Mes chers amis,
Cest avec un immense plaisir que je suis devant vous aujourdhui.
« A noir, I rouge, U vert, O bleu : voyelles » : Ces quelques mots de Rimbaud ont bercé mon enfance carolomacérienne et me rappellent que la FNUJA, cest tout cela à la fois. Cest la force de la diversité des jeunes avocats.
Je veux vous dire à quel point je suis heureuse de vous soumettre ma candidature au poste de première vice-présidente de la Fédération Nationale des Unions des Jeunes Avocats.
Parisienne dadoption, je noublie pas doù je viens. Je suis née un vendredi, le 29 avril, dans les Ardennes, près de la frontière belge. Jy ai grandi avec des parents voyageurs et un grand frère protecteur. Jai rapidement compris que ce serait par le travail que je pourrai atteindre mes objectifs. Jai passé mes années dadolescence à dévorer des livres, mais aussi à jouer de la guitare, à nager et à refaire le monde avec mes amis. Tout cela ma probablement aidée à mieux comprendre ce qui mentoure.
Jai quitté ma ville natale pour poursuivre mes études supérieures à Reims et puis, jai découvert Paris, mais ce nétait pas le bon moment. Jai donc terminé mes études universitaires à Nancy. Et je me souviens de ce sentiment ressenti, en entendant mon nom déclamé dans la cour de la Faculté de droit, à lannonce des résultats du CRFPA.
Je suis ensuite arrivée à Paris, pour entrer à lécole davocat.
Je me destinais à une activité de conseil en cabinet daffaires mais jai très vite compris que cela nétait pas pour moi. Aujourdhui, jexerce au quotidien une activité contentieuse que jai choisie.
Le jour de la rentrée solennelle de lécole davocat, la présidente de lUJA de Paris était à la tribune. Elle présentait les combats de lUJA, devant cette assemblée de néophytes dissipés. Si je ne me souviens plus tout à fait du contenu de ses propos, je me rappelle en revanche avoir été transportée par cette énergie, mise au service de la défense des jeunes avocats. Mais à ce moment précis, je me sens encore loin de notre métier.
Le temps de la formation pratique commence enfin. Je rencontre des amis extraordinaires, mes « inconditionnels du premier jeudi du mois ». Nous organisons des événements à la hauteur de nos ambitions, au travers desquels je découvre le monde des cabinets davocats.
Ce serait mentir que de vous dire que jai lutté pour trouver une collaboration. Je suis entrée dans un cabinet, dans lequel jai été formée « à lancienne » et où jai rencontré Caroline, mon actuelle associée. Je me suis ensuite installée et nous nous sommes retrouvées. Au cours de ces différentes étapes professionnelles, jai pu constater, en pratique, que nos travaux à la FNUJA et au sein des UJA sont essentiels pour répondre aux difficultés des jeunes avocats.
Petite, je mennuyais en classe et je dessinais le monde dans les marges de mes cahiers. Et un jour, je suis partie en campagne et jai été élue au Conseil Municipal des Enfants, javais 8 ans. Jai toujours eu le goût du challenge, je nai pas peur de ladversité et jaime le lien entre les êtres. Le temps passe et les amis fidèles sont là. Dans leurs regards, je lis cette force qui me porte.
Je prête serment un 29 octobre et jadhère très vite à lUJA, avec deux de mes amies de lAssociation des Elèves Avocats. Elles sont parties, je suis restée. Les sujets des commissions permanentes, des rapports et des motions me passionnent. Les débats sy enflamment parfois mais les échanges sont riches. Je les observe, je les écoute et japprends, je mimprègne de cet ADN qui nous est commun à tous.
Un soir de septembre, Alexandra PERQUIN ma proposé la direction de la campagne de Vincent OHANNESSIAN et Dominique PIAU, pour lélection au Conseil de lOrdre de Paris : je nai pas hésité un instant. Puis je me suis vue confier la codirection de la Commission Formation et Accès à la profession.
Avec Aminata NIAKATE, avec laquelle javais pris lhabitude de collaborer pour le journal de lEcole davocat, nous travaillons sur le sujet de la Pépinière.
Les années se suivent, les sujets ne manquent pas. Je prépare un rapport et une motion sur les passerelles pour le Congrès de Lille. Un peu timide, jarrive au milieu du Congrès. Je me prépare à présenter mon travail et soudain, chacun sen souvient, mon UJA quitte la salle. Le hasard me fait trébucher dans les bras dAlexandra BOISRAME, qui rapportera pour moi cette motion adoptée à lunanimité. Je prends ensuite à bras-le-corps le sujet du Projet Pédagogique Individuel et du contenu de la formation. Nous travaillons alors main dans la main avec Benjamin MARCILLY.
Jai découvert la FNUJA un samedi matin dhiver : les débats étaient agités et les avocats engagés. Je nétais quélève avocat et ne comprenais que les contours des problématiques. La discorde se faisait parfois sentir entre les présents. Les mois se sont succédés et les présidents aussi.
Je suis revenue plusieurs fois en comité mais, javoue, cétait pour voir Robert BADINTER et Eric DUPOND- MORETTI.
Puis jai été élue délégué nationale de la FNUJA.
Quelques temps plus tard, Yannick SALA ma proposé de rejoindre son bureau. Impossible de refuser.
Alors depuis trois ans, je construis mon chemin. Je déclenche les alarmes incendie des hôtels avec Julie, je fredonne les chansons de Joe DASSIN avec Matthieu et me délecte de lhumour corrosif de Benjamin.
Plus sérieusement mais vous le savez, je siège au FIF-PL et à lENADEP. Je me tiens à lécoute de chacune des UJA et vous me le rendez bien.
La concorde au sein de notre fédération est essentielle. Cest ensemble que nous devons trouver des solutions aux grandes problématiques de notre profession, en discutant, en échangeant mais surtout, en osant.
Sans vous, je ne serais pas là, émue et fière. Quelques remerciements sans hiérarchie, à ceux qui ont partagé laventure du bureau à mes côtés et qui sont partis : Charles, Cédric, Marie, Aminata, Yannick, Roland, Harry, Valérie . Merci à lUJA de Paris de mavoir investie, merci à nos anciens, les présidents (mais pas seulement), et spécialement à Aurélie BERTHET et Olivier BURETH, soutiens de toujours. Merci Anne-Lise de mavoir ouvert la voie. Merci à Vincent, ne change pas.
Alors mes chers amis, pour compléter ce portrait évidemment approximatif et absolument pas exhaustif, je dois vous confesser que je fais partie de ceux qui ont peur des crabes et qui ne terminent jamais leur tasse de café, mais aussi de ceux qui savourent ces instantanés de bonheur qui créent ce que nous sommes, au jour le jour. De ceux qui pensent que nous avons le droit de nous tromper, pour mieux apprendre de nos erreurs et reprendre le chemin, sans honte, pour aller plus loin. Mais surtout de ceux qui pensent que seul, on avance certes plus vite, mais quensemble, nous arrivons plus loin.
Jai acquis de toutes ces années dengagement une conviction : nous ne devons pas avoir peur davancer car trop souvent, la peur nous paralyse. Je sais que nous avons la force de transformer cette peur en énergie. La division est un luxe que nous ne pouvons nous permettre. Notre rigueur doit être celle de lunité, afin de réunir ce qui est épars.
Notre profession doit être unie, notre fédération doit parler dune seule voix. Cest à nous et à nous seuls, de faire rayonner notre syndicat en poursuivant, au dehors, luvre commencée au sein de nos groupes de travail.
Si nos anciens nous ont transmis les valeurs fondatrices de notre fédération, cest à nous quil revient, sans crainte, de poursuivre les combats entrepris mais surtout, de continuer laction car je suis convaincue que lavenir de notre profession nous appartient.
Cest avec un immense plaisir que je suis devant vous aujourdhui.
« A noir, I rouge, U vert, O bleu : voyelles » : Ces quelques mots de Rimbaud ont bercé mon enfance carolomacérienne et me rappellent que la FNUJA, cest tout cela à la fois. Cest la force de la diversité des jeunes avocats.
Je veux vous dire à quel point je suis heureuse de vous soumettre ma candidature au poste de première vice-présidente de la Fédération Nationale des Unions des Jeunes Avocats.
Parisienne dadoption, je noublie pas doù je viens. Je suis née un vendredi, le 29 avril, dans les Ardennes, près de la frontière belge. Jy ai grandi avec des parents voyageurs et un grand frère protecteur. Jai rapidement compris que ce serait par le travail que je pourrai atteindre mes objectifs. Jai passé mes années dadolescence à dévorer des livres, mais aussi à jouer de la guitare, à nager et à refaire le monde avec mes amis. Tout cela ma probablement aidée à mieux comprendre ce qui mentoure.
Jai quitté ma ville natale pour poursuivre mes études supérieures à Reims et puis, jai découvert Paris, mais ce nétait pas le bon moment. Jai donc terminé mes études universitaires à Nancy. Et je me souviens de ce sentiment ressenti, en entendant mon nom déclamé dans la cour de la Faculté de droit, à lannonce des résultats du CRFPA.
Je suis ensuite arrivée à Paris, pour entrer à lécole davocat.
Je me destinais à une activité de conseil en cabinet daffaires mais jai très vite compris que cela nétait pas pour moi. Aujourdhui, jexerce au quotidien une activité contentieuse que jai choisie.
Le jour de la rentrée solennelle de lécole davocat, la présidente de lUJA de Paris était à la tribune. Elle présentait les combats de lUJA, devant cette assemblée de néophytes dissipés. Si je ne me souviens plus tout à fait du contenu de ses propos, je me rappelle en revanche avoir été transportée par cette énergie, mise au service de la défense des jeunes avocats. Mais à ce moment précis, je me sens encore loin de notre métier.
Le temps de la formation pratique commence enfin. Je rencontre des amis extraordinaires, mes « inconditionnels du premier jeudi du mois ». Nous organisons des événements à la hauteur de nos ambitions, au travers desquels je découvre le monde des cabinets davocats.
Ce serait mentir que de vous dire que jai lutté pour trouver une collaboration. Je suis entrée dans un cabinet, dans lequel jai été formée « à lancienne » et où jai rencontré Caroline, mon actuelle associée. Je me suis ensuite installée et nous nous sommes retrouvées. Au cours de ces différentes étapes professionnelles, jai pu constater, en pratique, que nos travaux à la FNUJA et au sein des UJA sont essentiels pour répondre aux difficultés des jeunes avocats.
Petite, je mennuyais en classe et je dessinais le monde dans les marges de mes cahiers. Et un jour, je suis partie en campagne et jai été élue au Conseil Municipal des Enfants, javais 8 ans. Jai toujours eu le goût du challenge, je nai pas peur de ladversité et jaime le lien entre les êtres. Le temps passe et les amis fidèles sont là. Dans leurs regards, je lis cette force qui me porte.
Je prête serment un 29 octobre et jadhère très vite à lUJA, avec deux de mes amies de lAssociation des Elèves Avocats. Elles sont parties, je suis restée. Les sujets des commissions permanentes, des rapports et des motions me passionnent. Les débats sy enflamment parfois mais les échanges sont riches. Je les observe, je les écoute et japprends, je mimprègne de cet ADN qui nous est commun à tous.
Un soir de septembre, Alexandra PERQUIN ma proposé la direction de la campagne de Vincent OHANNESSIAN et Dominique PIAU, pour lélection au Conseil de lOrdre de Paris : je nai pas hésité un instant. Puis je me suis vue confier la codirection de la Commission Formation et Accès à la profession.
Avec Aminata NIAKATE, avec laquelle javais pris lhabitude de collaborer pour le journal de lEcole davocat, nous travaillons sur le sujet de la Pépinière.
Les années se suivent, les sujets ne manquent pas. Je prépare un rapport et une motion sur les passerelles pour le Congrès de Lille. Un peu timide, jarrive au milieu du Congrès. Je me prépare à présenter mon travail et soudain, chacun sen souvient, mon UJA quitte la salle. Le hasard me fait trébucher dans les bras dAlexandra BOISRAME, qui rapportera pour moi cette motion adoptée à lunanimité. Je prends ensuite à bras-le-corps le sujet du Projet Pédagogique Individuel et du contenu de la formation. Nous travaillons alors main dans la main avec Benjamin MARCILLY.
Jai découvert la FNUJA un samedi matin dhiver : les débats étaient agités et les avocats engagés. Je nétais quélève avocat et ne comprenais que les contours des problématiques. La discorde se faisait parfois sentir entre les présents. Les mois se sont succédés et les présidents aussi.
Je suis revenue plusieurs fois en comité mais, javoue, cétait pour voir Robert BADINTER et Eric DUPOND- MORETTI.
Puis jai été élue délégué nationale de la FNUJA.
Quelques temps plus tard, Yannick SALA ma proposé de rejoindre son bureau. Impossible de refuser.
Alors depuis trois ans, je construis mon chemin. Je déclenche les alarmes incendie des hôtels avec Julie, je fredonne les chansons de Joe DASSIN avec Matthieu et me délecte de lhumour corrosif de Benjamin.
Plus sérieusement mais vous le savez, je siège au FIF-PL et à lENADEP. Je me tiens à lécoute de chacune des UJA et vous me le rendez bien.
La concorde au sein de notre fédération est essentielle. Cest ensemble que nous devons trouver des solutions aux grandes problématiques de notre profession, en discutant, en échangeant mais surtout, en osant.
Sans vous, je ne serais pas là, émue et fière. Quelques remerciements sans hiérarchie, à ceux qui ont partagé laventure du bureau à mes côtés et qui sont partis : Charles, Cédric, Marie, Aminata, Yannick, Roland, Harry, Valérie . Merci à lUJA de Paris de mavoir investie, merci à nos anciens, les présidents (mais pas seulement), et spécialement à Aurélie BERTHET et Olivier BURETH, soutiens de toujours. Merci Anne-Lise de mavoir ouvert la voie. Merci à Vincent, ne change pas.
Alors mes chers amis, pour compléter ce portrait évidemment approximatif et absolument pas exhaustif, je dois vous confesser que je fais partie de ceux qui ont peur des crabes et qui ne terminent jamais leur tasse de café, mais aussi de ceux qui savourent ces instantanés de bonheur qui créent ce que nous sommes, au jour le jour. De ceux qui pensent que nous avons le droit de nous tromper, pour mieux apprendre de nos erreurs et reprendre le chemin, sans honte, pour aller plus loin. Mais surtout de ceux qui pensent que seul, on avance certes plus vite, mais quensemble, nous arrivons plus loin.
Jai acquis de toutes ces années dengagement une conviction : nous ne devons pas avoir peur davancer car trop souvent, la peur nous paralyse. Je sais que nous avons la force de transformer cette peur en énergie. La division est un luxe que nous ne pouvons nous permettre. Notre rigueur doit être celle de lunité, afin de réunir ce qui est épars.
Notre profession doit être unie, notre fédération doit parler dune seule voix. Cest à nous et à nous seuls, de faire rayonner notre syndicat en poursuivant, au dehors, luvre commencée au sein de nos groupes de travail.
Si nos anciens nous ont transmis les valeurs fondatrices de notre fédération, cest à nous quil revient, sans crainte, de poursuivre les combats entrepris mais surtout, de continuer laction car je suis convaincue que lavenir de notre profession nous appartient.
