité décentralisé, lors d’une course de kart endiablée, nous avons respectivement occupée les places de dernière et avant dernière … Et depuis cette date nous sommes toujours restée en contact et bien au delà de la FNUJA, je sais que cela perdurera.
Florent, le grand Florent Loyseau de Grandmaison Un Flot de paroles tout aussi important que ton intelligence, je ne comprends pas un mot sur deux quand tu me parles mais sache que mon amitié sincère t’es totalement acquise.
Roland RODRIGUEZ, mon Roland, quand je serai grande, je voudrai être toi, cest dans ce discours où je dois parler de moi que je choisis de te dire que moi aussi je taime. Je noublierai jamais que nous avons pleuré en écoutant Linda Lemey à 200 km/h en polo sur lautoroute entre Strasbourg et Mulhouse, je métais discrètement tournée vers la vitre côté passager afin que tu ne me vois pas pleurer et jespérai quà cette vitesse toi tu regardes la route. Je me Ferrai fort de me souvenir de tous tes conseils et de les mettre en uvre. Enfin, Sache que je noublierai aucune des danses que nous avons dansées et quil y en aura bien dautres encore.
Anne-Lise LEBRETON, ma bichette, oui on est comme ça les filles on saffuble de surnom tout aussi ridicules les uns que les autres, je naurai jamais ta connaissance de la FNUJA et mon investissement au sein de la FNUJA ne pourra jamais égaler le tien mais Tu mas tant appris et tant donné, je te dois dêtre là aujourdhui.
Matthieu DULUCQ, à Nancy nous bouclons la boucle, c’est ici lors du comité décentralisé il y a quelques années que j’ai entendu parler de toi pour la première fois sans te connaître vraiment… Et puis lorsque certains nont eu cesse de ne vanter que tes défauts, moi je nai vu en toi que des qualités. Jai été un de tes premiers soutiens et jai toujours été loyale. Nous avons ensemble sillonnés les routes de France avec la caravane, nous avons chanté à tue tête au concert de Star 80, jai maintenant intégré dans mes chorégraphies un double soleil et un jeté fouetté. Cette année aura définitivement été trop courte, il est venu le temps où tu ne vas tarder à partir, je voudrai te retenir et retenir encore un peu ces instants, de tous ceux qui d’une façon ou d’une autre ont fait que je suis là aujourdhui tu es le dernier à être encore un peu là je me sens un peu abandonnée mais je le sais, tu me l’a dit le plus beau est à venir. Nous avons essayé ensemble de donner le la, et je crois que nous y sommes parvenus. Jaurai pu citer Delpeche, Aznavour ou encore Enrico mais jai juste choisi te dire que tu es de ma famille, de mon ordre et de mon rang, et sache quen amitié jai la fidélité des oiseaux de passage
Juste quelques mots avec la plus grande pudeur car cela devient de plus en plus difficile de ne pas pleurer démotion, et vous de continuer à mécouter, je ne suis que trop longue… Sonia HARNIST et Thomas AUTRIC, nous nous sommes rencontrés à la FNUJA, nous sommes devenus amis et sans vous je ne serai jamais venue à Nîmes conter fleurette. Romain, je sais ce nest pas facile de me supporter, ce nest pas facile dentendre parler de la FNUJA de matin au soir et du soir au matin et quand je ne parle pas de la FNUJA, je parle du CNB avec ton père Ta présence et ta confiance en moi mauront donné le courage de continuer cette aventure et je suis certaine que notre petit Jules qui connait déjà bien la FNUJA ne me tiendra pas rigueur dêtre une gipsy maman et lui un bébé nomade.
Emilie CHANDLER, notre rencontre ne sest pas faite sous les meilleurs hospices, nous avons depuis appri
